Réhabilitation de la route COLODO : Justin Akouété justifie la qualité des travaux

Réhabilitation de la route COLODO : Justin Akouété justifie la qualité des travaux

Les travaux de réhabilitation de la route Comé-Lokossa-Dogbo (COLODO), connaissent un regain de célérité depuis quelques semaines. Le taux de d’exécution physique des travaux est de 45,90%.

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Mais, à côté des efforts sur les chantiers, des travaux de réalisations de pont et de dalot font objet de critiques de la part de certaines autorités départementales. Le projet de la route COLODO consiste à la réhabilitation de la route Comé-Lokossa-Dogbo, d’un linéaire de 71km ; l’aménagement et bitumage de la bretelle Zounhouè-Athiémé frontière Togo d’un linéaire de 8km, et la réalisation de 10km 2 fois 2 voies, dans les traversées urbaines de Comé, sur un linéaire de 2.750km, Lokossa 5.125km et Dogbo 2.150 km.

Les travaux de réhabilitation de cette route connaissent un regain de célérité depuis quelques semaines. Le taux d’exécution physique des travaux atteint les 45,90%. Mais, certaines voix  s’élèvent pour exprimer leur appréhension quant à la bonne réalisation des travaux de réhabilitation sur cette route, notamment les dalots et les ponts en construction sur les différents chantiers. À l’origine des critiques, la hauteur du dalot en construction dans la ville de Sè, les ponts de Drè et de Lokossa, et le contournement de Sè.

Les clarifications du Ddit/Mono

Face à ces critiques qui se font insistantes, le directeur départemental des infrastructures et des transports du Mono, Justin Akouété, apporte des clarifications.

« Ces appréhensions que vous avez pu entendre ne sont pas fondées. Elles ne reposent sur aucunes appréciations techniques », a-t-il laissé entendre lors d’un entretien.

Le Directeur Akouété déclare que « les travaux s’exécutent dans les normes techniques requises dans le cahier de charges de l’entrepreneur, sur la base des études techniques réalisées à cet effet».

Pour preuve,  le Ddit Mono parle de l’armature du nouveau dalot de Sè qui selon ses explications est de 2 fois 3 fois 3m², soit 18m², contrairement à l’ancien dalot qui était de 3 fois 4 m² soit 12m².

« Le but de ce type d’ouvrage est de drainer l’eau. Et ils sont érigés après étude approfondie du courant de l’eau.  Aucun dalot ne doit être haut de 4m techniquement. Or, ce que nous supprimons et qui fait objet de polémique est haut de 4m. C’est un ouvrage déjà amorti », Explique M. Akouété.

Cette suppression du vieux dalot à hauteur de Sè avait suscité quelques remous au sein de la population qui critiquait la hauteur du nouveau dalot en construction, le jugeant bas comparativement à l’ancien ouvrage.

Pour calmer ces tensions, le Directeur départemental des infrastructures et des transports s’était dépêché sur les lieux pour expliquer aux populations le bien fondé du nouvel ouvrage.

«  Cela m’étonne que la question ressurgisse encore aujourd’hui alors que les populations ont compris nos explications après les vérifications conjointes de la qualité du nouvel ouvrage », a indiqué M. Akouété.

Au sujet des dépressions crées par le contournement notamment à Sè, le directeur en charge des infrastructures répond « On ne peut jamais supprimer les déclivités dépressions et tournants comme le souhaitent certaines personnes ;  tout ceci participe à la beauté de la route ». Par ailleurs, le Directeur des infrastructures et du transport du Mono confirme que l’entreprise en charge des travaux corrige au fur et à mesure les observations faites sur les chantiers.

C’est pourquoi les ponts de Drè et de Lokossa subissent encore des travaux correctifs suivant les normes techniques.

Une avancée notable des travaux

Il faut noter à la date d’aujourd’hui que le taux de d’exécution physique des travaux est de 45,90%, pour un taux de consommation du délai contractuel de 108%. Les travaux réalisés se résument comme suit : terrassement de 59km sur 71 ; fondation sur 66km sur 71km ; 32 km de couche de base sur 71 ; 18800ml de caniveaux sur 42000 au total. Pour la réalisation du pont à Condji-Agnamè, le tablier a été coulé, les éléments de corniches sont préfabriqués, et les blocs techniques sont en cours. En ce qui concerne les dalots à construire reconstruire ou rallonger, 69 sont réalisés à la date d’aujourd’hui contre 61 initialement prévus

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