Le porte-hélicoptères amphibie (PHA) Mistral de la Marine nationale française est à Dakar du 2 au 6 octobre, pour des activités opérationnelles et des échanges d’expertise avec les militaires sénégalais. Le bâtiment a accosté au Port autonome de Dakar.
Cette escale intervient dans un cadre particulier. La France a restitué ses dernières installations militaires au Sénégal en juillet 2025, mettant fin à plus de soixante ans de présence permanente. Les troupes françaises ont donc quitté le pays depuis plus d’un an. Les deux pays n’ont pas rompu pour autant leur coopération de défense mais travaillent à finaliser, au niveau politique, les termes de leur nouveau partenariat de défense et de sécurité.
Tirs, drones et exercice naval
Le programme comporte des mouvements conjoints d’unités entre Dakar et le Centre d’entraînement de Mont-Rolland, à Thiès, et un exercice naval destiné à améliorer la coordination en mer. Des entraînements au tir avec l’Armée de terre, une présentation de capacités drones et un exercice avec des hélicoptères sont aussi prévus. Des officiers du Mistral doivent discuter avec des stagiaires de l’Institut de défense du Sénégal.
L’escale intervient dans le cadre du CORYMBE 26, un déploiement naval français dans le golfe de Guinée commencé le 23 septembre avec le départ du Mistral de Toulon. L’ambassadrice de France, Christine Fages, a vu dans cette escale le symbole de la reconstruction du partenariat militaire autour des intérêts stratégiques communs. Elle a déclaré que « le Mistral est à Dakar comme le symbole d’un vent nouveau ». Le Sénégal précise dans sa note officielle que la coopération est conforme à la nouvelle doctrine du pays : intégrité territoriale, promotion des intérêts stratégiques, égalité entre partenaires et refus des dépendances.
