Centrafrique : l'armée annonce un coup dur pour les anti-balaka avec la mort de Marcel Ndalé

L’un des chefs de milice les plus connus de l’ouest de la Centrafrique aurait été tué jeudi 5 novembre 2026. Le ministère de la Défense affirme que les Forces armées centrafricaines ont abattu Marcel Ndalé lors d’une opération dans la préfecture de la Nana-Mambéré. En outre, son frère Adamou Ndalé et sept autres hommes seraient morts avec lui. Un total de neuf victimes au total selon le bilan que le ministère a communiqué le lendemain. Les autorités militaires assurent que Marcel Ndalé agissait de concert avec Noureddine Adam, chef du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique. Et pour cause, ce dernier est sous sanctions onusiennes.

Un chef de milice actif depuis 2013

Pour rappel, né en 1960 à Niem, Marcel Ndalé s’appelait en réalité Gbokaho Minang Sylvain. Il avait créé en 2006 un groupe d’autodéfense contre les bandits zaraguinas, avec ses frères, puis il était devenu après 2013 l’un des commandants anti-balaka de la Nana-Mambéré, autour de Bouar.

Son nom restait cité dans l’actualité sécuritaire ces derniers mois. En effet, les rapports de l’ONU de 2025 et 2026 signalent des opérations de l’armée contre la « faction Ndalé » à Bangarem, ainsi qu’un affrontement près du site minier de Nassoya. Il avait pourtant démenti publiquement son arrestation en août 2022.

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