Bénin : vers la réduction des conséquences des déguerpissements sur les femmes

Bénin : vers la réduction des conséquences des déguerpissements sur les femmes

Déguerpissement : Sebastien Ajavon critique la méthode du gouvernement Talon

La salle de conférence de la Fondation Friedrich Ebert (Fes) à Cotonou, a servi de cadre du 24 au 25 mars 2017, à l’atelier de la Cellule des femmes de l’union (Cfu) des professionnels des médias, sur  le thème : « Impact socioéconomique des mesures de déguerpissement sur les femmes ». Cet atelier vise à réduire les conséquences du déguerpissement sur les femmes qui, malheureusement, en sont les plus grandes victimes.

« Les bonnes intentions ne sont pas synonymes de bons résultats ». Cette déclaration est de la Coordonnatrice de la Cellule des femmes de l’union (Cfu) des professionnels des médias. C’est au cours de l’atelier organisé par ladite cellule, sur le thème : « Impact socioéconomique des mesures de déguerpissement sur les femmes », dont la cérémonie d’ouverture a eu lieu, le vendredi 24 mars 2017, dans les locaux de la Fondation Friedrich Ebert (Fes) à Cotonou. Cette déclaration n’est rien d’autre que la désolation de ces femmes face à la mesure du gouvernement relative à l’opération de libération des espaces publics. Venues  des quatre coins du Bénin, elles ont, deux jours durant, réfléchi à comment réduire les conséquences de cette opération sur les femmes d’une part, et d’autres part, à comment réorienter cette réforme afin qu’elle soit plus inclusive. Marie Léa Yémadjro, la coordonnatrice de la Cfu, a fait savoir que leur lutte, est un engagement pour faire entendre la voix de ces femmes et hommes dont les activités commerciales ont connu des perturbations du fait de ladite opération.

« La réussite de cet exercice passe par une meilleure appréhension des motivations de l’opération, son évaluation et un travail d’investigation auprès des victimes mais aussi des experts », a-t-elle poursuivi avant d’inviter ses consœurs à faire une large production de presse, pour que l’assainissement des villes et du reste des localités se fasse avec une meilleure planification et sans grincements dents. Nouratou Zato-Koto Yérima, chargée de programme de la Fes, a expliqué que cet atelier vient à point nommé.

Car poursuit-elle, il permettra de faire un bilan partiel de cette mesure et d’en cerner les impacts, surtout sur les femmes qui opèrent dans l’informel. « Une réforme, aussi salutaire et pertinente soit-elle, doit être périodiquement analysée et évaluée » a-t-elle conclu. Le Secrétaire général de l’Observatoire pour la déontologie et l’éthique dans les médias (Odem), Fortuné Sossa, a quant à lui salué l’initiative de ces femmes, pour venir en aide à d’autres femmes. Il a souhaité qu’elles ne s’écartent pas des principes déontologiques durant l’atelier. Abondant dans son sens, Expédit Ologou, Directeur général des médias, a indiqué avant de lancer ledit atelier, que c’est un sujet sensible et passionnant qui demande de la rigueur

Commentaires

Commentaires du site 5
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    GbetoMagnon 6 mois

    « Les bonnes intentions ne sont pas synonymes de bons résultats »… Et les mauvaises ?

    Quant à la préconisation… Elle aurait pu être utile à des (seulement) incompétens de bonne foi.

    Pas à des types prêts à jeter leurs frères de la condition dont ils viennent de sortir depuis pas longtemps; juste pour prouver aux saoudiens qu’ils ont des chantiers et obtenir des subsides.

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      GbetoMagnon 6 mois

      “incompétents” ;?

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      CODJO ATAKOUN 6 mois

      Dans quel monde sommes nous ? Cette opération à grands renforts de publicité ne serait destinée qu’à prouver aux Saoudiens qu’il se passe vraiment quelque chose au Benin et qu’ils doivent nous ouvrir leurs crédits ? J’ai honte car à l’impossible nul n’est tenu. Ce qui ne peut être fait tout de suite parce que les conditions ne sont pas réunies pourrait se faire plus tard et tant pis si ces Saoudiens ne peuvent pas le comprendre. C’est cette précipitation de gens traumatisés par la misère qui fait que quoi qu’on fasse, on aura du mal à se faire respecter.

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    Septime Potan DAUDET 6 mois

    Cette opération était nécessaire. Par contre, il faut que le gouvernement Talon récence les personnes touchées par cette opération femmes comme hommes[pas de discrimination positive]. Ensuite, je préconise que ces personnes soient recasées sur un autre site commercial avec un juste dédommagement, ceci n’étant pas un droit mais un acte social. SPD

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      CODJO ATAKOUN 6 mois

      Vous croyez que notre pays est assez évolué pour ce genre de dédommagements ? Pour eux certaines personnes n’étaient pas à leur place et ont été punies. Point barre.