Usine d’égrenage : Comment le gouvernement a floué Africa Agro Industrie Sa

Usine d’égrenage : Comment le gouvernement a floué Africa Agro Industrie Sa

Supposées malversations dans la Filière coton : instrument de chantage ou véritable lutte contre la corruption

Dans une décision prise le 11 mai 2017, le ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat Lazare Sèhouéto, a décidé d’annuler l’autorisation d’installation industrielle accordée moins d’un mois plus tôt-soit le 13avril 2017, à Africa Agro Industrie Sa pour la construction d’une usine d’égrenage à Djougou.

Il a suffi d’un recours gracieux formulé contre cette autorisation par le président de l’Association interprofessionnelle de coton (Aic) Mathieu Adjovi, pour que le ministre Sèhouéto fasse volte face. Les responsables d’Africa Agro Industrie n’ont d’autres choix que d’arrêter les constructions entamées, de rentrer à la maison pleurer sur leur investissement parti en fumée, et peut être de porter l’affaire devant la justice pour demander réparation.

C’est un précédent grave qui risque de compromettre la promotion de l’investissement privé au Bénin. Un privé autorisé dans un premier temps à  construire une usine d’égrenage de coton se voit retirer cette autorisation moins d’un mois après son émission, ans aucune forme de procédure. Les faits remontent à la fin de l’année de 2016. Introduits auprès d’un ministre du gouvernement, les responsables d’Africa Agro Industrie Sa lui font part de leur projet de construction d’une usine d’égrenage de coton de dernière génération en régime de « Zone franche industrielle » à Sérou, dans la commune de Djougou. Le 12 octobre 2016, le Directeur d’Africa Agro Industrie Sa écrit à l’Agence béninoise pour l’environnement  (Abe) pour demander un certificat de conformité environnementale dans le cadre dudit projet. Il a entamé de même les démarches administratives pour bénéficier des exonérations accordées aux entreprises en régime de zone franche industrielle. Le 13 avril 2017 le ministre Sèhouéto a fini par accorder une autorisation d’installation à Africa AGRO Industrie pour la construction de l’usine d’égrenage.

Mais le 04 mai 2017, le président de l’Aic Mathieu Adjovi formule un « recours gracieux » contre l’autorisation d’installation industrielle accordée à la société Africa Agro Industries Sa. Le même jour, ce recours est transmis par voie d’huissier au

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Commentaires

Commentaires du site 8
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    Africano 4 mois

    Au regard de tout ce qui se passe, Talon apparait beaucoup plus que Yayi comme un accident dans l’histoire du Bénin

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    Jaidit 4 mois

    L’AIC c’est Talon, dixit Yayi Boni. Il a raison. On nage en plein conflits d’intérêts. Ce volte-face est le propre des Etats voyous. Quelle crédibilité accordée à un gouvernement dans ces conditions-là? Le Président est le premier concurrent des investisseurs. Aucun secteur n’échappe à la règle… Il use et abuse de son pouvoir pour s’arroger tout et tout. L’Etat c’est Lui.

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    Le Boss 4 mois

    on vient me dire que le numero 2 (abt) du regime est de djougou. a voir cetains actes je donne raison au sultan aziz qui ne manque aucune occasion pour peindre abt en noir. j’ai vraiment l’impression que le sultan connait mieu ce monsieur. quel avenir politique pour abt qui ne peut defendre ses partisants ni son alectorat. 2021 n’est pas aussi loin pour les vivants.

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    Karl 5 mois

    Ils sont tous des pourris ces gens là. Et quand je pense qu’ils veulent donner de lecons dans ce pays, je dis, le ridicule ne tue plus. Sehouéto est coutumier des faits. Surtout quand vous ne lui reservez pas sa part personnelle, oubliez votre projet. Alors ministre de l’agriculture sous Feu Gl Kérekou, il a fait échec à un projet allemand parce que les gens ont refusé de lui donner sa part qu’il reclamait avant son accord pour ledit projet. Tchikoiiii

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    OLLA OUMAR 5 mois

    Que la population de djougou s’en prenne à leurs leaders politiques comme ABT

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    Abedi 5 mois

    Cette région du Nord ne cultive pas vraiment le coton,c’est une ville oú l’activite de transport et l’immigration occupent près de cinq sixièmes de la population l’état est complètement absents dans cette ville , pas d’activité donc l’avenir de la population qui y vivent est en quelque sorte,chacun pour soi dieu pour tous, ce qui pousse alors des centaines de jeunes de cette ville à tenter l’impossible,ils sont des dizaines voir des centaines , chaque week-end surtout en été , à quitter le bénin en direction de Libye pour aller affronter la traversée de la méditerranée. Si le bénin compte trois cents morts, victime de l’immigration clandestine dans la méditerranée,la seule ville de djougou peut compter à lui seul deux cents cinquante et parmi les victimes jeunes filles,femmes mariés et aussi les enfants.c’est dans le souci de remédier à cette situation macabre que la pression a été mis sur les politiques afin de remédier partiellement à cette situation. Si aujourd’hui Talon décide de mettre fin à ce projet parce que selon ses calculs,le projet va nuire à son empire industriel, c’est pitoyable c’est un monde à l’envers..

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    FRANCK M MAKON 5 mois

    DE MANIERE BENINOISE ET EN BENINOISERIE , IL A OUBLIE CHARLES TOKO GRAND CHEF DU QUOTIDIEN LE MATINAL QUI DU BIC EST DEVENU MAIRE DE PARAKOU AVEC DES RESULTATS EN DENTS DE RATEAUX ….PARDON SCIES.

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    L’Etat apparait comme un appendice de l’AIC, propriete de Talon! Quel investisseur viendra dans ces conditions perdre son energie au Benin? Gagner du temps par des promesses tous azimuts, PAG..et endormir les citoyens, profiter de ce moment de stupeur, de surprise pour mettre dans sa poche les secteurs clés de l’economie! Avec les deputés a la solde Talon ne craint rien sauf la rue! N’est ce pas ce qui fait qu’a la moindre manifestation il met les chars dehors! Une chose est sûre: il sait qu’on sait!