Donald Trump a revendiqué le prix Nobel de la paix devant ses partisans, à Syracuse, dans l’État de New York, le vendredi 9 octobre 2026. Le président des États-Unis a assuré avoir « réglé huit guerres », sans que le comité norvégien l’ait jamais retenu. Barack Obama avait reçu cette distinction en 2009, moins de neuf mois après son investiture, ce que Trump n’a jamais apprécié. Ce discours est tombé quelques heures après l’annonce du lauréat 2026, et il n’y figurait pas.
Un discours prononcé le jour de l’annonce du lauréat
Le matin même, à Oslo, le comité Nobel a désigné la juriste sud-africaine Navi Pillay, 85 ans, « pour ses efforts en faveur de la paix et du droit international ». Trump a ensuite écrit sur Truth Social que le comité avait « dévalorisé » le prix.
À la tribune, il a jugé que « toute l’affaire du prix Nobel » était « malhonnête ». Il a lancé : « J’ai empêché l’Iran d’avoir une arme nucléaire et de faire sauter tout le Moyen-Orient… J’ai sauvé plus de vies que quiconque dans l’histoire. » Il a aussi dit avoir récupéré « tous les otages, vivants et morts » d’Israël, puis promis que l’Iran n’aurait « jamais, jamais » l’arme nucléaire. En défendant ses huit guerres, il a demandé d’« oublier » la Russie, l’Ukraine et l’Iran.
Des candidatures restées sans résultat
Trump échoue pour la deuxième année de suite. Devant la presse cette semaine, il affirmait : « J’ai fait des choses que personne d’autre n’a jamais faites. Je ne me vante pas, je dis simplement les faits. » Il anticipait aussi le verdict : « Ils ont la réputation de ne peut-être pas le donner à des gens comme moi. »
À l’automne 2025, il disait déjà vouloir ce prix en citant le règlement de sept conflits, et le comité l’avait attribué à l’opposante vénézuélienne María Corina Machado. Cette année, les dirigeants du Cambodge, du Pakistan et d’Israël ont affirmé l’avoir proposé parmi les 287 candidatures enregistrées. Le comité ne confirme aucun nom, puisque les nominations restent secrètes pendant cinquante ans.
Une campagne tournée vers les élections du 3 novembre
Le meeting visait à soutenir Bruce Blakeman, candidat républicain au poste de gouverneur de New York, contre la démocrate Kathy Hochul. Trump a lancé à la salle : « Faites comme si j’étais sur le bulletin de vote, d’accord ? »
Il a aussi fait une promesse financière : « Si les républicains gagnent la Chambre et le Sénat, je donnerai 5 000 dollars à chaque adulte du pays. » Sur l’énergie, il a assuré que le prix du pétrole baisserait « comme jamais » dès la fin de la guerre, un conflit avec l’Iran toujours en cours à moins d’un mois du scrutin de mi-mandat.
