Bénin – Yayi cité dans l’affaire Petrobras : Sadikou Alao répond à Jeune Afrique

Bénin – Yayi cité dans l’affaire Petrobras : Sadikou Alao répond à Jeune Afrique

En tant qu'avocat de Yayi, Me Sadikou Alao répond au magazine Jeune Afrique concernant l'affaire Petrobras au Brésil. LNT diffuse en exclusivité la lettre de Me Alao.

Le Brésil et le Bénin : Consolidation d’un partenariat pour le XXIe siècle

Monsieur François SOUDAN Directeur de la Rédaction.
Vice Président du Groupe Jeune Afrique
57,BIS Rue d’Auteuil 75016 Paris
Monsieur le Directeur général,

Au nom et pour le compte de mon client Le Président Boni YAYI ancien Président du BÉNIN, je voudrais attirer votre attention sur une récente publication de votre périodique.

En effet , dans ce qu’il convient d’appeler « Scandale Petrobras » qui défraie la chronique au Brésil, il nous est revenu que votre journal en ligne a publié un article le 31 mai 2017 à 17h14 intitulé : « Affaire Petrobras : les ramifications du scandale d’Etat qui ébranle le Brésil jusqu’au Bénin »

Dans cet article, vous indiquez que le rapport des enquêteurs chargés du volet béninois évoque l’implication de l’ancien ministre de l’eau et des mines, Barthélémy Kassa, et l’Ancien Président de la République Thomas Boni YAYI.

L’AFP que vous citez comme source, interpellée, affirme qu’elle n’a mentionné à aucun moment de noms d’Autorités béninoises encore moins le nom du Président Boni YAYI, mon client.

Si l’affirmation de L’AFP est exacte, on devrait en déduire que votre article déforme de façon tendancieuse et dangereuse la vérité des faits que voici :

« La procédure d’attribution de blocs pétroliers au Bénin prévoit que le ministère en charge des hydrocarbures saisisse le Conseil des Ministres pour solliciter l’autorisation de pouvoir engager les discussions avec tout partenaire désireux d’investir dans ce secteur.

Dès l’obtention de l’autorisation, le ministère convoque la commission interministérielle de négociation des contrats pétroliers qui discute les éléments du contrat avec le partenaire.

Une fois les discussions conclues, un compte rendu est fait au Conseil des Ministres qui l’approuve et autorise la signature du contrat par le ministre.

II peut arriver qu’une société ayant passé un tel accord avec le BÉNIN, décide pour diverses raisons, de s’associer à d’autres sociétés partenaires pour la réalisation des travaux. Dans ce cas, l’entrée de ces nouveaux partenaires dans le bloc ne nécessite plus de signature de nouveaux contrats. Les discussions sont menées entre ces nouveaux partenaires et la société détentrice légale du contrat qui a toutefois l’obligation d’en informer l’Etat béninois.

Dans le cas du dossier en instance au Brésil, c’est la société privée CBH qui a acquis des droits d’acquisition et a donc signé un contrat d’exploration d’un bloc pétrolier avec l’Etat béninois.

C’est aussi CBH qui a négocié ses arrangements avec la société brésilienne Petrobras afin de réaliser les travaux en partenariat avec celle-ci.

Les termes, les formes et les conditions de négociation de ce partenariat entre la CBH et Petrobras échappent donc entièrement au champ de compétence de l’Etat béninois. »

Nulle part le nom de l’Ancien Président Boni YAYI n’a été mentionné et ne peut donc être cité comme vous l’avez fait.

Le Bénin n’est pas le seul pays où des investisseurs peuvent se retrouver face à un « puit sec » et les négociations entre le pool des partenaires ne relèvent pas de la compétence des autorités béninoises. L’architecture financière est montée par les partenaires eux-mêmes dans la stricte confidentialité. Vouloir donc impliquer le nom de l’Ancien Président n’est qu’une pure intoxication qui ne sert que ses commanditaires.

Toutes les ambassades brésiliennes interrogées confirment la fausseté de votre déclaration et reconnaissent que cette affaire est brésilo-brésilienne et concerne les citoyens brésiliens. De même, l’ancien ambassadeur du Bénin au Brésil, Monsieur Isidore MONSI a attesté de la nature brésilo-brésilienne de cette affaire avant qu’il ne quitte son poste.

Il en ressort que cette information ne vient d’aucune source, ni des journaux privés indépendants du Brésil, ni des journaux publics qui n’ont fait aucune allusion aux Autorités béninoises.

Le Bénin n’a pas besoin de telles informations qui ternissent son image. Le peuple béninois est aujourd’hui plongé dans une pauvreté profonde dont la cause remonte à la mal gouvernance des auteurs de telles informations.

Les autorités compétentes brésiliennes devraient être encouragées à poursuivre leur enquête pour faire toute la lumière sur ce scandale en vue d’identifier et de punir les vrais auteurs.

Enfin, Jeune Afrique devrait s’en tenir à son professionnalisme à l’abri de toute manipulation.

De telles publications ne peuvent que ternir l’image de mon client, le Président Boni YAYI qui n’a pas démérité dans la gestion de son pays durant les dix ans de son mandat a organisé les élections à bonne date, quitté le pouvoir au terme de ses deux mandats conformément aux dispositions constitutionnelles.

Il a créé les conditions pour que le processus électoral et la passation de charge se déroulent dans de bonnes conditions.

Dans ces conditions vous voudrez bien apporter dans les mêmes formes que votre article incriminé, et ceci dans les meilleurs délais, un rectificatif ainsi qu’un démenti à cet article qui ternit l’image du Président Boni YAYI, et lui présenter toutes vos excuses eu égard à la gravité de cette méprise qui porte gravement atteinte à ses droits fondamentaux.

Le Président Boni YAYI sait pouvoir compter sur votre professionnalisme pour rétablir au plus tôt la vérité pour ne pas l’obliger à devoir recourir à la justice.

Dans l’attente de votre réaction, je vous prie de croire à l’assurance de notre considération distinguée.

S.A. ALAO

Commentaires

Commentaires du site 11
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    Kilokou 5 mois

    Le bénin est prongé dans quelle pauvreté Mr l’avocat du diable ? Défendez simplement votre client et dégagez nous le plancher

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      SEGNI 5 mois

      Le bénin est plongé dans la pauvreté que son client a engendrée avant de partir. Il est vraiment un avocat du diable!

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    Sonagnon 5 mois

    Nous attendons la réaction de Jeune Afrique.
    Mais, il n’y a pas de doute pour moi que c’est Patrice Talon qui est à l’origine de cette désinformation pour ternir l’image de Yayi Boni, alors qu’une opposition se met en place pour lui demander des comptes.

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    KOFFI 5 mois

    Cet texte est léger et venant d’un avocat c’est un comble. Ce n’est pas cela le Bénin des valeurs. Tout le monde sait ici que si l’on lève le voile sur ces affaires de pétrole, ces deux noms cités par Jeunes Afrique pourront être condamnés à plus de 120 ans de prison par des tribunaux qui se respectent. Je suis triste pour mon pays car les autorités actuelles ne font rien pour sanctionner ce gangstérisme qui a sévi pendant 10 ans ici. Peut être pensent ils à demain, elles mêmes compte tenu de leurs propres comportements. TRISTES. JA sortez nous les choses en série comme le Canard Enchaîné en France.

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      aziz 5 mois

      Combien de dossiers talon..a devant les tribunaux…et comment lui ..il est devenu riche

      Pik,et la grosse mathys..sont complices de talon…et comme des taupes à la solde de talon sous yayi

      Saka lafia…le balafré…nous doit des explications sur maria gléta…

      Et quoi encore…?

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    Joeleplombier 5 mois

    Si Alao pense que c’est un article tendancieux , dénué de fondement et diffamatoire ; qu’il porte plainte et saisisse la justice.
    Je crois que Alao , un piètre avocat de la place fait du surplace et économie de vérité .
    Il est dans son rôle pour camoufler une affaire d’Etat qui jette une fois de plus un discrédit sur notre pays .

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      Prince Toffa 1er 3 mois

      Joel, tu comprends toujours de travers toi.
      Ce n’est pas dans toutes les affaires de diffamation qu’on va si vite en besogne en collant un procès au fautif. Un procès est une occasion d’étalages de tout ce qu’on veut exposer mais aussi et surtout de tout ce qu’on ne veut pas étaler au grand jour malheureusement. Et donc si ce fautif est en mesure de se rattrapper à temps on le laisse corriger et réparer son tort.

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    Tchité 5 mois

    Donc selon cette lettre de l’avocat, la pauvreté dans le pays est causée par les étrangers (leurs fausses informations) et non par les mauvaises prises de décisions des dirigeants?

    Lorsqu’on va commencer a’ regarder a’ nous-mêmes avec objectivité les choses changeront pour de bon.

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    OLLA OUMAR 5 mois

    Il est simplement BON Me ALAO

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      SANKARA 5 mois

      BON?ALAO?qui s’est fait battre par Me DJOGBENOU dans l’affaire tentative d’assassinat et autres?pardon…

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      Jean 5 mois

      Omar Omar,
      En quoi est-Il Bon?
      Il a bouffé l’argent de Yayi des années durant et c’est normal qu’il protège ce dernier. Quoi de plus logique.