Côte d’Ivoire : les ex-rebelles ne lâchent pas l’affaire

Côte d’Ivoire : les ex-rebelles ne lâchent pas l’affaire

La Côte d’Ivoire n’a toujours pas fini avec les récriminations des ex-rebelles. Dans la nuit de vendredi à dimanche dernier, une frange de militaires a mené des tirs dans un camp militaire de Korhogo au nord et à Abobo, quartier populaire d’Abidjan.

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Trois décès, trois blessés et 6 personnes interpellées au total, c’est le bilan de la nouvelle mutinerie orchestrée par des ex-rebelles réintégrés dans l’armée, à Korhogo dans le nord de la Côte d’ivoire et à Abobo.

D’après un communiqué signé du chef d’état-major général des armées, le général Sékou Touré, les forces de sécurité sont descendues sur les lieux pour stopper les tirs et disperser les militaires.

Depuis le début de l’année, il s’agit de la énième mutinerie en Côte d’Ivoire. Notamment, dans le mois de janvier 2017, des ex-rebelles avaient pris d’assaut les rues d’Abidjan pour exiger des primes non moins importantes de l’Etat en récompense de services rendus pendant la crise  post-électorale de 2011. En mai, ils ont récidivé et le gouvernement a finalement cédé à la pression en leur payant chacun 12 millions de francs CFA.

Juste après, une autre mutinerie a eu lieu et a fait 4 morts. Il s’agissait là d’une mobilisation d’anciens rebelles qui n’ont pas été réintégrés à l’armée. Mais, ils réclamaient également, en vain, des primes.

Pour cette fois-ci, les autorités menacent de radier les auteurs et ajoutent qu’ils feront l’objet de poursuites judiciaires. Même si les mobiles de ces tirs du 14 au 15 juillet restent inconnus, on annonce que des caporaux de l’armée en seraient à la base.

Ces différentes mutineries incessantes sont nées de la crise sociopolitique de 2001 à 2011, ayant fait partir l’ancien président Laurent Gbagbo du pouvoir. Après 06 ans de gestion de l’actuel président Alassane Ouattara, ses anciens soutiens lui réclament les frais de la guerre.

Commentaires

Commentaires du site 5
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    Franck 3 mois

    Sans commentaire et sans équivoque il y’a causes à effets et peut être si l’on veut effets à causes sinon on récolte toujours ce que l’on sème

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    Tonagnon 3 mois

    Qui sème le vent récolte la tempête.

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    Fofana 3 mois

    Mais qu’est ce que l’Afrique elle même peut bien faire de ses richesses? Si elle peut en faire quelque chose, alors pourquoi ne le fait elle pas, plutôt que de chercher des boucs émissaires? Quant à l’aide au développement, pourquoi nous comptons sur les occidentaux et non sur les richesses de nos sous-sol? Pourquoi enfin sommes nous incapables de détecter des matériaux aussi importants dans notre sous-sol et nécessaires pour nos industries locales, sans l’aide des occidentaux? Plutôt que de les vilipender, allons sans hésiter et sans honte à leur école pour apprendre davantage et relever les défis du futur. La Chine, pays pauvres au depart l’a fait, aujourd’hui c’est un géant dans le monde. Au lieu de nous plaindre, au lieu de chercher des boucs émissaires, nous devons assumer. Il y a donc lieu de méditer et choisir. Humble contribution.

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    aziz 3 mois

    La verité..c’est que ahmed bakayoko..et le chef d’état major..mr toué ne sont pas à la hauteur

    Dans un pays normal..les renseignements..sont en mesures de tout prévoir

    Il faut les sauter..et mettre des gens avertis.

    Pour l’instant..il faut executer..sans procès les terroristes

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    Africano 3 mois

    qui vit verra