‘’Bénin Révélé’’ sur l’Ortb: Rafiatou Monrou expose le Bénin numérique d’ici 2021

‘’Bénin Révélé’’ sur l’Ortb: Rafiatou Monrou expose le Bénin numérique d’ici 2021

Le ministre de l’économie numérique et de la communication Rafiatou Monrou, était l’invitée mardi 6 juin dernier de l’émission ‘’Bénin Révélé’’ sur l’Ortb, consacrée au Programme d’actions du gouvernement 2016-2021.

Bénin : Formation au profit des nouveaux cadres pour un service administratif de qualité

Rafiatou Monrou a fait le point des réformes du régime du Nouveau départ en cours dans le secteur des Tics. Elle a également exposé la vision du gouvernement pour le numérique en ce qui concerne le quinquennat en cours.

La part du numérique dans le Programme d’actions du gouvernement (Pag) a fait l’objet de l’émission ‘’Bénin Révélé’’ mardi dernier sur l’Ortb. Le ministre de l’économie numérique et de la communication Rafiatou Monrou sacrifiant à l’exercice d’explications, a fait l’état des lieux du secteur des Tics à l’avènement du Nouveau départ. Elle constate un secteur sans investissements et sans services innovants.

S’agissant particulièrement des services offerts par les opérateurs GSM, Rafiatou Monrou a noté des offres qui ne sont pas satisfaisantes. « Le paradoxe béninois est qu’on a cinq opérateurs, mais aucune compétition ni offres innovantes », a déploré le ministre. L’autorité trouve également que les opérateurs GSM ne respectent pas les cahiers de charges. Ils choisissent de couvrir les parties du territoire national qui leur sont rentables, alors qu’ils devraient en couvrir l’entièreté. Relativement à la connexion internet, Rafiatou Monrou relève des potentialités inexploitées avec la présence de deux câbles sous-marins.

« L’un est utilisé à peine à 50% et le second à peine à 10% », a-t-elle expliqué.

Opérer la révolution selon Rafiatou Monrou

Pour le ministre de l’économie numérique et de la communication, le gouvernement a à cœur de faire jouer au secteur des télécoms son rôle transversal. « Il faut utiliser le numérique pour améliorer les conditions de vie des populations à travers l’agriculture, la médecine, l’éducation, le commerce, etc. », a décrit Rafiatou Monrou. Et pour relever ces défis, le gouvernement a prévu des réformes dont certaines sont déjà mises en œuvre.

Dans le cadre de l’implémentation du haut débit confie le ministre, 600 km de fibre optique ont été déployés à la date du 12 mai dernier. « D’ici la fin de l’année, 67 communes seront connectées sur les 77 », a-t-elle annoncé. Selon Rafiatou Monrou, il n’y aura pas que la construction des infrastructures. Il faudra connecter à internet toutes les universités, faire des classes numériques, accompagner les start-up.

Au nombre des grands chantiers, il y a la mise en place d’une administration intelligente qui interconnecte les entités et rend disponibles les services en ligne. Aussi il y a-t-il en projet la construction d’un data center dont le financement de 13 millions d’euros est bouclé avec l’aide du Kfw.

A en croire le ministre, il s’agit d’un centre hautement sécurisé avec des données utilisables de partout. Rafiatou Monrou n’a pas occulté la question de la Télévision numérique terrestre (Tnt).  Elle a rassuré de l’évolution du projet dont le contrat a été déjà signé avec le fournisseur qui doit construire le réseau. D’ici fin septembre assure-t-elle, le premier émetteur numérique sera opérationnel. On retient également que 90.000 emplois sont annoncés dans le domaine Tics pour les quatre prochaines années.

Commentaires

Commentaires du site 3
  • Avatar commentaire
    ALLOMANN 4 mois

    Mme le Ministre semble ne pas maîtriser la problématique de ce secteur si vital. Au lieu de sériner “Bénin quartier némérique de l’Afrique” elle ferait mieux d prendre les taureaux par les cornes pour révolutionner ce secteur avec les mesures suivantes :
    – contraindre les opérateurs à respecter scrupuleusement les cahiers des charges auxquels ils ont souscrits ;
    – faire le constats des carences qui sont flagrantes afin de remodeler le marché des télécoms au Bénin. En effet, ce marché est “atomisé” avec 4 ou 5 opérateurs, d’où une absence de perspectives, ce qui n’est pas motivant pour les opérateurs majeurs comme Orange qui hésitent à s’engager dans un marché engorgé par de petits opérateurs . En effet, il est impossible de rentabiliser les investissements massifs que requiert le secteur si cette situation perdure. En conséquence, à l’instar de la Côte d’Ivoire, l’Etat doit constater les carences et retirer l’agrément aux opérateurs qui ne sont pas performants, de manière à créer des fenêtres d’opportunités pour les majeurs.
    -mettre fin au scandale de Bénin Télécom et Libercom en procédant à la liquidation pure et simple de ces entreprises qui sont devenues des “non-sens”, la pourriture dans ce secteur.
    Pour la petite histoire, Mme la Ministre parle de fibre optique dans les villes au Bénin alors que Bénin Telecom avait eu un financement de plus de 100 milliards en 1992 avec TiTan pour réaliser, entre autres, la fibre optique. Cet argent a été détourné et/ou servi à financer les campagnesprésidentielles des hommes politiques au Bénin par l’ex DG d’alors. Avec la dévaluation cette dette a été multipliée par 2 donc devenue 200 milliards à la charge de l’Etat aujourd’hui. Au même moment, Sonatel au Sénégal avait le même programme en 1992 ave Alcatel (100 millards). La fibre optique a été mise en place jusque dans les profondeurs du Sénégal (….Tambacounda, Kédougou) ce qqui a facilité l’extension du fixe dans tout le pays et servi de véhicule plus tard pour la vulgarisation rapide d’internet (ADSL) partout. Mieux, en 1993, Le DG Sonatel, sentant venir la dévaluation, a fait une opération de swap de sa dette en devise . Sonatel a pris un prêt de près de 80 milliards en CFA avec les banques du Sénégal pour rembourser la dette envers Alcatel. A la dévaluation, la dette de Sonatel était un endettement en franc CFA et non en devise comme celui de Bénin Télécom. Voyez la différence entre la gestion de nos cadres, “intellectuels tarés et criminels” et ceux du Sénégal qui ont hissé Sonatel à un niveau tel que cette entreprise réalise un bénéfice de 200 milliards (je dis bien deux cent milliards en 2016).
    Pire au Bénin, Bénin telecom est subdivisé aujourd’hui en 2, avec deux Directions Générales et des charges induites alors que Sonatel qui pèse un chiffre d’affaires de 1000 milliards est dirigé par un seul DG.
    Madame la Ministre ouvrez les yeux !!!!!!!!!!

  • Avatar commentaire
    Che Guevara 5 mois

    Quelles sanctions sont prevues lorsque les operateurs ne respecter pas le cahier de charge?les applique on? Sinon pourquoi?

    Les TIC representent un secteur tres sensible pour etre politise. La gestion de Benin telecom a été laissee a des amateurs. Au finish cette societe qui avait Les conditions de depart reunies pour fleurir, bat de l’aile maintenant.

    Comparee Benin Telecom a Sonatel au Senegal, on peut vite se rendre compte du manque de vision en la matiere qui a caracterise nos differents gouvernements successifs en la matiere.
    Au benin on bombarde des demi lettres comme gestionnaires d’une si grande compagnie.on de fait du copinage une regle de gestion, etc.

  • Avatar commentaire
    Totchénagnon 5 mois

    Tout ceci donne de l’espoir certes. Toutefois, ce dont souffre le Bénin, ce n’est pas que le manque d’innovation. Il y a également l’absence de l’entretien de l’existant. Qu’il vous souvienne que Libercom était le meilleur réseau de la place et avait commencé par vendre ses cartes sim à près de 150 000 puis 75 000 f jusqu’à 25 000 f. Moi, j’ai acheté ma première carte sim à 25 000 f en 2001. Qu’il vous souvienne qu’il fallait faire une queue pour obtenir la fameuse sésame. Que sont devenues ces ressources ? Libercom se trouve dans quel état aujourd’hui ? Ainsi, même si ces investissements sont faits aujourd’hui sur financement étranger et que l’entretien du réseau ne suivait pas, ne soyons pas étonné que dans 10, 15 ou 20 ans, qu’on se retrouve dans les mêmes conditions.

    Quant à moi, si j’ai un message à lancer à l’endroit du Ministre, c’est d’avoir également un regard sur la gestion de ces infrastructures. Dépolitiser la gestion des unités de production.