Libération des espaces publics: Une réforme avec d’énormes conséquences

Libération des espaces publics: Une réforme avec d’énormes conséquences

Parmi les déconvenues économiques du déguerpissement, figure l’incapacité des commerçants à solder les créances acquises auprès des structures financières

An 1 de Talon: Un premier anniversaire de pouvoir la queue entre les jambes

Avec dans son cortège une panoplie de réformes, le président Patrice Talon a séduit le peuple béninois dès son arrivée à la magistrature suprême du Bénin. Après un an (01) passé au pouvoir, les réformes annoncées n’ont pas tenue la promesse des fleurs. Pire, certaines réformes, dont notamment la libération des espaces publics a impacté négativement les activités économiques.

Les activités économiques depuis quelques mois sont plombées. Cette situation triste qui embarrasse plus d’uns, est la résultante de la fameuse opération de libération des espaces publics entamé par le gouvernement de la rupture.

En plus d’avoir privé certains béninois d’exercer leurs activités, cette opération opérée par le gouvernement a bien évidemment eu d’autres conséquences. Parmi elles, la plus perceptible est l’impact qu’a eu cette opération sur les activités économiques.

Isidore Totin, électricien bâtiment, a affiché une colère noire contre cette réforme du gouvernement. Selon ses explications, depuis que son atelier a  été détruit, il est sans activité. De plus, précise-t-il, je n’ai pas d’argent pour m’ouvrir un autre.

« J’espère que je vais pouvoir le faire les prochains jours afin de reprendre à nouveau mes activités » a laissé entendre Isidore Totin.

Abondant dans son sens, Marianne Dossou, revendeuse d’ustensiles de cuisine à Cotonou a expliqué que ses activités ont pris un coup du fait de cette opération. Avant, poursuit-elle, j’avais un grand magasin et je vendais en moyenne, 24 ustensiles par jour. « Mais aujourd’hui, j’arrive à peine à vendre 4 » a-t-elle mentionné.

Aux dires de la commerçante, cela est dû à son nouvel emplacement.Pour sa part, Rigobert Makponsè, gérant et propriétaire d’une cafétéria, a indiqué que son nouveau local ne lui marche pas. « Je pense à une nouvelle activité car l’actuelle ne m’est plus rentable » a-t-il témoigné.

Saluant de prime abord l’opération de libération des espaces publics, Gisèle Mahoussi, vendeuse de fruits, a Abomey-Calavi, a fait savoir qu’elle a été faite sans mesure d’accompagnement. Sinon, ajoute-t-elle, nous ne nous plairons pas de nos nouveaux emplacements.

« Mon magasin est à Tankpè  et mes clients ne viennent plus comme auparavant» a fait savoir Gisèle Mahoussi.

Institutions de micro finance, les victimes collatérales

Parmi les déconvenues économiques du déguerpissement, figure également l’incapacité de nombreux commerçants à solder les créances acquises auprès des structures financières. Cette situation fait de ces entreprises les victimes secondaires de l’opération de libération des espaces publics. Eric Honvou, agent collecteur dans une structure de micro finance de la place, s’est exprimé en ces termes : «  Nos clients ne remboursent plus leur crédit comme auparavant. Ce qui a fait que d’un taux de recouvrement de l’ordre de 83 pour cent, nous sommes descendus à moins de 50 pour cent pour le compte des mois de Janvier et Février. Ces chiffres ont encore baissé le mois écoulé».

Le déguerpissement, loin de redorer le blason du Bénin sur les plans touristique et sécuritaire, vient accentuer la situation précaire des populations. Les méthodes de son accomplissement contiennent trop de failles et assez d’inconvénients car, l’économie tourne depuis au ralenti. Il aurait fallu penser au relogement de tous ces sinistrés. Cette situation mérite donc aux dires des populations le regard des autorités afin d’atténuer leurs peines

Commentaires

Commentaires du site 2
  • Avatar commentaire
    GbetoMagnon 7 mois

    Ces conséquences étaient certaines.

    Cette opérations a été lancée en toute connaissance de cause des effets qu’elle produirait sur les plus faibles et sur ceux qui vivent à la marge de la précarité (ils y sont maintenant de plain pied).

    Les députés des zones sinistrées, que n’ont ils réagi, pour protéger les populations battues par la police, et leurs biens ?

    “lnt” pourrait aller interviewer TOBOULA, pour savoir quel était l’objectif selon lui ? ce qu’il pense des effets produits sur les gens ?

    • Avatar commentaire
      Courtois 7 mois

      Et une autre question: combien l’etat a investi pour detruire? Combien? ….un pays pauvre peut investir pour s’autodetruire?