Le projet américain sur le Sahara occidental suscite l’opposition du Front Polisario, qui menace de quitter le processus de paix si le texte est adopté sans changements substantiels. En effet, le désaccord porte sur le plan d’autonomie marocain et sur les orientations envisagées pour les discussions sous l’égide de l’ONU.
Le Front Polisario menace de rompre sa participation au processus politique sur le Sahara occidental si le Conseil de sécurité adopte le projet américain sans modifications majeures. Dans une lettre adressée à la présidence du Conseil, le mouvement conteste les orientations du texte, qu’il juge conformes à la position de Washington sur le différend territorial.
En outre, le mouvement qualifie le projet de « nouvelle dérive dangereuse et sans précédent » et estime que certaines de ses dispositions risquent de fragiliser les efforts diplomatiques des Nations unies ainsi que le statut international du territoire.
Le projet américain ferait de la proposition d’autonomie du Maroc le fondement des négociations et présenterait une autonomie sous souveraineté marocaine comme l’unique issue possible. Ainsi, le Polisario refuse ce cadre et estime qu’il limiterait le choix des Sahraouis et fixerait les conditions du règlement avant même la conclusion des discussions.
Par ailleurs, le mouvement conteste aussi la place accordée à la résolution 2797, adoptée par le Conseil de sécurité en 2025. Il réclame que les négociations prennent en compte l’ensemble des résolutions pertinentes de l’ONU.
Une mission créée en 1991
La MINURSO a été créée le 29 avril 1991 par la résolution 690 du Conseil de sécurité. Sa mission initiale prévoyait la surveillance du cessez-le-feu et la préparation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental. Plus de trois décennies après sa création, ce scrutin n’a toujours pas eu lieu.
