Dans une vidéo publiée le 7 novembre sur les réseaux sociaux, Claudy Siar, chargé de mission auprès du président béninois Romuald Wadagni, s’exprime à titre personnel. Pour lui, l’expression « issus de l’immigration » est « probablement la plus raciste du moment », parce qu’elle permet de dire d’un Français noir ou arabe ce qu’on ne dirait jamais d’un Blanc. Il confie être parfois frustré de ne pas se trouver « dans cette fournaise », et rappelle son combat de plus de trente ans pour la dignité humaine, sans distinction de couleur de peau, de religion ou de milieu social.
Ce combat n’est pas nouveau. Il a dénoncé en mars 2026, un « racisme sous cape » et lance : « On peut mettre fin à mes contrats, mais jamais à mes combats. » En 2024, il prend aussi la défense d’Aya Nakamura, visée par des propos racistes avant les Jeux olympiques de Paris, et il signale aux autorités des photos de policiers français soupçonnés de racisme.
Une critique de l’école et de l’héritage colonial
Claudy Siar affirme dans la vidéo, que le « mindset colonial et esclavagiste » reste ancré dans les esprits. Il l’attribue à un enseignement qui n’a jamais réussi à faire sentir à tous les élèves qu’ils sont pleinement français. Il rappelle les violences de la colonisation, les spoliations de terres et l’extermination de peuples autochtones, et plaide pour une histoire qui montre aussi la part de bienveillance de l’humanité.
Il interpelle des responsables politiques, dont l’ancien Premier ministre Édouard Philippe : « Comment peut-il dire ça ? » Il juge la loi sur le séparatisme raciste, soutient que la délinquance relève du social et non de l’origine, et rappelle qu’en 2021, lors du sommet Afrique-France de Montpellier, il dit avoir été applaudi par plus de 3 000 personnes. Il conclut en se disant solidaire de ceux qui veulent « un pays qui respecte tous ses enfants ». Il conclut en estimant que les idées d’extrême droite ne durent pas.
