Procès de la Renaissance du Bénin : à peine ouverte, l’audience reportée au 26 juillet

Procès de la Renaissance du Bénin : à peine ouverte, l’audience reportée au 26 juillet

Procès de la Renaissance du Bénin : Les vraies raisons de la disparition des juges

(L’autorisation écrite du bâtonnier pour comparution de Zinzindohoué exigée) L’audience sur la crise qui secoue le parti la Renaissance du Bénin (Rb) prévue pour hier 19 juillet 2017 et qui devrait juger du fond de l’affaire, a été renvoyée au mercredi 26 juillet 2017.

Raison évoquée par le collège des juges commis pour la circonstance : l’autorisation écrite du président de l’ordre des avocats pour comparution de leur collègue Abraham Zinzindohoué, ancien médiateur et président élu par le camp des réformistes de la RB.

Parce qu’il a estimé qu’il y a violation des articles 26 et 51 des statuts de la Renaissance du Bénin (Rb), Me Alfred Bocovo, avocat de l’aile du maire de la ville de Cotonou, a demandé et obtenu du juge Jacques Hounsou du tribunal de Cotonou, une ordonnance. Cette dernière a permis d’assigner collectivement les 38 frondeurs du parti qui ont organisé la réunion du bureau politique national du 17 mai 2017, et le congrès extraordinaire du 26 juin 2017, afin qu’ils comparaissent.

C’est ainsi qu’une audience a été convoquée pour hier 19 juillet 2017, afin de juger du fonds du dossier. Les deux parties en conflit (l’aile Zinzindohoué et l’aile Soglo) étaient toutes représentées à cette audience par leurs avocats. Malheureusement, elle n’a pas été à son terme, parce que très tôt les avocats de la défense ont demandé à la formation collégiale présidée par la magistrate Eudoxie Acakpo assistée des juges Aubert Kodjoh et Abdoubaki Adam-Bonglé, de renvoyer l’audience pour leur permettre de bien se préparer parce qu’ils n’ont pas eu le temps nécessaire pour le faire. Cet argument a été battu en brèche par la partie civile avec à sa tête Me Alfred Bocovo. La cour a apparemment suivi la même logique que cette dernière et a demandé que l’audience se poursuive.

Mais rapidement, les avocats des frondeurs ont soulevé une exception. Ils estiment que le titre d’avocat de l’un de leurs clients en la personne de Me Abraham Zinzindohoué, devenu président de la Rb après le congrès du 26 juin 2017, requiert l’autorisation écrite du président de l’ordre des avocats du Bénin. Les avocats de la partie civile déclarent avoir reçu le quitus du bâtonnier. Pour leur part, Abraham Zinzindohoué n’a plus le titre d’avocat, parce qu’il n’est plus inscrit au tableau. Ils ont d’ailleurs brandi le tableau de 2014-2015 sur lequel ne figure effectivement pas le nom de l’ancien président de la Cour suprême.

Une suspension de 15 minutes

L’insistance de la défense a obligé la partie civile à exiger de leurs confrères, la preuve que leur client est toujours avocat inscrit au tableau, cette fois-ci avec l’appui de Me Robert Dossou et Me Nadine Dossou, tous conseils du camp Léhady Soglo. Me Filbert T. Béhanzin, Brice Houssou et Prosper Ahounou de la partie des frondeurs, ont alors demandé à la cour de leur accorder un peu de temps pour prouver le titre d’avocat de Abraham Zinzindohoué. Dans ce méli-mélo, la présidente de la cour Eudoxie Acakpo a suspendu l’audience pour 15 minutes. A son retour, le collège de juges a renvoyé l’audience au mercredi 26 juillet 2017 à 15h, le temps pour les avocats dela partie civile d’apporter l’autorisation écrite du bâtonnier. L’annonce de ce report en a surpris plus d’un, notamment les militants et militantes de la Renaissance du Bénin acquis à la cause du maire de Cotonou, Léhady Soglo, et qui ont effectué massivement le déplacement. Parmi ceux-ci on pouvait compter un nombre important de conducteurs de taxi-motos. Très confiants de ce que la justice tranchera tôt ou tard et que la vérité triomphera, ils ont entonné des slogans propres aux Houézèhouè une fois au dehors. Comme pour dire que le combat se poursuit et qu’ils ne vont pas démordre.

Très confiant, Léhady Soglo est venu assister au procès

Depuis que cette crise a commencé à la Renaissance du Bénin, le président destitué Léhady Soglo s’est toujours montré confiant et déterminé à mener le combat jusqu’au bout. Il a d’ailleurs assisté à l’audience d’hier au tribunal de première instance de première classe de Cotonou, même s’il est venu vers la fin. Mais ce qui a retenu l’attention des uns et des autres, c’est qu’une fois dans la salle d’audience, Lehady Soglo a

Vous devez avoir un abonnement de la liste suivante: 1 jour, 1 mois, 6 mois et 1 an pour consulter la suite de cet article
Connectez-vous ci-dessous si vous avez un compte ou Créez votre compte

Commentaires

Commentaires du site 5
  • Avatar commentaire
    Amaury 5 mois

    De renvoi en renvoi, ils finiront par statuer un jour !

  • Avatar commentaire
    FRANCK M MAKON 5 mois

    ABRAHAM ZINZINDOHOUE DOIT ETRE NE MALHONNETE ET IL MOURRA MALHONNETE PAR LA grace du diable.

  • Avatar commentaire

    Allez me montrer dans la charte des partis politiques le paragraphe qui dit que la présidence du parti doit être assurée de père en fils.

    • Avatar commentaire
      GbetoMagnon 5 mois

      Réponse du niveau de l’injonction: “montrez nous dans la charte des partis politiques le paragraphe qui l’interdit”.

      Plus sérieusement “montrez-nous, le paragraphe qui permet de démettre quelqu’un en son absence, entre copains. Sans entendre celui contre lequel on a des griefs à formuler, sans que lui soient formulés en face, ces griefs”

  • Avatar commentaire
    Joeleplombier 5 mois

    Affaire renvoyée dites-vous ??? Ça n’a pas lieu d’être.. Il aurait fallu un mandat d’amener pour régler une fois cet imgrolio juridique. Une usurpation de logo et de nom de parti à des fins de politique politicienne.
    Si Zinzin veut un parti; libre à lui d’en faire la demande au ministère de l’intérieur au lieu de vouloir se faire un nom avec le nom des Soglo. Pauvre de lui.