Guerre en Ukraine : un militaire canadien risque la radiation pour des fuites présumées

Un sous-officier canadien du contre-espionnage militaire qui est accusé d’avoir transmis des informations classifiées à un représentant des services de renseignement ukrainiens comparaîtra devant la cour martiale le 9 décembre 2026.

L’affaire suscite des interrogations sur la sécurité des renseignements militaires au Canada. Matthew Robar est poursuivi pour avoir communiqué, entre septembre 2024 et février 2025, des informations militaires confidentielles à un représentant des services de renseignement ukrainiens, selon Le Parisien. En effet, les faits présumés concernent des données protégées auxquelles le militaire avait accès dans le cadre de ses fonctions.

Prévu le 9 décembre prochain, son procès devant la cour martiale pourrait avoir de lourdes conséquences. S’il est reconnu coupable, le sous-officier risque l’exclusion des Forces armées canadiennes ainsi que deux ans d’emprisonnement. Cependant, sa culpabilité reste à établir devant la juridiction militaire.

Cette affaire rappelle un précédent dans l’armée canadienne. Pour rappel, en 2012, Jeffrey Delisle, ancien officier du renseignement de la Marine, avait été arrêté pour avoir transmis des informations militaires confidentielles à la Russie pendant plusieurs années. Il avait notamment exploité son accès à des bases de données militaires classifiées pour communiquer des renseignements à Moscou et avait été condamné à 20 ans de prison en février 2013.

Laisser un commentaire