Le président français Emmanuel Macron a mis en cause les réseaux sociaux lundi 26 octobre, lors d’un déplacement à Marseille (Bouches-du-Rhône), en France. « Les réseaux sociaux abîment notre démocratie », a-t-il déclaré sur place, après les manifestations des 17 et 24 octobre. Le chef de l’État a aussi écarté un recours à l’état d’urgence pour maintenir la sécurité dans le pays.
Emmanuel Macron a indiqué qu’il fallait appliquer l’ordre sans passer par l’état d’urgence. Il a estimé que l’ordre avait été tenu le 24 octobre, tout en prévenant que le samedi suivant, le 31 octobre, présentait des risques : « Tout doit continuer de rentrer dans l’ordre et le respect » a-t-il prévenu.
Le président a également reconnu qu’il n’y avait pas eu assez de forces de l’ordre le 17 octobre, jour de la première mobilisation. Ce jour-là, le maire de Marseille, Benoît Payan, avait indiqué avoir reçu l’assurance que des renforts de police seraient envoyés dans sa ville.
Une mise en cause qui n’est pas nouvelle
Pour rappel, Emmanuel Macron avait déjà associé les réseaux sociaux à des violences en 2023. Après la mort du jeune Nahel, tué lors d’un contrôle routier à Nanterre le 27 juin de cette année-là, des émeutes avaient touché de nombreuses villes. Ainsi, le 4 juillet 2023, le président avait évoqué la possibilité de restreindre l’accès aux plateformes en cas de situation d’urgence. L’exécutif avait écarté ce scénario dès le lendemain, en assurant qu’il n’était pas à l’ordre du jour.
