Bénin : Le PCB demande le retrait du projet de révision de la constitution

Bénin : Le PCB demande le retrait du projet de révision de la constitution

Joseph Djogbénou : « Il n’est pas exclu que nous allions au référendum… »

Le vendredi 24 mars 2017, après l’ouverture de la session extraordinaire devant examiner le projet de loi portant révision de la Constitution, les 63 députés présents ont voté à l’unanimité le rejet de la procédure d’urgence demandée par Talon et son gouvernement. Cette belle harmonie est très suspecte. Que tous les députés, y compris des prorégimistes fieffés, qui viennent d’endosser et de voter des lois scélérates de destruction de l’Administration publique, de précarité de l’emploi, d’instauration d’un pouvoir policier, se mettent d’accord pour rejeter la demande de Talon avait de quoi surprendre plus d’un.

Mais la raison de ce vote est claire. Le rejet par le peuple d’une révision de la Constitution en dehors de lui, les protestations appuyées de cette exigence avec des manifestations inédites comme un sit-in “couché” et prolongé de plus de 24 heures devant l’Assemblée nationale, les dénonciations de la corruption légendaire des députés et leurs interpellations ont fait leur effet. Le pouvoir de Talon et les députés ont craint l’explosion de la colère du peuple et ont convenu ensemble de reculer.

Et pour mieux attaquer. Car, et Talon et ses députés n’ont renoncé à rien. Au contraire ! Le Parlement continue de vouloir passer outre l’exigence populaire de retrait du projet infâme de Talon et de l’implication entière du peuple à l’élaboration de toute Constitution. Le projet est envoyé à la Commission des lois. Les députés sont partis en campagne pour tenter de désamorcer la colère du peuple et à coup de mensonges. Certains comme les Dakpè SOSSOU et Rachidi GBADAMASSI se répandent en viles calomnies contre les manifestants qui ont séduit le peuple et le monde par leur exploit de réaliser un sit-in de plus de 24 heures, bravant l’obscurité de la nuit, la pluie, la fatigue. Les mafieux corrompus, habitués à la vente de leur moindre position et acte, ne peuvent comprendre l’esprit de sacrifice, de générosité, de dévouement des communistes et combattants des libertés à la cause du peuple.

Ces calomnies et mensonges contre ces combattants et le peuple soulignent qu’il n’y a aucune confiance à faire à ces députés et au Parlement dirigé par Adrien Houngbédji. Vous avez donc raison de leur dire NON comme à Cotonou avec Orden ALLADATIN, Lokossa avec Dakpè SOSSOU, Ouessè avec Benoit DEGLA et André OKOUNLOLA, Parakou avec Rachidi GBADAMASSI… La tâche du peuple qui rejette toute révision de la Constitution en dehors de lui demeure entière : aller débusquer tous ces députés corrompus.
Peuple, contre les pressions et les chantages de TALON et de HOUNGBEDJI, il n’y a que votre force qui puisse arrêter cette Constitution désastreuse et ces lois scélérates.

Contre le peuple, TALON se réfugie chez HOUNGBEDJI au Parlement. Débusquons-le avec ses députés. Œuvrons pour la réunion des Etats Généraux du peuple pour l’élaboration d’une nouvelle Constitution.

Cotonou, le 27 mars 2017
LE PARTI COMMUNISTE DU BENIN.

Commentaires

Commentaires du site 1
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    Septime Potan DAUDET 5 mois

    Je ne suis pas un instrument au service du feu Kérékou, ni l’attaché de presse de Talon, ni le port-chandelle de Yayi encore moins le griot de Zinsou et qui d’autres encore? Je ne m’associe à aucun collectif. Je défends un positionnement qui est le mien, et en tant que béninois, je n’ai besoin de la permission d’aucun pour m’exprimer sur cet espace de liberté génial. Vu que ce projet de révision est entaché de maux innommables, je milite pour son retrait pur et simple. S’il y a un label de chiffon ce projet en l’état est éligible. Les béninois ne sont pas des im.bé.ci.les collectifs et je refuse que mon pays soit la risée en promulguant ce tas d’hérésies et d’immondices juridiques. Même un bon étudiant en Deug ou L2 de droit ne peut proposer certains articles ahurissants, insultant l’intelligence et le bon sens commun rendant pantois au passage les juristes de tout bord à l’exception de ceux dont la personnalité a une valeur vénale extension faite au niveau de certains déshonorables députés. SPD