Lors du match amical face à l’Irlande du Nord lundi 9 juin, Ousmane Dembélé a évolué dans un rôle de numéro 10 axial derrière Kylian Mbappé. Une disposition tactique qui, selon des consultants du Super Moscato Show sur RMC, a nui à l’expression du Ballon d’Or 2025 sous le maillot bleu.
Le constat d’Adrien Aigoin est précis : lorsque Mbappé ne marque pas, il aurait tendance à surjouer et à vouloir trop en faire, rendant le jeu collectif moins fluide. Une attitude qui contraste directement avec ce que Dembélé produit au PSG aux côtés de Luis Enrique, où ses déplacements et ses prises de balle s’inscrivent dans un système rodé. En sélection, ce cadre disparaît.
Mbappé, cristallisateur de tensions
Le capitaine des Bleus n’en est pas à sa première friction médiatique au sein de l’équipe de France. Depuis plusieurs saisons, son statut, ses absences en sélection et son rapport au collectif alimentent régulièrement le débat dans le journalisme sportif français. La question du traitement différencié dont il bénéficierait — réelle ou surestimée selon les observateurs — revient à chaque rassemblement. Cette fois, c’est sur le terrain que la focale se pose.
Dembélé contraint à un rôle secondaire
La situation est d’autant plus frappante que Dembélé traverse la meilleure période de sa carrière. Utilisé comme avant-centre libéré au PSG cette saison, il a terminé parmi les joueurs les plus décisifs d’Europe. En équipe de France, ce profil se heurte à la présence de Mbappé dans l’axe, le reléguant à un rôle de soutien qui limite ses qualités naturelles.
Les Bleus entrent en lice le 16 juin face au Sénégal au MetLife Stadium de New York, pour le compte du groupe I d’une Coupe du monde élargie à 48 équipes. La gestion de la cohabitation Mbappé-Dembélé dans l’animation offensive sera l’un des enjeux tactiques centraux du tournoi pour Deschamps.



