Crise au PSD (Bénin) : Le recours à la justice désormais inévitable

Crise au PSD (Bénin) : Le recours à la justice désormais inévitable

A l’allure où vont les choses, il devient désormais inévitable que la crise au sein du parti social démocrate, Psd, qui oppose deux camps depuis quelques mois, connaisse son épilogue à travers une décision de justice.

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Les conditions du dénouement de la crise au sein du Psd à travers une décision de justice semblent désormais réunies. Avant-hier lundi 26 juin 2017,  le camp des frondeurs a tenu un Conseil national extraordinaire dans la salle de conférence du Conseil national des chargeurs du Bénin, Cncb, à Cotonou.

Au cours de ces assises,  des recommandations ont été faites, des  résolutions effarantes aussi ont été prises. En dehors des textes du parti qui ont été adoptés et la désignation d’un président par intérim, il y a surtout la résolution de décharger Emmanuel Golou de ses fonctions de président national du parti. En réaction, le président Emmanuel Golou a produit un communiqué en date du 25 juin 2017, appelant les organisateurs du Conseil national de lundi dernier à surseoir à leur ambition. Malheureusement, son appel n’a pas été entendu puisque ledit Conseil a été tenu malgré tout. L’aile Golou annonce à son tour la tenue de son Conseil extraordinaire le samedi 1er juillet prochain à Cotonou.

Martial Hounou, membre du bureau national et du camp Golou, de passage hier mardi sur les antennes de la radio Soleil Fm, a assuré que tous les membres du parti sans exception sont attendus et que parmi les résolutions, il n’y aura pas d’exclusion à prononcer envers qui que ce soit. Il espère d’ailleurs que d’ici là, les militants frondeurs, seront revenus à de meilleurs sentiments. Mais ces souhaits de Martial Hounou sauf miracle, ressemblent  à des simples vœux pieux. Chaque camp ayant adopté jusqu’ici des positions radicales. Celle de dépositaire de la direction du parti pour l’aile Golou, et la stature de nouveaux dirigeants du parti pour les frondeurs. Tout ceci posera avec le temps la question de la légalité, c’est-à-dire la détermination des personnes ou du camp qui aura qualité à parler au nom du Psd, et d’utiliser ses emblèmes. Le recours à la justice devient donc incontournable. Ce sera cette décision de justice qui confortera la position d’un camp face à l’autre, et peut être pour le malheur du PSD qui en sortira divisé et affaibli pour les échéances électorales à venir.

Rappelons que la crise au sein du parti social démocrate a débuté depuis quelques mois et a pris une tournure critique en ce mois de juin 2017. Par médias interposés, chaque camp s’emploie à présenter l’autre comme étant à l’origine de l’instabilité observée. Les récriminations des frondeurs se résument dans le communiqué final qu’ils ont produit à la in de leur congrès d’avant-hier lundi. Il s’agit entre autres de :

«la volonté d’une minorité conduite par le président Emmanuel Golou, d’imposer une ligne politique et des pratiques qui ont provoqué la diminution des membres et l’isolement du parti au plan national».

Ce communiqué évoque aussi la confiscation pendant deux années des statuts, du règlement intérieur et des résolutions adoptées lors du 3è congrès ordinaire du 17 janvier 2015. Le camp Golou présente lui, plutôt, l’indiscipline de certains cadres du parti qui ont refusé de suivre les consignes de vote arrêtées par le parti lors de la présidentielle de février-mars 2016. Des sanctions ont été prononcées à leur encontre et c’est depuis ce moment que les mis en cause ont organisé la sédition. Lequel de ces eux camps a raison ? Seul le temps nous le dira

Commentaires

Commentaires du site 1
  • Avatar commentaire
    OLLA OUMAR 2 mois

    Justice encore ici !