Le Sahara occidental figure toujours à l’ordre du jour du Comité des 24, l’organe de l’ONU chargé de la décolonisation, malgré l’opposition du Maroc. Pour rappel, le comité a examiné le dossier lors de sa session du 15 au 26 juin 2026 à New York, aux États-Unis. Même si Rabat jugeait cet examen illégitime, le dossier est resté inscrit.
L’ambassadeur du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale, a plaidé devant le comité que le Conseil de sécurité est seul compétent sur la question depuis 1991. Et pour cause, il s’appuyait sur l’article 12 de la Charte, qui empêche l’Assemblée générale de formuler des recommandations sur un différend déjà traité par le Conseil de sécurité. Pour finir, il a ajouté que le dossier relève du chapitre VI, consacré au règlement pacifique des différends, et non de la décolonisation.
Rappelons que le statut du territoire reste débattu depuis des décennies. Le 16 octobre 1975, la Cour internationale de justice a reconnu l’existence de liens d’allégeance entre le sultan du Maroc et certaines tribus locales. Elle a toutefois écarté tout lien de souveraineté territoriale.
