Un mois après l’ouverture des inscriptions, la réserve militaire burkinabè attire déjà un nombre important d’inscrits. Lors de la célébration du 66e anniversaire des Forces armées nationales, dimanche 1er novembre 2026 à Ouagadougou, le général de division Célestin Simporé, ministre d’État chargé de la Guerre et de la Défense patriotique, s’est félicité de l’adhésion des populations, avec plus de 86 000 personnes déjà enregistrées.
En effet, les autorités visent la constitution de 100 000 réservistes d’ici la fin de l’année 2026. Le cadre juridique, adopté à l’unanimité par les députés le 26 mai dernier, prévoit deux catégories. D’un côté, les anciens militaires, policiers et ex-Volontaires pour la défense de la Patrie ; de l’autre, les anciens appelés du service national patriotique et les citoyens volontaires sans expérience militaire. Par ailleurs, le recrutement de 12 000 soldats d’active a été lancé le 22 avril.
Une défense qui ne repose pas uniquement sur l’armée
« Je salue l’engouement des populations depuis le lancement des inscriptions à la réserve militaire, avec en moins d’un mois plus de 86 000 inscrits », a-t-il dit. La défense d’une nation ne saurait « reposer exclusivement » sur ses forces actives selon le ministre. La réserve doit offrir un cadre organisé à la participation des citoyens, sans transformer « chaque citoyen en soldat ». Il s’agit selon les autorités, d’un « dispositif complémentaire, organisé et pérenne », qui ne remplace pas les Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP).