Examens de licence/master: Le PEPES indigné par la réaction du recteur de l’Uac

Examens de licence/master: Le PEPES indigné par la réaction du recteur de l’Uac

Lire le communiqué du Patronat des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur (PEPES) après les commentaires du recteur de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) au sujet de l’organisation des examens nationaux de licence et de master pour les étudiants du priv

Conférence générale de l’AUA : Brice Sinsin désigné membre du CA

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction dans la soirée de ce dimanche 11 juin, le Patronat des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur (PEPES) réagit aux commentaires du recteur de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), sur la polémique autour de l’organisation des examens nationaux de licence et de master pour les étudiants du privé.  

Appréciation du PEPES sur la déclaration du recteur de l’Uac Brice Sinsin par rapport aux examens dits nationaux pour les seuls étudiants des établissements privés d’enseignement supérieur

Les promoteurs des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur sont surpris et indignés par les déclarations du Recteur de l’UAC que monsieur Dodji AMOUZOUVI a confirmé sur la radio OCEAN FM le jeudi 8 juin 2017.

Leur indignation se justifie lorsque le recteur SINSIN déclare que « En effet, si l’enseignant que nous envoyons doit être payé à 100 F, il faut que 30 F reviennent officiellement et dans la grande transparence à l’UAC ».

Il précise par ailleurs « On leur demande de faire composer les enfants de façon publique à un examen national sur quelque chose qu’ils ont eux-mêmes enseigné et il y a remous ».

Que le recteur SINSIN en soit préoccupé par la collecte de 30F sur 100 F que gagnera chaque enseignant de l’UAC qui intervient dans les Etablissements privés et que, parce qu’il n’a pas pu collecter lesdits 30 F par enseignant, un examen national se justifie pour les seuls apprenants des établissements privés qui ne donnent pas ledit tribut à l’UAC semble poser aux promoteurs d’établissements privés d’enseignement supérieur un problème de moralité.

Ils se demandent si le recteur de l’UAC Brice SINSIN n’est pas tombé dans un piège d’instrumentalisation du ministre de l’enseignement supérieur ?

Mieux monsieur SINSIN a déclaré que « Nous passons tous des examens pour passer d’une année à une autre. On a dit de rendre cela général et national et cela crée un grand tôlé ».

Les promoteurs sont très surpris de ces propos car ils se demandent si Brice SINSIN est dans le même système LMD adopté au Bénin depuis 2010 par le Décret 2010-272 du 11 juin 2010 et dont l’Arrêté d’application 2012-710 du 31 décembre 2012 portant organisation de la Licence dispose en son article 4que « La Licence est composée de six semestres d’enseignement apprentissage et d’évaluation numérotés de 1 à 6……… Un semestre équivaut à 30 crédits ».

L’Article 20 dispose que « ….. Le contrôle des apprentissages est organisé sous forme de contrôle continu et/ou terminal. L’examen terminal se déroule à la fin du semestre ».

De ce qui précède, il se dégage que le recteur SINSIN est totalement en déphasage avec le système LMD adopté par notre pays et à ce niveau de responsabilité, c’est plutôt inquiétant pour l’avenir de la jeunesse.

La surprise est d’autant plus grande que l’Arrêté 2012-710 du 31 décembre 2012 a été paraphé par le même recteur SINSIN qui vient déclarer tout le contraire des dispositions dudit Arrêté.

Au demeurant, les promoteurs tiennent à rappeler au recteur SINSIN qu’on ne passe plus d’examens pour passer d’une année à l’autre car le LMD est un système semestrialisé et chaque semestre est validé avec 30 Crédits. C’est l’Article 23 de l’Arrêté 2012-710 du 31 décembre 2012 qu’il a paraphé lui-même qui en a disposé ainsi « Un semestre est validé si toutes les Unités d’Enseignement le composant sont validées ».

Les promoteurs recherchent encore les motivations qui ont pu conduire le recteur SINSIN à faire des déclarations aussi graves tant pour sa qualité de professeur titulaire qui devrait avoir une attitude universitaire et scientifique face à un problème de respect des normes et des principes que pour la rumeur d’instrumentalisation dont certains de ces collègues l’accuseraient déjà relativement à ses déclarations qui ont servi de centre d’intérêt pour un monologue dont l’acteur principal était monsieur Dodji AMOUSSOUVI sur OCEAN FM.

Par ailleurs si tant est que le recteur SINSIN approuve les examens nationaux de licence et de master, pourquoi la proposition de l’organiser tant pour les établissements publics que privés a été rejetée avec véhémence à l’UAC ?

Maintenant que le recteur a déclaré «moi je ne vois pas ce qui a de mal. Pas du tout d’ailleurs »à l’organisation des examens dits nationaux, lorsque le ministre ATTANASSO aura réussi son passage en force, alors tous les étudiants du public et du privé devront se présenter auxdits examens et le peuple appréciera les résultats.

 

Le Patronat des Etablissements Privés d’Enseignement Supérieur (PEPES)

Commentaires

Commentaires du site 5
  • Avatar commentaire
    Magbedo 4 mois

    Beaucoup de gens ne comprennent pas en fait ce qui se passe. Le ministère doit donner plus d’explications. En fait il s’agit de contrôler se qui passe dans ces écoles privées et d’y mettre fin. Ces écoles privées font beaucoup trop de faux. Avez vous jamais vu quelqu’un à Abomey calavi ou à Parakou sans Bac?. Dans écoles privées d’enseignement supérieur c’est devenu courant. Ils ont même pris goût à la salle pratique. Il faut finir avec le désordre.
    Je ne sais pas ce représente ZANNOU dans l’enseignement supérieur? pour faire de le gueule si tant c’est au Bénin qu’on peut voir ça.

  • Avatar commentaire
    Tchite' 4 mois

    Toujours des querelles intestines dans ce pays si pauvre et pourtant si riche.
    Celui-ci a dit ceci, cela la’ a dit cela’……

  • Avatar commentaire
    Napoléon1 4 mois

    L’Etat n’a pas à organiser pour les universités privées de l’Enseignement supérieur des Examens extras pour valider leur diplôme. Ce serait une abérration.
    Car en réalité les diplômes ne signifient pas Grand Chose. Ce qui est important c’est le contenu de l’enseignement dispensé et la qualité des résultats qui s’apprécient sur le marché du travail et la valeur des recherches scientifiques conduites par les lauréats de ces universités privées.
    Le Gouvernement américain n’organise jamais des Examens extras pour valider les diplômes obtenus au HAVARD ou au MASACHUSETTE SCHOOL OF TECHNOLOGY. Pourtant il s’agit des écoles privées de l’enseignement supérieur qui ont gagné avec le temps leur réputation de renommée par les innovations de leur enseigment et la qualité des recherches scientifiques menées par les savants en leur sceint.
    La seule Chose que l’Etat a à faire, est de veiller à ce que les diplômes obtenus dans ces universités privées portent toujours le nom de l’université privée qui les délivre pour qu’il n’y ait pas confusion
    et de vulgariser ce qui doit être le contenu de l’enseignement à dispenser à chaque Niveau.
    Du reste, les diplômes présentés par un Postulant dans le privé comme pour la fonction publique passent toujours le contrôl de l’authenticité et de conformité.
    A partir de là, l’Etat béninois n’a pas à ériger des barrières supplémentaires aux diplômes issus des universités privées et la non-acceptation d’une telle barrière ne saurait résulter au retrait du permis d’agréement accordé à l’université privée.
    Ces universitées ont pour mission de renforcer la qualité de leur enseignement et de rehausser le Niveau des recherches en leur sceint ce qui les rendra compétitifs et assurera leur renommée par le public. Si elles échouent à cette Mission, elles se tireront dans leur propre chaire et perdront d’elles-mêmes leur existence, quand les lauréats de ces universités manqueront de faire prouesse à leur place du travail et quand le public se détournera d’eux.
    Il n’appartient pas à l’Etat de vouloir faire précocement une telle sélection.
    Le Bénin a vocation de se comporter selon les règles internationalement admises qui règnent dans l’organisation de l’enseigment supérieur et les diplômes sanctionnant chaque étape selon le système de LMD qui s’obtiennent par Collection d’un certain nombres de Points en crédits et non pas par l’organisation d’un Examen central.
    L’Etat béninois ne peut donc pas vouloir une Chose et vouloir encore le contraire.
    Répondre

    Armistad 6 heures

    • Avatar commentaire
      Tchite' 4 mois

      En Afrique, precisement au Benin, on marche a’ reculon, et on espere un aide eternelle des etrangers (voyo) pour nous sortir des maux que nous-nous infligeons.

  • Avatar commentaire
    TGV 4 mois

    Oui quon les fasse tous composer et on verra le resultat