ANAC : Prudencio Béhanzin modernise l’aviation civile béninoise

ANAC : Prudencio Béhanzin modernise l’aviation civile béninoise

C’est un homme aux grandes ambitions qui dirige l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac). Depuis sa prise de fonction le 15 juin 2016, Prudencio Béhanzin a révolutionné les pratiques et rendu l’agence plus performante.

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Si la sortie du Bénin de la liste noire de l’Union européenne est sa prouesse la plus spectaculaire en un an, le Dg a également posé plusieurs actes qui ont changé la plateforme aéroportuaire.

En bonne intelligence avec son ministre de tutelle Hervé Hêhomey, il rêve est de faire du Bénin un hub pour l’aéronautique en Afrique.

Il n’y a point de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va. C’est ce qu’a compris très tôt le Dg de l’Anac Prudencio Béhanzin. Dès sa nomination le 15 juin 2016, il s’est fixé aussitôt un agenda de travail qui force l’admiration et qui montre toute sa volonté de changer le visage de l’agence.

La récompense la plus spectaculaire tirée de cette gestion axée sur les résultats est la du Bénin sortie de la liste noire de l’Union Européenne le 15 mai 2017, soit onze mois après son arrivée à la tête de l’Anac. Personne ne pouvait s’attendre à ce que cet exploit soit réalisé en si peu de temps, tant la sortie de la liste noire est un long processus. Mais Le Dg a travaillé dur, avec méthode et planification.

« On a repris les règlements, on a travaillé pour relever le niveau du personnel, on a fait de la diplomatie. On a travaillé comme des fous… », nous confiait-il le mois dernier.

Ce travail opiniâtre a permis au Bénin d’être déclaré éligible en Novembre 2016 par l’Organisation européenne de l’aviation (Easa). C’est cette procédure qui a permis de sortir le Bénin de la liste noire et de redonner espoir à notre aviation civile. Mais cet exploit, fut-il extraordinaire, ne doit pas faire oublier les autres grandes réalisations du Dg en peu de temps.

Avec lui, on a assisté à un début de modernisation de l’aéroport. Ceci s’est manifesté par la réalisation des chapiteaux, la construction d’un hall d’attente pour visiteurs et accompagnateurs des voyageurs, l’élargissement de la salle d’embarquement… Tout ceci a permis la fluidité du passage à l’aérogare. Toujours dans ce cadre, la rénovation des salons d’honneur et ministériel est actuellement en cours.

En un an, le système de gestion de la sûreté s’est amélioré ainsi que celui de la sécurité aéroportuaire qui a atteint un taux de 80%. Les réformes du Dg Béhanzin ont aussi influencé l’organisation interne du travail au sein de l’agence. En effet, dans les cinq orientations stratégiques qu’il a fixées à l’Anac, la deuxième est : « réconcilier l’Anac avec elle-même et avec les partenaires ». Immense défi au regard de l’histoire récente de l’agence. Depuis quelques années, la forte politisation de la maison a renforcé les méfiances et inhibé complètement l’envie de travailler ensemble. Aujourd’hui grâce au discours et à son management, le Dg a réussi à relever ce défi. « Les gens parlent et apprennent à travailler ensemble. L’ambiance de travail est devenue conviviale », précise un agent. Avec le désordre qui a régné pendant des années, il pense aussi qu’il faut restaurer l’Anac dans son rôle d’autorité de l’aviation civile. « Nous avons repris notre place dans le concert de l’aviation civile internationale. Notre siège n’est plus vide aux rencontres de l’Organisation internationale de l’aviation civile (Oaci) », précise-t-il avec fierté. Les exploits réalisés en si peu de temps n’ont pas laissé indifférente la secrétaire générale de l’Oaci Mme Fang Liu qui, lors de la dernière rencontre africaine de l’organisation de l’aviation civile, a tenu à faire le déplacement de Gaborone au Botswana pour féliciter de vive voix le Dg Béhanzin. Preuve que l’expertise béninoise commence à se faire connaître au niveau international.

Bénin, quartier numérique d’Afrique

Tant qu’il reste à faire, rien n’est fait. Cet adage est le leitmotiv du DG. « Les résultats obtenus ne doivent pas faire perdre de vue le gros du boulot qui reste », a-t-il confié. Avec l’avènement du Programme d’Action du gouvernement (Pag), l’agence a revu ses orientations stratégiques de début. Dans un document intitulé « Contribution du système d’aviation civile au PAG », l’Anac a pris en compte les ambitions du gouvernement dans le domaine de l’aviation civile pour concevoir le plan de développement de l’aviation civile. La vision est de « révéler le Bénin, quartier aéronautique d’Afrique ». Il s’agit d’un programme ambitieux pour le quinquennat 2017-2021 qui découle de l’axe stratégique 4 du Pag « amélioration de la croissance économique », à travers les actions 12 et 13 que sont : « faire du tourisme une filière de développement économique, créatrice de richesse et d’emplois », et « renforcer les infrastructures de transport, de logistique et de commerce » ; et les Objectifs du développement durable (Odd) 8, 9 et 17.  Ce plan est basé sur deux grands axes d’orientation stratégique que sont : « développer les infrastructures aéroportuaires aux standards internationaux » et « promouvoir le développement harmonieux et durable du transport aérien ».

Pour le premier axe d’orientation stratégique, le seul projet phare est la construction, l’équipement et l’exploitation de l’aéroport de Glo Djigbé, qui se décompose en quatre actions. Le second axe d’orientation stratégique concerne six projets que sont : la création d’un centre de formation pour les métiers de l’aéronautique, la construction d’un centre de maintenance des aéronefs, la promotion des vols domestiques, le relèvement des défis contemporains liés à la sécurité et la sûreté aéroportuaires, la création des conditions favorables à l’émergence des compagnies aériennes nationales, et enfin la disposition d’un personnel aéronautique de qualité. Au total, l’intelligence entre le volet aéronautique du Pag et les ambitions du Dg fera du Bénin à l’horizon 2021 un hub de l’aéronautique pour l’Afrique. Déjà, les sirènes lancées par le Bénin reçoivent de très bons échos à l’extérieur. Des accords de coopération sont en cours pour la construction de centres de formation dans les métiers de l’aéronautique et l’installation au Bénin de compagnies aériennes internationales. A l’Anac, les choses bougent désormais et seuls les esprits positifs y ont leur place

Commentaires

Commentaires du site 1
  • Avatar commentaire
    Tchite' 4 semaines

    On ne peut pas etre un hub de l’aeronotique sans fabrication au moins de petits aeronerfs. Il faut y penser. Le Ghana les fabrique. Innoson motors du nigeria en fabrique aussi les pieces, y compris celles de avions de chasse.

    http://innosonmotors.com/