Bénin : Débarrasser les grandes villes des dirigeants insoumis au régime

Bénin : Débarrasser les grandes villes des dirigeants insoumis au régime

Le phénomène de destitution des maires avait été perçu comme l’expression de la volonté des conseillers municipaux, de changer rationnellement des dirigeants indélicats à la tête des exécutifs communaux.

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La suite des événements avec le temps a permis de réaliser que derrière cette opération tapageuse, se cachait un agenda politique du nouveau départ. En observant avec recul les mouvements de changement des maires au sein des exécutifs communaux opérés dans plusieurs communes du pays, on est amené à constater que cette opération poursuivait un agenda politique inavoué.

Celui de débarrasser les grandes villes du pays des dirigeants qui ne regardent pas dans la même direction que le gouvernement du Nouveau départ. C’est ce qui est arrivé à Parakou, à Allada, à Ouidah, et plus récemment encore à Cotonou. Les maires sont ainsi éjectés sous des prétextes divers : gestion solitaire, dilapidation des fonds, faute lourdes etc. Des récriminations qui sont mises dans la bouche des conseillers municipaux pour justifier une orchestration politique latente. La suite, tout le monde la connait avec des rencontres de conciliation de formalité entre le maire incriminé et ses conseillers, sous le regard complice des « chargés des missions ». Et comme une lettre à la poste, la session extraordinaire du conseil municipal de vote de défiance est convoquée avec à la clé, l’éviction du maire.

C’était le cas à Parakou et à Allada. Lorsque l’opération ne réussit pas comme à Ouidah, on prend le temps nécessaire pour acheter la conscience des conseillers qui témoignent encore de leur loyauté au maire. Et lorsque l’assurance de la majorité du vote de défiance est garantie, la procédure de destitution est reprise avec plus d’écho encore. Puis sans, d’un seul coup, le maire est éjecté. On s’assure donc qu’à la tête des ces exécutifs communaux notamment : Parakou, Allada comme à Ouidah, les nouveaux commandants de bord sont disposés à entonner le chant du nouveau départ et de mettre son contenu en application. A Cotonou où le maire semblait jouir d’une majorité confortable de conseillers qui lui sont fidèles, le motus operandis change. C’est par une audition de façade du maire par la commission départementale de concertation et coordination (Cdcc) que la décision de suspension est prise par un seul membre puis entérinée par l’arrêté du ministre de la décentralisation.

La révocation dudit maire par décret du Conseil des ministres, vient seulement démontrer l’aboutissement d’un scénario savamment pensé et minutieusement articulé. Les autres grandes villes où les maires sont encore en fonction, ont pour la plupart à leur tête des dirigeants qui ont déclaré leur soutien à l’idéologie de la rupture, ainsi qu’à sa méthode de gestion du pouvoir si mitigée. De tous ces changements d’exécutifs communaux, c’est celui opéré à la mairie de Cotonou qui constitue le plus grand trophée de guerre. Puisqu’avec l’éviction tonitruante du maire Léhady, un message semble avoir été envoyé à l’endroit des autres maires réfractaires et indécis, vis-à-vis du régime. Cette éviction sonne comme une interpellation des autres maires à en tirer leçons pour rapidement rallier les rangs de leurs collègues, qui par la soumission au nouveau départ s’assurent de rester aux affaires jusqu’à la fin de leur mandat

Commentaires

Commentaires du site 29
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    Amaury 2 mois

    @Agadjavi…,

    ”Cette démocratie là, telle qu’elle est conduite aujourd’hui ne nous amenera de toutes les façons nulle part”. Sans doute mais celle de Pata non plus. J’étais un opposant au Doc mais à voir de près, je préfère encore sa conception de la démocratie. Au moins lui reconnaissait qu’il y avait une limite à ne pas franchir, ce qui n’est pas le cas de Pata.

    ”Ils ont tous leur agenda caché à commencer par toi Amaury”. Ah bon ? qu’est-ce que tu en sais.
    Par ailleurs, saches que, comme toi, même si la boule d’akassa est à 1 000 F, je l’achèterai. Je n’attends donc rien de Pata qu’une bonne gouvernance et un climat apaisé dans le pays pour que les gens fassent leurs affaires en toute confiance et en toute sécurité. Je ne suis candidat à rien, vraiment rien.

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      Agadjavidjidji 2 mois

      Si tu diriges un mouvement politique comme tu le pretends et que tu n’es candidat à rien alors il y a lieu de rendre le tablier illico…La finalité de toute lutte politique reste la conquête et l’exercice du pouvoir.

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        Amaury 2 mois

        @Agadjavi..,

        Tu as tout à fait raison de le souligner. Toutefois, il n’est pas dit que le dirigeant doit forcément prétendre à quelqu’un chose. Il peut mettre ses moyens et son leadership au service des autres et c’est ce que je fais.

        Cela étant, j’ai remarqué qu’ils sont tous pareils (mouvances d’hier, opposition d’aujourd’hui, opposition d’hier mouvance d’aujourd’hui). Alors, je cherche désespérément le moyen de m’extirper de ce milieu de pourri jusqu’à la moelle.

        Tous parlent au nom du peuple mais aucun ne pense vraiment à ce peuple. Tu as raison dans ton poste de ce matin mais il fallait que je te chahute un peu.

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    GbetoMagnon 2 mois

    “Patrice Talon avait dit…qu’il ne ferait pas un deuxième mandat…le problème ne se pose pas.” 🙂 🙂 Cathie! Voyons 🙂 🙂

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    Cathie 3 mois

    Patrice Talon avait dit lui-même qu’il ne ferait pas un deuxième mandat, donc le problème ne se pose pas. Pour l’instant, il faut qu’il mette en oeuvre son PAG, c’est sa seule sortie. S’il ne réussit pas à réaliser son PAG, il sera chassé comme un “voleur” du pouvoir. Il a encore quelques mois pour montrer qu’il fait quelque chose. Au bout de 2 ans de mandat, s’i n’a aucun résultat, ce serait terminé pour lui, car ce n’est pas en 2 ans ou 3 ans qu’il réalisa son PAG.

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      Tundé 2 mois

      Patrice Talon va aviser le moment venu. Je souhaite qu’il respecte à la lettre notre Constitution et qu’il fasse les 2 mandats si les béninois le veulent. Il est entrain de rehabiliter les fondements d’un état pérenne. Le PAG est un programme ambitieux qui sert de boussole , il reste qu’il n’est pas exempt des intempéries et autres facteurs indépendants de la gouvernance. CE serait sans complexe qu’il faut aborder le bilan.

      Par contre, vous Cathie, vous insistez souvent sur le mandat unique , comme si cela ouvrirait d’office les chemins de la Marina à votre Lionel Zinsou. Je ne suis pas certain.

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        Big 2 mois

        Sortez la queue de talon de votre bouche. Il a déjà joui dedans

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    FRANCK M MAKON 3 mois

    TOUS CEUX QUI PREDIENT 10 ANS A TALON SE TROMPENT CAR NICEPHORE SOGLO A TOUT FAIT AUX BENINOIS , IL NOUS A SAUVE DES 8 MOIS SANS SALAIRE DE KEREKOU .
    IL A AMENAGE LES ROUTES ET SAUVE LE BENIN DE LA BANQUE ROUTE ET POURTANT EN 1996 ET 2001 IL A ECHOUE AUX ELECTIONS CONTRE LE MEME KEREKOU .
    TALON METTRA LE PAYS A FEU ET A SANG POUR OBTENIR UN SECOND MANDAT ET CETTE FOIS – CI IL AURA AU BENIN UNE INSURRECTION CAR NUL N’ACCEPTERA ENCORE UN VI.LAIN TYPE AINSI AVEC DE VI.LAINES PRATIQUES NOUS DIRIGER 10 ANS DURAND .
    JE COMPTE SUR LE SEUL AZZANNAI !

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    GbetoMagnon 3 mois

    Mauvaise foi ! Confusion et incohérence évidente ! On voit de tout ici.

    “Soumettre un élu afin d’asseoir son emprise…une quête…naturelle de…pouvoir” De féodal arriéré oui !
    En quoi dans un pays moderne, gouverner est soummettre ?

    Quant au chantre d’une décentralisation (à base d’ethnicisme), devenu adepte, par fascination bornée pour la force, des manigances de fonctionnaires repris de justice, lorsqu’ils tentent d’éliminer des élus locaux… Si ce n’est pas un esprit embrouillé, je me demande ce que c’est.

    La stratégie de ce pouvoir est clairement celle d’un esprit qui dans l’ombre dicte la conduite à suivre; les politiciens béninois feraient bien de s’en rendre compte et de se sortir les doigts de là où je pense.

    – Syndicats étudiants interdits: rien ne bouge à part quelque “bienveillant” qui disserte dans les journaux et un judas ex-syndicaliste, qui témoigne de décisions “déchirante”.

    Syndicat de police récemment passé à la trappe, sans plus de formalité.

    – Des élus, politiquement “exécutés” en rafale, par d’autres élus (conseillers municipaux),

    – des places politiques fortes (AJAVON) ou potentiellement (le maire de Cotonou et son équipe) torpillées en public,

    – une tentative de réforme constitutionnelle pour museler tous les pouvoirs.

    On va vers la dictature: tous les pouvoirs entre les mains d’un seul au service de conseillers de l’ombre… et servis par des (heureusement) pas très capables et particulièrement maladroits.

    Cette vision est celle d’esprits en embuscade, qui ne sont pas béninois. C’est sûr. Leur objectif est de se garantir la récolte de cette main basse sur le pays en échange de l’appui qu’ils fournissent aux bras cassés du pouvoir.

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    GBOGBOLIKITI 3 mois

    SM,
    je te cite: “Il ne peut pas avoir une relation de subordination entre quelqu’un qui reçoit un mandat du peuple, et un préfet nommé. Il y a là une incohérence.”

    T’as tout dit, les textes sur la décentralisation au Bénin comportent trop d’incongruités, du point où l’homme au gros s’en sert à fond, pour accomplir avec zèle la mission qui lui a été confiée par son mentor.

    Je me pose encore la question de savoir si notre Etat, actuellement est-il bien gouverné par le mafieux seigneur et ses klébés, tous des vautours décidés à dévorer, avec rage et ruse, les pauvres ressources du pays?

    Sommes-nous dans quel type de démocratie, où le pouvoir en place ose imposer son idéologie aux élus locaux de tous les département du pays? Et les Maires qui refusent de comploter avec ce dangereux pouvoir, subissent malheureusement sa pression jusqu’à leur destitution ou révocation pure et simple.

    Les conseillers sont pris en otage par le pouvoir à base des billets de banques et autres moyens et ceux-ci à leur tour, l’aident à travers des coups bas, de la déstabilisation ou encore des diffamations, à évincer les maires qui l’empêcheront lors des prochaines échéances électorales. Talon avait déjà dit lors des campagnes présidentielles que pour maintenir le pouvoir, tout dirigeant intelligent doit réussir à anéantir par tous les moyens, les grands électeurs. Il est alors à l’oeuvre aujourd’hui.

    Il faut forcément que la loi sur la décentralisation soit révisée afin de nettoyer des incongruités qu’elle comporte et limiter ainsi l’autorité du préfet vis-à-vis du Maire.

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    ALLOMANN 3 mois

    À la réflexion exhaustive de @Agadjavi, j’ajoute qu’il faut remettre en cause le processus de la décentralisation tel qu’il est conduit actuellement avec des élus locaux dont la fonction principale est de trafiquer les marchés publics et de vendre les terrains des municipalités afin de s’en approprier les ressources. Au point que les réserves domaniales pour édifier des établissements collectifs (dispensaires, écoles, jardins publics ) ont été entièrement bradées. ….Ça paraît à la fois pathologique et génétique au Benin, au point où on en vient à se demander quelle thérapie pourrait venir à bout de l’irresponsabilité et de la cupidité de nos politiques et de nos cadres…!!!!.Meme les méthodes radicales prônées par @Aziz seraient inopérantes…

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    SM 3 mois

    Tout MAIRE doit se comporter comme des fonctionnaires de l’état une fois les Elections communales terminées car la mairie es un prolongement de l’état.tu ne peux pas rester en opposition à l’état et avancé sur tous les plans.

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      Moi je conteste cette affirmation. S’il y a des nostalgiques du centralisme démocratique, qu’ils aillent s’installer en Corée du Nord.
      La décentralisation au Bénin est malade.
      Il ne peut pas avoir une relation de subordination entre quelqu’un qui reçoit un mandat du peuple, et un préfet nommé. Il y a là une incohérence.
      Tout comme la constitution, cette loi sur la décentralisation renferme beaucoup d’incohérence.

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      Amaury 3 mois

      @SM,

      Vous avez fait vos études où ? Il n’y avait pas la lecture dans le programme ?
      Si oui, donnez moi tapez dans google : Bénin, loi sur la décentralisation et vous verrez tout le recueil. Quand vous auriez fini de lire, vous ne viendrez plus écrire des âneries pareilles sur le forum.

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    Agadjavidjidji 3 mois

    Soumettre un élu afin d’asseoir son emprise locale est une quête presque naturelle de tout pouvoir. Croire le contraire, c’est faire preuve de naivete politique.
    La question est de savoir si ces édiles sont exempts de tout reproche et bénéficient de ce fait du soutien indefectible de leur conseil municipal. Un maire légitime et travailleur a beau être opposant. Il ne se fera jamais defenestré aussi aisément que ne l’ont été les maires des villes citées. La vérité est que la decentralisation dans son format actuel a lamentablement echoué pour avoir repliqué au niveau local tous les maux du pouvoir central: mauvaise gestion, politisation à outrance, népotisme, corruption sous toutes ses formes, concussions….Bref, toutes ces tares qui minent l’Administration centrale et qui l’empêchent d’être productive se sont retrouvées comme par magie au niveau local…

    Mais à y voir de près c’était une persepctive envisageable du moment où nos mairies sont devenues des garages et des lieux de retraite dorée pour le personnel politique en perte de vitesse. Quand ça ne passe pas aux legislatives, les communales deviennent une alternative. L’essentiel est de trouver un canal pour syphonner les ressources publiques. Comment peut-on espérer des mêmes acteurs qui ont echoué au niveau central d’être performants au niveau local. C’est absurde.

    La solution à mon humble devrait passer par un toilettage des textes allant dans le sens d’une limitation de la participation des partis conventionnels à la competition electorale au niveau local. De l’autre côté, il faudra renforcer la participation directe des populations à la base à l’exercice du pouvoir au niveau local. A cet effet, les candidatures indépendantes portées par la base et non la politicaillerie devrait aider à impliquer davantage les administrés qui auront ainsi l’opportunité de transcrire en actes leurs propres aspirations et autres desiderata.

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      aziz 3 mois

      Un post..manifestement de bonne facture…n’est ce pas..

      Pour moi…les beninois disposent..de ressources intectuelles inconstestables..et ils l’ont prouvé..tout au long de l’heure histoire post indépenance

      La conf des forces vives..a été..la manifestation..la plus brillante…et comme..la pseudo révolution de 1972… a fait des émules

      Faisons nous bon usage…de ce atout…?…je ne le penses..

      Sinon..la projet de const..de talon..débarrasé…de ses dispositions…de constitutionnalisation du gan gangt erisme…allait boulverser qualitativement..les moeurs politiques en afrique..puisque beaucoup de pays…allaient s’en inspirer…mais hélas..

      Aussi la décentralisation integrale de la gestion du pays,le mandat unique..pour tout ce qui est électif (afin d’empecher la confiscation..incestieuse de la gestion du pays)…font partie de la dialectique des choses…qui s’imposeront un jour

      J’en suis convaincu

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      Amaury 3 mois

      @Agadjavi..,

      Je suis d’accord avec ton analyse sauf sur un seul point: ”La question est de savoir si ces édiles sont exempts de tout reproche et bénéficient de ce fait du soutien indéfectible de leur conseil municipal.”.
      Sur le plan légal, Léhady se savait indéboulonnable parce qu’il avait la majorité tant au conseil communal qu’au niveau du CDCC. Raison pour laquelle ce scénario éhonté a été déroulé avec un escroc à la manette.
      Quand on veut donner des leçons de morale, il faut être propre. Combien sont propres parmi les nouveaux dirigeants ? Très peu.

      C’est dommage que les mêmes causes produisant les mêmes effets, quand l’équipe actuelle sera balayée (dans 3,5 ans ou dans 8,5 ans, ça viendra surement !) ceux qui vont prendre le pouvoir feront les mêmes choses en représailles à ce qu’ils auraient subi et c’est notre pays qui continuera de végéter dans le sous développement et une grand partie de sa population dans la misère.

      Pour finir, je te rappelle qu’au départ les candidatures indépendantes étaient admises aux élections municipales et que ce sont encore ces vautours de politiciens qui ont changé la loi pour éjecter les indépendants. J’espère que ton appel sera attendu par ton ”mentor ” son excellence, Patrice Guillaume Athanase TALON” alias Agbon-non qui veut tenir tout le monde pour s’assurer une réélection au lieu de travailler pour mériter les suffrages des béninois.

      Affaire à suivre !

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      sonagnon 2 mois

      AGADJAVIDJIDJI se croit dans la cour du royaume d’Abomey en parlant de soumettre un élu pour assoir l’emprise d’une autocratie!!!

      Ici c’est la République du Bénin, tout doit obéir, à la loi, rien qu’à la loi, surtout pas au pouvoir d’un usurpateur qui a profité de la faible organisation de notre pays pour se hisser à la magistrature suprême.

      Le mal de nos pays, c’est d’abord ses intellectuels!!!

      Plutôt que de faire valoir leur savoir pour corriger les dérives, et prévenir la répétition des erreurs, pour que plus jamais l’infamie qui nous accable à travers l’élection de Patrice TALON comme président de la République ne survienne plus jamais au Bénin!!!

      Gloutonnement ils se mettent à la table du festin au détriment du progrès du pays.
      A l’image de AGADJAVIDJIDJI qui fait le griot de Patrice TALON sur ce site, c’est ainsi, malheureusement que des gens envers qui j’avais beaucoup de respect pour leur professionnalisme, sur qui moi j’ai fondé tant d’espoir pour le développement du pays, s’allient à la médiocrité et à la cupidité au pouvoir.

      Corriger tous nos textes dans un dialogue fécond a toujours été ce que nous disons tous les jours.
      Qu’est ce que Patrice TALON a voulu faire???
      Préparer son impunité en remaniant de manière insultante ce peuple, qui a eu sa constitution, dans le sang et les larmes!!!

      Voilà ce que supporte les donneurs de leçon de ce site.

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        Agadjavidjidji 2 mois

        C’est ta haine pour Talon qui brouille ta jugeotte. Tu n’as pas saisi le fond de ma pensée avant de lacher ton chars. Je te le reformule pour toi et pour les autres qui m’ont interpellé.
        Le terme ” soumission” n’est peut être pas le plus approprié pour décrire l’inclination naturelle de l’Executif à surclasser les autres pouvoirs dans tout système analogue au nôtre. C’est justement pour mitiger cette influence qui s’incrit dans la dymanique des pouvoirs que les peres de la Constitution americaine par exemple inscriverent le Check& Balance au coeur de leur pensée politique pour que le pouvoir contrôle le pouvoir.
        Ce que je veux faire comprendre là et qui n’engage que moi est que le desir de prendre le contrôle d’une grande ville est une aspiration tout à fait légitime de la part d’un gouvernement qui compte derouler sa feuille de route et consolider son pouvoir. La politique n’est pas une partie de bellote mais une question de rapport de force. Il appartient dès lors aux elus locaux de renforcer leur légitimité à travers leurs réalisations pour contrer les velleités de conquête de l’Executif. Ceux qui parlent d’autocratie face à ce phénomène doivent aller revisiter Le Prince de Machiavel.

        Pour le reste, je ne suis le griot de personne encore moins un intellectuel. Je ne sais même pas ce que cela veut dire. Je te le répète une fois encore!!!! Le Benin serait demain en cessation de paiement que ça ne changerait pas grand chose pour moi car mon gagne pain est assuré par des intérêts qui sont à des années lumiere de Cotonou.
        Je ne viens ici que pour donner mon point de vue sur les faits qui défraient la chronique et ce seulement à mes heures perdues. Pas pour autre chose.

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          Amaury 2 mois

          @Agadjavi…,

          ”La politique n’est pas une partie de belote mais une question de rapport de force. Il appartient dès lors aux élus locaux de renforcer leur légitimité à travers leurs réalisations pour contrer les velléités de conquête de l’exécutif”.
          Ce n’est pas de légitimité dont il est question car toute personne élue l’est a priori. Il s’agit plutôt de renforcer l’indépendance de la justice pour que cette velléité naturelle de l’exécutif soit contre-balancée par une justice impartiale.
          Vous croyez que si la justice américaine n’était pas ”indépendante” un tout petit peu, tonton Donald n’aurait pas ”soumis” tout le monde à ses lubies.
          Par ailleurs, Le Prince n’est pas une bonne référence en matière de démocratie. Rappelez-vous dans quel contexte il a été écrit.
          Pour finir, vous n’êtes pas un griot de Pata mais vous n’êtes pas toujours objectif dans l’appréciation de ses actes si bien qu’on n’a du mal à vous situer : Étes-vous pour le pays ou pour un clan ?

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            Agadjavidjidji 2 mois

            @Amaury…

            Le Prince a beau dater du XVI eme siècle. Il reste un traité politique référence. Il faut dissocier une tentative d’expliquer d’un phénomene de la justification de ce phenomene. Contrairement à ce que pensent Sonagnon,je ne justifie rien mais je tente d’expliquer à partir des faiblesses du système. Au moins toi tu m’as compris sur ce point.

            Pour en venir à la thématique, la justice est certes un contre-poids de choix dans une democratie mais un parlement fort en est la clé. C’est l’effet conjugué de ces deux pouvoirs qui freine l’Executif.

            Pas toujours objectif dans mes appreciations???? Peut être bien car soutenir le contraire reviendrait à admettre la mise en parenthese de mes propres convictions dans mes opinions. Ce qui n’est pas mon cas. Qui te dis que la vermine anti-Talon qui vient etaler chaque jour sa haine ici roule pour le peuple? Ils ont tous leur agenda caché à commencer par toi Amaury.

            Sois pas naif, mon frère. C’est juste une lutte entre carnassiers pour se positionner au dessus de la chaine alimentaire. Cette démocratie là, telle qu’elle est conduite aujourd’hui ne nous amenera de toutes les façons nulle part.

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            aziz 2 mois

            Agadjavi..je retiens..ta derniere phrase…et me donne raison..lorsque j’avance tout de go..que je ne suis pas un démocrate…disons à l’africaine..

            Ceci étant dit..il faut avoir l’honeteté de reconnaitre que nous sommes dans une farce..avec les rupturiens…que j’ai qualifiés de bande de revanchards jouissifs..

            Aussi la nature ne vend jamais à crédit..puisque tout ce qui ont abusé de la naiveté de ce peuple …sont en train de le payer..

            Qui peut savoir ce qui se passe…dans le coeur et la téte…des soglo,azanai,adjovi,adjavon..et tant d’autres..

            Ils sont manifestement amers et on tous le remord

            Je vous parie…que dans quelques moments..ils vont tous défiler…vers notre collombé les deux églises..voir le general…yayi…qui viendra dire…”je vous ai compris”

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          sonagnon 2 mois

          @ AGADJAVIDJIDJI
          Je me félicite que vous ayez reconnu que l’expression “soumission des élus…” n’est pas appropriée!!!

          Mais rassurez vous, j’ai bien saisi le fond de votre pensée.
          Depuis le début du feuilleton de la suspension puis révocation du maire Léhady SOGLO, à aucun moment vous n’avez condamné la dérive autoritaire du gouvernement dans la gestion de ce dossier.
          Mieux au contraire, votre soutien constant et sans la moindre critique, vous range déjà dans la catégorie des griots de TALON.

          Pour revenir à vos propos, il est évidement normal qu’une force politique cherche à contrôler tous les postes électifs, c’est le jeu normal de la démocratie.
          Là où le bât blesse, ce n’est pas en destituant les occupants actuels de ces postes, sous fond de violation des procédures et corruption des élus locaux, mais lors des consultations électorales.
          Entre outre, je partage amplement votre diagnostic, qui a consisté à citer les maux qui gangrènent l’administration centrale qui se retrouvent les collectivités locales.

          Que ce soit l’administration centrale ayant à sa tête aujourd’hui Patrice TALON, ou les collectivités locales, le seul problème, c’est l’impunité.
          L’instrumentalisation du pouvoir pour régler des comptes politiques, que la gouvernance de Patrice TALON a inauguré, complique encore plus la donne.

          Pour lutter contre l’impunité, il n’y qu’une seule voie. Promouvoir une justice indépendante, crédible, dotée des moyens humains de qualité, et des ressources financières conséquentes.

          C’est le seul levier sur lequel il faut agir, pour éviter tout parti pris et ne laisser aucune place à la politique de deux poids deux mesures à laquelle se livre Patrice TALON.

          Et de manière accessoire, accorder une subvention aux associations qui œuvrent dans le secteur de la bonne gouvernance et de lutte contre la corruption.
          Aussi, créer une prime aux lanceurs d’alerte, et vous verrez que la corruption connaîtra un recule spectaculaire dans notre pays le Bénin.

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    OLLA OUMAR 3 mois

    Ils seront surpris ces ruptu.c.ons

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    Sonagnon 3 mois

    Patrice Talon prépare ainsi un deuxième mandat!!!
    Mais il va d’abord marcher sur nos cadavres avant d’en arriver là.