Célébration du 1er août 2017 à Cotonou : Sous le sceau de la sobriété et de la régularité

Célébration du 1er août 2017 à Cotonou : Sous le sceau de la sobriété et de la régularité

Le Bénin a célébré hier 1er août 2017, le cinquante-septième anniversaire de son accession à l’indépendance. Le défilé militaire et paramilitaire marquant cet événement s’est déroulé sur le boulevard des armées à Cotonou, dans la beauté et avec une marque de sobriété.

« Après 57 ans d’indépendance, il faut une révolution à la 26 octobre 1917 pour le Bénin » dixit P. Agbéhounko

Le chef de l’Etat et les présidents des institutions de la République ainsi quelques membres du gouvernement étaient présents. Cotonou, boulevard des armées, ce 1er août 2017.

C’est le lieu retenu pour abriter au plan national les manifestations officielles entrant dans le cadre des 57 ans d’indépendance du Bénin. Les présidents des institutions, membres du gouvernement, membres du corps diplomatique accrédité au Bénin, l’ancien président de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo et autres invités, sont venus assister au défilé. Il sonnait 10 heures 5 minutes quand la première dame est arrivée au boulevard des armées.

Comme pour annoncer le démarrage imminent du défilé militaire et paramilitaire. 5 minutes après, le chef de l’Etat s’est annoncé et ce sera parti pour deux heures bien chronométrées de défilé et de démonstrations. Mais avant, le chef de l’Etat recevra les honneurs militaires qu’il fera suivre de la revue des troupes. L’escadron de musique de la gendarmerie nationale ouvre le bal à 10 heures 20 minutes pour accompagner les détachements qui défileront à la marche classique.

Le défilé proprement dit se déroulera en trois temps. Est venu en premier le carrousel exécuté par la musique de l’armée de terre. Pour la circonstance, la prestation s’est faite en trois symboles. Le premier, une étoile rouge à cinq branches. La deuxième figure a été une jarre trouée soutenue par des bras. Pour symboliser une invite à l’union pour la construction de la nation. Pour finir, l’escadron a dessiné le chiffre 57 pour rester collé à l’événement. Tout ira vite avec le défilé pédestre.

Le drapeau national et sa garde, les détachements des écoles et des centres de formation. A 10 heures 52 minutes, les détachements de la police nationale avec en premier le personnel féminin. Quinze minutes plus tard, la musique de la gendarmerie prend le relais.

C’est au son de cette musique que défileront les forces aériennes, les forces navales et l’armée de terre. Comme à l’accoutumée, le premier bataillon des commandos parachutistes va clore cette première phase du défilé. Connus pour leurs traits particuliers, les commandos parachutistes ont défilé au son de leur chanson fétiche connue de tous.

La deuxième phase du défilé est celle qui verra passer les véhicules de la réserve opérationnelle ainsi que ceux du génie des armées. S’en suivront les véhicules du groupement national des sapeurs-pompiers et de la protection civile. Les véhicules en instance de projection sur le théâtre d’opération de la République Démocratique du Congo pour accroître les capacités opérationnelles des forces béninoises engagées passeront ensuite. A midi pile, soit exactement deux heures après le démarrage, le commandant Roger Tawes annonce la fin du défilé.

Petits potins

A son arrivée, le chef de l’Etat a salué les personnalités situées à la tribune officielle. Au tour de l’ancien président de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo, celui-ci est resté assis pour saluer Patrice Talon contrairement à l’usage et aux autres qui se sont levés.

A la fin du défilé, le président de la République s’est offert un bain de foule. Il a tenu à serrer la main à quelques citoyens venus assister au défilé qui l’ont suivi derrière les barrières de sécurité. L’entrée dans l’arène du boulevard des armées ce mardi 1er août du préfet du littoral, modeste Toboula, n’a laissé personne indifférent. Les curieux venus suivre le défilé ont accueilli l’autorité préfectorale avec des cris. La même scène s’est produite à son départ.

Les autorités apprécient

Oswald Homeky, ministre des sports

«  Je suis fier d’être béninois, fier de voir notre armée défiler avec autant d’allégresse, autant de beauté. Je saisis cette opportunité pour saluer l’initiative présidentielle de l’excellence qui a été annoncée par le chef de l’Etat dans son discours à la Nation. C’est un facteur de motivation pour la jeunesse béninoise et l’ensemble des citoyens. Il va falloir que les filles et fils du Bénin s’unissent pour le développement de notre Nation. ».

ZulKifl Salami, membre du conseil d’administration de la Banque islamique de développement

« Mes impressions sont excellentes. C’est une fête qui unit tout le peuple béninois. Il est important que la joie soit au rendez-vous. Ce que je retiens le plus, c’est la discipline militaire dans la beauté du défilé. Tout ça est l’expression même d’une nation décidée à aller de l’avant. Je retiens également que les femmes et les jeunes filles qui ont défilé ont fait preuve d’une formation extraordinaire sur le plan militaire. Au-delà de cela, je souhaite vivement que cette fête impulse davantage le développement du Bénin. Qu’elle permette que la prospérité tant attendue se manifeste dès la fin de cette année. En 2018 tous les chantiers seront ouverts, la mobilisation des ressources est en cours et nous y concourrons. Je souhaite vivement que cette prospérité rejaillisse le plus tôt possible à partir de 2018 ».

Valentin Aditi Houdé, député

« Les forces armées béninoises ont la notion du temps. Elles viennent de nous donner une leçon en la matière. Nous devons essayer à l’avenir d’en tenir compte. ».

Tabé Gbian, président du Conseil économique et social

« J’apprécie cet événement qui traduit la paix, la stabilité politique et économique de notre pays. Sincèrement, je suis animé d’un sentiment de grande satisfaction. C’est un défilé adorable et j’en suis fier en tant que béninois. »

Adam Boni Tessi, président de la Haac

« C’est une chance que nous ayons tout le temps l’occasion de le faire ensemble. Le Bénin étonnera toujours parce que dans d’autres pays, c’est des tensions à n’en plus finir au point où les gens n’arrivent pas à se retrouver. Ici, nous arrivons à trouver les solutions, quelques soient les problèmes. Je nous en félicite. Et je demande que nous puissions traverser de ces moments, comme on en a l’habitude. ».

Commentaires

Commentaires du site 1
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    FRANCK M MAKON 3 mois

    Célébration du 1er août 2017 à Cotonou : Sous le sceau de la sobriété et de la régularité
    IL FALLAIT ECRIRE :
    SOUS LE SCEAU DE L’IRREGULARITE CAR SOGLO PERE A MAU.DIT TALON EN RESTANT ASSIS POUR LE SALUER .
    UNE PREMIERE DEPUIS 1960 !
    DANS LA TRADITION AFRICAINE , SOGLO A OTE PAR CE GESTE LE CHAPEAU D’AUTORITE A TALON .
    TALON N’EST PLUS RIEN !