Allada: Les révélations du maire Houngnibo

Accusé de « mauvaise gestion », persécuté puis enfin déposé par un collège de quinze conseillers, le maire Houngnibo livre enfin sa part de vérité. Dans un entretien à bâtons rompus, il balaie du revers de la main les griefs portés contre lui et affirme être toujours le maire d’Allada.

C’est une réplique à la taille de l’affront que le maire le maire Lucien Houngnibo a apporté à ses contradicteurs. Après un long  mutisme et surtout le vote de défiance qu’il a  subi, requinqué par la protection du préfet, autorité de tutelle, il fait des révélations sur ses adversaires. Selon lui, les vraies raisons de son harcèlement politique sont ailleurs. Il lie cela au fait qu’il n’a pas laissé la main libre à certains conseillers de profiter des ressources de la commune pour faire des profits personnels. Idem pour l’ancienne équipe dirigeante de  la commune aujourd’hui rattrapé par une affaire de prévarication de près de 50 millions et pour laquelle elle a cherché en vain sa couverture pour dissiper les preuves. Aussi, il y a le cas du 2è adjoint au maire Cyprien Togni, qui l’accuse de ne l’avoir pas assez soutenu auprès du président de la république pour atteindre son rêve de devenir  le Directeur général adjoint de la Sobemap.  Selon le maire c’est parce que Cyprien Togni n’a pas le profil de statisticien recherché par le Chef de l’Etat pour ce poste. Toujours dans ses déballages, le maire affirme que ce qui a aggravé cette fronde contre lui, c’est sa volonté de rester à tout prix avec le Chef de l’Etat jusqu’à la fin de son mandat et de ne pas acquiescer à leur demande d’aller dans l’opposition. C’est pour cela qu’il a créé le Parti pour la Démocratie et le Changement(Pdc) pour  mieux soutenir les actions du Chef de l’Etat dans cette commune. Contrairement à ce que racontent ses détracteurs, le maire Houngnibo affirme n’avoir aucun contrat secret avec Force Clé et le Prd. Pour lui, il s’agit ni plus ni moins des voleurs qui crient au voleur.

Très imbu de lui-même, il ajoute avoir beaucoup fait pour la commune. « J’ai réfectionné 4 bureaux de quatre arrondissements dont deux sont encore en cours actuellement », a-t-il dit.  « Je suis et demeure le maire d’Allada car la procédure de mon destitution n’a pas respecté la légalité », rassure-t-il. Cette position prise par le maire n’augure pas d’une décrispation politique dans cette commune, les quinze conseillers ayant fait de sa démission, la condition sine qua non pour le retour à l’accalmie dans cette commune.

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Marcel Zoumènou

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