Donald Trump a estimé dimanche 8 novembre, qu’une nouvelle offensive américaine contre l’Iran était peu probable, à condition que Téhéran signe un accord nucléaire solide et rouvre le détroit d’Ormuz. Interrogé par la chaîne CNN, le président américain a affirmé que tout dépendait de la signature ou non d’un accord « très fort ». De nouvelles frappes n’auraient probablement pas à être lancées si les discussions aboutissaient d’après lui.
Le conflit, déclenché fin février par une offensive américano-israélienne, avait été suspendu par un cessez-le-feu le 8 avril. Le 17 juin , un protocole d’accord avait permis la réouverture du détroit, avant que Washington ne reprenne ses frappes en juillet. Trump avait renoncé début août, à de nouvelles frappes, à la demande de Téhéran et de partenaires régionaux. Selon l’AFP, les États-Unis n’avaient plus frappé l’Iran depuis le 1er septembre même si des navires continuaient d’être visés dans le détroit.
Des déclarations à double tranchant
Trump a présenté l’Iran comme affaibli. Il a affirmé que le pays ne conservait qu’environ 10 % de ses capacités de missiles et 15 % de ses drones. Il a qualifié la nation iranienne de « pays en déclin », assurant que son économie s’effondrait. Il a prévenu que Washington était prêt à agir : « Nous sommes prêts pour cela », a-t-il déclaré, en évoquant trois porte-avions déployés dans la région.
Début novembre, Téhéran s’est dit disposé à rouvrir le détroit en deux jours, sous conditions, avec le soutien d’Oman, qui appelle Washington et Téhéran à s’engager dans la voie de la paix. Les deux parties restent éloignées sur le dossier nucléaire. Cette situation laisse la question d’une reprise des frappes ouverte.
