Plus de 3 % des hommes de 40 à 49 ans vivent avec le VIH en Russie, selon une chercheuse de l’agence sanitaire Rospotrebnadzor, dont les propos ont été rapportés le 25 octobre 2026 par la Nezavissimaïa Gazeta. En effet, Natalia Ladnaïa, de l’Institut central de recherche en épidémiologie, a averti que « au moins 600 000 sources de VIH continuent de participer activement à la transmission du virus », tandis que le directeur de l’institut, Vassili Akimkine, a affirmé que « les taux d’incidence du VIH pour 100 000 habitants les plus élevés de la région européenne se trouvent en Fédération de Russie, en Ukraine et en Macédoine du Nord ».
Une baisse des cas qui n’allège pas le poids du virus
Les nouveaux cas reculent pourtant avec 45 000 recensés en 2025, soit 13,4 % de moins qu’en 2024. Toutefois, les spécialistes de l’agence ont précisé que « nous observons une baisse de l’incidence, une baisse durable, mais le fardeau de l’infection à VIH ne diminue pas ». Natalia Ladnaïa a d’ailleurs reconnu que, chez les patients sous traitement, « l’indicateur reste à 77-78 % et il n’a pas encore été possible de le dépasser », alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fixe l’objectif à 95 %.
Ainsi, l’épidémie est qualifiée de généralisée dans 27 régions, où plus de 1 % des femmes enceintes sont séropositives, et les régions de Kemerovo, d’Irkoutsk et de Sverdlovsk dépassent 2 % d’habitants infectés. En quinze ans, l’âge moyen des personnes touchées est passé de 32 à 44 ans, et près de deux tiers des nouveaux cas viennent de rapports hétérosexuels. Le budget 2027 prévoit de traiter 30 000 patients supplémentaires, un chiffre inférieur aux 45 000 cas détectés en 2025.
