Affaire 54kg de cocaïne : L’acharnement politique sous le couvert d’une volonté de justice

Affaire 54kg de cocaïne : L’acharnement politique sous le couvert d’une volonté de justice

Bénin : nouveau rebondissement dans l’affaire des 54kg de cocaïne

Il se joue depuis hier au tribunal de Cotonou un épisode lugubre de la justice béninoise. Libérés par une décision de la Cour d’appel dans une affaire de drogue, deux indo-pakistanais font l’objet d’une persécution depuis le vendredi 14 juillet dernier.

Raison : une nouvelle affaire de blanchiment de devises qui les accable et qui a tout l’air d’un prétexte pour s’opposer à la décision de la Cour d’appel.

Libérés le vendredi soir en fin de semaine, Manoj Issac et Neeraj Kabdal qui croyaient jouir enfin de leurs libertés ne seront jamais libres. Sans aucune raison, ils seront gardés pendant des heures encore avant d’être conduits à l’office central de répression du trafic illicite des drogues (Ocertid), où on brandit contre eux une nouvelle accusation : blanchiment de devises. Depuis, ils ont entamé un nouveau calvaire. Toute la journée d’hier, ils ont été gardés au bureau du procureur de la république qui prétend les auditionner… jusqu’à zéro heure. Le récit de ces mésaventures dignes d’un procès martial montre bien les excès qui entourent cette nouvelle procédure.

Autant on s’interroge sur la brutalité et la spontanéité de la procédure, autant on a du mal à comprendre comment l’Ocertid puisse devenir subitement compétent pour traiter des affaires de blanchiment d’argent. Les incongruités du nouveau dossier montrent bien qu’il s’agit plus d’un déni de justice habillement couvert en volonté de lutter contre des narco trafiquants, qui certes foisonnent ici, chez nous, et contre lesquels les Etats-Unis ont averti le Bénin.

Tout se passe comme si l’on veut

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Commentaires

Commentaires du site 2
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    CODJO ATAKOUN 6 heures

    Qui se soucie du sort de ces indiens qui sont mieux traités au Benin que chez eux où tout se règle avec des dessous de table avec des prisons infestées de rats ? Maintenant qui sont sortis de la geôle, libre à eux de rester au Benin ou de retourner dans leur pays. Vivre et faire de l’argent à l’étranger n’est dépourvu d’inconvénients. En Inde ils sont totalement inconnus et ne pourraient pas faire la moitié de la liberté qu’ils s’octroient au Benin. D’ailleurs ils ne sont pas les seuls.

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    Joeleplombier 5 jours

    Pour un article de presse; la réserve doit être de mise . Déontologie oblige. Je passais.