Bénin : Les réponses de Léhady Soglo aux questions du préfet Toboula

Bénin : Les réponses de Léhady Soglo aux questions du préfet Toboula

Faisant suite aux questions à lui posées par le préfet du département du Littoral au cours de son audition du vendredi 28 juillet 2017, le maire de Cotonou a produit des réponses écrites aux dix questions qui lui avaient été posées par l’autorité de tutelle.

Grand Nokoué au Bénin : La mairie de Cotonou parle de ses amendements

Ces réponses obéissent à l’esprit du texte sur la décentralisation, qui prévoit dans le cadre de l’audition du maire la possibilité pour ce dernier de pouvoir répondre par écrit.

Et selon les témoignages des membres de la commission départementale de concertation et de coordination qui ont pris part à cette séance d’audition, le maire Léhady Soglo avait effectivement émis le vœu de produire par écrit des réponses aux questions de l’autorité de tutelle. Malheureusement, ce vœu du maire Léhady qui lui est pourtant reconnu par la loi sur la décentralisation, n’a pas trouvé d’écho favorable.

Car c’est en absence de ces réponses que le maire a été d’abord suspendu par le ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale, puis révoqué par décret du Conseil des ministres. Votre journal vous publie ci-dessous ces réponses du maire Léhady Soglo afin que Chaque citoyen se fasse une idée de cette situation qui fait couler beaucoup d’encre et de salive. Il s’agit surtout du souci d’équilibre de l’information. Les citoyens ayant eu connaissance, d’une part des questions qui ont été posées au maire de Cotonou, et d’autres part des faits qui lui sont reprochés et qui ont présidé à sa suspension, et plus grave à sa révocation. Il devient non seulement judicieux, mais aussi opportun pour ces citoyens de connaitre ces réponses écrites du maire de Cotonou. Ces réponses,  à défaut de conduire au rétablissement du maire dans ses fonctions ou de justifier les décisions prises à son encontre, doivent tout au moins permettre d’éclairer l’opinion sur sa version des faits au nom du principe du contradictoire.

QUESTION N° 1

En vertu de quelles dispositions légales et réglementaires vous vous octroyez à vous seul des primes de  maintien d’ordre alors que les mêmes charges de maintien d’ordre et de sécurité sont attribuées aux chefs d’arrondissement et aux chefs de village et de quartier de ville (cf. articles 26, 51, 76, 86 et 108 de la loi 2013-05 du 27 mai 2013 ?

REPONSE : Il ne s’agit pas d’indemnités ni de prime mais, des frais généraux classiques octroyés à l’autorité pour assurer certaines dépenses spécifiques de souveraineté : ces frais se payaient depuis le temps de la Circonscription Urbaine. C’est une indemnité classique octroyée déjà au temps de la Circonscription Urbaine de Cotonou.

A l’avènement de la décentralisation, les charges de maintien d’ordre et de sécurité sont prévues par la nomenclature des comptes par nature des communes de janvier 2003 (Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation ; Ministère des Finances et de l’Economie) au compte 6585. Dès lors, sur la base de cette nomenclature, l’indemnité payée au profit du Maire lui permet d’assurer le maintien d’ordre sur son territoire. Il est utile de rappeler que ces frais de maintien d’ordre se payaient au Maire avant le vote de la loi n°2013-05 du 27 mai 2013 qui dispose que les Chefs d’Arrondissement assurent également le maintien d’ordre sur leur territoire. Toutefois, il y a lieu de souligner qu’au Bénin il n’existe qu’un seul niveau de décentralisation. Au demeurant, la loi n°2013-05 du 27 mai 2013 relative aux unités administratives n’a pas fait l’objet de décret de mise en application.

Cette charge ne fait pas partie des actes à soumettre à l’approbation de la tutelle avant son exécution. (cf. Art 144 de la loi 97-029 du 15 décembre 1999).

Le budget étant examiné, voté par le Conseil et approuvé par l’autorité de tutelle.

La prise en charge des Adjoints au Maire Directs et Chefs d’Arrondissement peut faire l’objet d’une réflexion avec votre accompagnement.

QUESTION N° 2

Quelles sont les raisons qui motivent ou justifient l’augmentation de plus de 100% des frais de représentation qui passent de 2 000 000 à 10 000 000 de F CFA pour l’année 2017 et ce, sans délibération spécifique du conseil communal ?

REPONSE : Je me permets de vous rappeler que le processus d’élaboration du budget obéit à la démarche ci-après :

Proposition de crédits par le Maire ;

Examen et vote de crédits par le conseil municipal ;

Approbation du budget ainsi voté par l’autorité de tutelle.

Le montant de 10 000 000 F CFA inscrit au budget de l’exercice 2017, voté par le conseil municipal  et approuvé par l’autorité de tutelle  ne saurait être ma seule responsabilité. Mieux, malgré le vote et l’approbation de ce relèvement des frais de représentation, aucun acte n’a été pris par mes soins pour son application et ces frais n’ont jamais été payés en 2017.

QUESTION N° 3

Veuillez  justifier les raisons de la vente non conforme au prix référentiel (5000  FCFA  le m2) de la servitude du lot 366 du quartier Zongo Nord de 70 m2, objet de l’arrêté municipal 2016 N°24/MCOT/PAM/SG/DSEF/DAD/SOLR du 24/03/2016 portant attribution du délaissé  de parcelles entre les parcelles D et L du lot 366 qui relève du domaine public artificiel de l’Etat et non du domaine public de la Commune de Cotonou ;  ladite vente ayant été faite en violation des articles 6, 7, 8, 10, 13 et 30 du décret 2015-016 du 29 janvier 2015 portant conditions et modalités d’occupation du domaine public et articles 264,  265, 273, 277, 281, 282, 492, 493 et 500 du Code Foncier et Domanial.

REPONSE : Le domaine  en cause, contrairement à ce qui est dit relève plutôt d’un domaine privé de l’Etat, TF  N°438 de la Ville de Cotonou.

S’agissant de la vente d’un domaine du genre, la procédure est réglementée par le décret N° 2015-011 du 29/01/2015.

En effet, à la suite des travaux de lotissement de la Zone, il a été constaté des délaissés de parcelles entre plusieurs immeubles.

La non occupation de ces délaissés constitue des sources d’insécurité pour les riverains de ces immeubles. Ainsi, suivant la jurisprudence lorsque ceux-ci en manifestent le besoin, l’octroi leur est accordé  moyennant paiement.

Dans le cas espèce, la servitude est située entre les parcelles D et E de l’ilot 366 du lotissement de Cotonou Nord, quartier Zongo 5ème Arrondissement appartenant à Monsieur KIKISAGBE. L’intéressé a introduit une demande d’acquisition qui a été examinée par les services des Affaires Domaniales placés sous l’autorité directe du 1er Adjoint au Maire à qui j’ai délégué cette compétence. Cet examen a été sanctionné par une note à mon attention, signée du 1er Adjoint au Maire avec un avis favorable à adresser au requérant.

Le prix de cession appliqué à cet effet, a pour base référentiel la délibération N° 2012/018/MCOT/SG/SCM du 30/11/2012 du Conseil Municipal de Cotonou, le prix de cession des parcelles et chutes de parcelles  au mètre carré est de 5000 F CFA en terre ferme et 3000 F CFA en zone humide.

Il s’en est suivi la prise de l’Arrêté municipal Année 2016 N° 024/MCOT/PAM/SG/DSEF/DAD/SOLR du 24/03/2016, approuvé par l’Autorité de tutelle suivant Arrêté Préfectoral Année 2016 N°02/0141/DEP-ATL-LITT/SG/STCCD du 29/04/2016.

L’application du prix de cession est intervenue avant la mise en vigueur en juillet 2016 de la loi des Finances rectificatives, gestion 2016 instaurant un référentiel de prix de cession des parcelles conformément aux nouvelles dispositions du Code Foncier et Domanial en République du Bénin.

QUESTION N° 4

Veuillez justifier les raisons qui motivent l’attribution abusive d’une voie publique à Midombo dans la 3ème Arrondissement par l’arrêté municipal 2016 N° 043/MCOT/PAM/SG/DSEF/DAD/SOLR du 09/05/2016 aux fins d’habitation, sans avis du Conseil Municipal  et en violation des dispositions des articles 2 à 9  et 11 à 14 du décret 2015-011 du 29 janvier 2015 portant modalités de cession à titre onéreux, d’aliénation à titre gratuit, de location de terres et biens immobiliers du domaine privé de l’Etat et des Collectivités.

REPONSE : En exécution de la décision du Conseil Municipal suivant délibération N° 2014/013/MCOT/SGM/SCM du 1er octobre 2014 relative à l’affectation d’un domaine au Ministère de la Santé pour abriter la Zone sanitaire de l’Ex-Cotonou 2, l’ex  Maire avait attribué à titre gracieux  le domaine constitué du lot 602 du lotissement de Midombo.

Par la suite, ledit domaine a été revendiqué par la collectivité AVLESSI GOUNOU ;  laquelle  a déféré le dossier au Tribunal de 1ère Instance de Cotonou pour faire valoir ses droits sur la Commune de Cotonou.

Dans une démarche de règlement amiable, le dossier a été réexaminé par la Commission Permanente des Affaires Domaniales et Environnementales du Conseil Municipal de Cotonou qui a suggéré  que la ruelle jouxtant le domaine et occupé par des garagistes squatters soit déclassée et attribuée à la  collectivité AVLESSI GOUNOU pour compenser partiellement leur superficie en attendant toute éventualité.

Cette décision de la Commission Permanente des Affaires Domaniales et Environnementales du Conseil Municipal de Cotonou a fait l’objet de la délibération  N° 2014/012/MCOT/SGM/SCM du 1er/10/2014 relative au déclassement de rues dans la Ville de Cotonou, approuvée par  l’Autorité de tutelle suivant Arrêté Préfectoral Année 2014 N° 02/0363/DEP-ATL-LITT/SG/STCCD du 12 novembre 2014 portant approbation de la délibération citée supra.

Ces différents actes pris sont antérieurs à ma prise de fonction.

L’arrêté municipal Année 2016 N°043/MCOT/PAM/SG/DSEF/DAD/SOLR du 09/05/2016 portant déclassement et attribution de portion de voie   pour le compte de ladite collectivité a été soumis à ma signature en application  de la délibération du Conseil Municipal et de l’Arrêté Préfectoral d’approbation sus indiqués  suivant le principe de la continuité du Service public.

QUESTION N° 5

Expliquez les raisons qui motivent l’engagement de dépenses en dehors de la procédure des marchés publics. En effet, certaines dépenses qui auraient dû faire l’objet d’une demande de cotation, selon l’article 30 de la loi 2009-02 du 7 août 2009 portant Code des Marchés Publics et des Délégations de service public en République du Bénin, ont été engagées par consultation directe (mécanisme non prévu par la loi 2009-02 du 7 août 2009) sans avoir recours à la cotation.

REPONSE : Exécuter les dépenses par consultation directe n’est pas interdit. Car le décret portant modalités de mise en œuvre de la procédure de demande de cotation n’est pas encore pris.

Ainsi chaque année, les instructions et modalités d’exécution qui accompagnent les budgets de l’Etat rappellent toujours ces dispositions. Le  rappel fait au titre de l’exercice 2016, figure aux pages 56 et 57 que je vous prie de trouver ci-joint.

QUESTION N° 6

Donnez les raisons pour lesquelles vous avez nommé Madame SINTONDJI épouse YAYA Blandine Nicole au poste de Secrétaire Générale Adjointe en violation de l’article 26 du décret N°021-412 du 15 octobre 2001 portant statut du Secrétaire Général de Mairie et les raisons pour lesquelles vous vous êtes entêté à maintenir l’intéressée au poste malgré la prise de l’arrêté Année 2017 N°08/0075/DEP-LITT/SG/STCCD/SA du 19 juin 2017 portant constat de nullité de l’arrêté municipal  N° 046/MCOT/SG/DRH du 09 mai 2017 portant nomination de la Secrétaire Générale Adjointe.

REPONSE : De bonne foi, j’ai nommé Madame SINTONDJI épouse YAYA Blandine Nicole au poste de Secrétaire Générale Adjointe et fait amorcer aussitôt la procédure de finalisation d’un contrat au profit de l’intéressée.

Après l’annulation de l’acte par vos soins, j’ai instruit le 1er Adjoint au Maire pour amorcer ensemble avec le Secrétaire Général de la Mairie de Cotonou, des consultations au sein du personnel en vue de me faire une nouvelle proposition. Le résultat du groupe restreint a abouti à la proposition Madame AZA-GNANDJI Sèigbénan Danielle Ginette que j’ai nommée par arrêté municipal N° 069/MCOT/SG/SP du 26/07/2017 dont copie ci-jointe.

QUESTION N° 7

Vous voudrez bien donner les raisons qui motivent le gaspillage des ressources financières de la commune dans le cadre des tours de ville que vous effectuez au moyen de locations de véhicules alors que la mairie dispose suffisamment de moyens roulants pouvant assurer le déplacement des personnes impliquées.

REPONSE : Qu’il vous souvienne qu’en réponse à l’une de vos préoccupations relatives à la lettre  n°8/0142/DEP-LIT/SG/SP du 14 février 2017, les réponses ont été en son temps données par la correspondance ci-jointe n°0422/MCOT/SG/IGSM/DSEF du 28 février 2017.

Cependant, je me permets d’apporter quelques clarifications complémentaires :

Sur l’existence de moyens roulants à cette période, je pus vous assurer qu’à ce jour, les services techniques notamment la Direction des Services Techniques, la Police municipale ne disposent pas de matériel roulant pour assurer le transport des équipes commises aux diverses opérations de contrôle au quotidien des prestations fournies par les entreprises. Il en est de même pour le Service de Recouvrement des Recettes Non Fiscales et la Cellule de Communication ;

Sur la période indiquée par votre question, il convient de souligner qu’en ce moment, même les Adjoints au Maire n’étaient pas encore dotés de véhicules de fonction. C’est le cas du Directeur de Cabinet et du  Secrétaire Général ;

Sur le montant élevé des frais de location, je tiens à préciser qu’il s’agit de location sur toute une période pour le premier cas, objet de la lettre de commande n°20592/16/MCOT/SG/DSEF/DSF/SBC-DEB du 29 janvier 2016, période du 1er février au 1er mars 2016 et du 5 au 6 mars 2016  pour le deuxième cas, objet de la lettre de commande n°20591/16/MCOT/SG/DSEF/DSF/SBC-DEB du 24 mars 2016, période du 25 avril au 25 mai 2016. Ces locations ont permis, comme indiqué plus haut, aux services de la DST d’assurer les contrôles, mais également à la Cellule de Communication pour ses missions quotidiennes.

Tenant compte de vos observations, j’ai sensiblement diminué la location de véhicules.

Désormais, ces opérations sont placées sous la supervision du Deuxième Adjoint au Maire qui organise et réquisitionne en tant que de besoin des véhicules de service si nécessaire.

QUESTION N° 8

Justifiez la prise de la note de service n°0037/MCOT/CAB/DC/DAC-SP du 20 juillet 2017, portant mission d’une délégation de la Mairie de Cotonou à Genève eu égard à l’arrêté préfectoral n°8/101/DEP-LIT/SG/STCCD/SA du 17 juillet 2017, portant refus d’approbation de la participation du Maire de la Municipalité de Cotonou à la Co-célébration de la fête du 1er août du Bénin et de la Suisse (édition 2017) à Genève.

REPONSE : Suite à votre refus d’approbation de ma demande de voyage, j’ai après consultation avec le Directeur Europe du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération, soumis à nouveau à votre appréciation les éléments justificatifs de mon voyage suivant la correspondance n°1642/MCOT/SG/SP du 19 juillet 2017, que je vous ai envoyée et que je vous prie de trouver à nouveau, ci-joint.

Espérant que ces éléments vous amèneraient à reconsidérer votre position et tenant compte de l’envergure du Projet (Co-Célébration de la Fête Nationale par les deux Etats : BENIN et SUISSE), j’ai pris une Note de Service interne pour faciliter les formalités administratives. Cette Note de service n’est pas créatrice de droit, mais juste à titre d’information.

Encore une fois, je me permets de vous rappeler que ce projet de voyage n’est pas une initiative personnelle, mais plutôt celle des autorités béninoises.

QUESTION N° 9

Comment expliquez-vous les collisions qu’on observe dans la gestion des Marchés communaux qui font état de ce que quatre (04) différentes soumissions d’offres sont déposées par une seule personne ?

REPONSE Le principe général : l’Autorité contractante municipale utilise pour ses dossiers les DAO types rédigés par l’ARMP et prescrits par le décret n°2012/305 du 28 août 2012 portant approbation des dossiers types d’appel d’offres en République du Bénin. Dès lors, la mairie, en fonction de la nature du marché à passer se réfère aux modèles types.

Par ailleurs, chaque DAO type indique les pièces que doit fournir chaque soumissionnaire et les modalités d’appréciation de ces pièces.

Comme pièces pour les travaux par exemple nous avons :

L’original ou la photocopie légalisée de l’attestation de non faillite datant de moins de trois (3) mois à la date de dépôt des offres et délivrée par un tribunal de première instance (pièce éliminatoire) ;

Une attestation des IMPOTS en original, comprenant PATENTE-BIC (bénéfices industriels ou commerciaux) – TVA – IPTS (l’Impôt Progressif sur les Traitements et Salaires), prouvant que le soumissionnaire a satisfait à ses obligations fiscales à la date de dépôt des offres (pièce éliminatoire) ;

Une attestation de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) en original prouvant que le soumissionnaire est à jour vis-à-vis de la sécurité sociale à la date de dépôt des offres ; (pièce éliminatoire) ;

Une copie certifiée conforme du registre de commerce et des statuts définissant la forme juridique de l’Entreprise ainsi qu’une copie certifiée conforme de son numéro IFU (en original ou en photocopie légalisée dans l’offre originale) (seul l’IFU est éliminatoire) ;

Déclaration du code d’éthique et de moralisation dans les marchés publics et les délégations de services publics en République du Bénin (pièce non éliminatoire) ;

L’original ou la photocopie du Relevé d’Identité Bancaire (pièce non éliminatoire) ;

La liste des prestations similaires déjà exécutées pour les anciennes entreprises suivie des attestations de bonne fin d’exécution ou des procès-verbaux de réception, signées par les maîtres d’ouvrage ou leurs représentants (administration publique, société ou offices d’état ou mixtes, représentations ou organisations internationales au Bénin) pour les trois (03) dernières années ou la liste des qualifications et des références professionnelles du personnel d’encadrement pour les entreprises naissantes (3 ans d’expérience,) ( pièces non éliminatoire);

Les états financiers des trois dernières années présentés par un comptable employé de l’entreprise ou attestés par un membre de l’Ordre des Experts Comptables et Comptables Agréés et portant la mention DGID et pour les entreprises naissantes, les justificatifs requis de leurs capacités financières (bilan d’ouverture) ; la page de certification du membre de l’OECCA du Bénin et celle portant la mention de la DGID doivent être en original ou en copie légalisée. Les entreprises naissantes et celles qui n’ont pas encore trois années d’existence devront fournir leur bilan d’ouverture et leurs états financiers de leurs années d’existence (pièce non éliminatoire) ; ou une attestation d’une banque agréée en République du Bénin certifiant que le soumissionnaire peut bénéficier de crédits bancaires (pièce non éliminatoire).

La méthodologie et le planning d’exécution des travaux,

Garantie de soumission délivrée par une institution financière agréée ;

Le bordereau des prix unitaires :

Le devis quantitatif et estimatif :

La liste des matériels (le candidat doit fournir la preuve de propriété des matériels qu’il propose. les matériels loués doivent être justifiés par des attestations de promesse de mise a disposition ou de location). C’est suivant ces normes que les DAO sont élaborés et mises en concurrence.

A l’étape d’examen des offres, les membres de la commission de passation s’assurent de la présence et des mentions obligatoires sur ces pièces pour valider leur recevabilité.

Le marché est attribué au soumissionnaire dont l’offre technique est conforme pour l’essentiel et l’offre financière est le moins disant.

Les différents contrôles, vérifications et approbations s’exécutent dans un planning serré défini dans le décret n°2014-551 du 24 septembre 2014 fixant les délais impartis aux organes de passation des marchés publics et des délégations de service public.

Les dossiers d’appel a concurrence ne vise pas le groupes d’entreprises mais des sociétés.

Les entreprises, dans la perspective de se voir attribuer un lot dans un appel d’offres de plusieurs lots soumissionnent à plusieurs lots et de faire leur proposition de prix en conséquence dès lors que le DAO leur offre la possibilité.

QUESTION N° 10

Au nom de quel principe vous avez autorisé la destruction et l’incinération des valeurs inactives non placées effaçant ainsi les traces de certaines opérations irrégulières jusqu’en 2013 alors que la durée minimale des archives dans l’administration publique est de dix (10) ans ?.

REPONSE L’opération d’incinération de valeurs inactives non placées ne relève pas de la compétence du Maire de Cotonou.

En effet, la gestion des valeurs inactives relève des compétences du Receveur-Percepteur, comptable de la Mairie, agent du Trésor Public, nommé par le Ministère en Charge de l’Economie et des Finances et placé sous la hiérarchie directe du Directeur Général du Trésor  et de la Comptabilité Publique.

En conséquence, le Receveur-Percepteur est le seul qui juge de l’opportunité et de la nécessité d’incinérer les valeurs inactives non placées sur une période indiquée.

Je vous prie de trouver ci-joint les pièces justificatives de l’opération d’incinération objet de votre question.

Par ailleurs, je vous fais parvenir à toutes fins utiles, quelques documents relatifs aux incinérations antérieures

Commentaires

Commentaires du site 17
  • Avatar commentaire
    Romuald K. 2 semaines

    C’est bien, qui commence bien fini bien,Dieu créateur du ciel et de l’univer visible & invisible dira son dernier mot.
    Qui est juste ? Qui est parfait ?
    Je me demande si la perfection est de ce monde.
    Que ceux qui peuvent comprendre , comprennent.

  • Avatar commentaire
    Amaury 2 semaines

    Question 6 : ”Donnez les raisons pour lesquelles vous avez nommé Madame SINTONDJI épouse YAYA Blandine Nicole au poste de Secrétaire Générale Adjointe en violation de l’article 26 du décret N°021-412 du 15 octobre 2001….”

    Que ce gouvernement, champion toute catégorie confondue en violation violente des textes de la république, en vienne à reprocher à quelqu’un de faire des nominations en violation d’un texte de la république révolte et écoeure. Il faut vraiment oser quoi !!!!

    Ils n’ont peur de rien et n’ont honte de rien.

    Lamentable !

  • Avatar commentaire
    Karl 2 semaines

    Et dire que Modeste Toboula avait été condamné en 2015 pour “escroquerie en bande organisée”, le voilà qui passe pour le saint et fait la morale de bonne gouvernance par des agitations stériles au lieu de suivre les procédures normales. Cela ne peut que se passer sous la rupture.

  • Avatar commentaire
    Karl 2 semaines

    Le ridicule ne tue pas au Bénin et quand des gens sont nés avant la honte, allez comprendre leur agitation. Sinon, comment comprendre Modeste Toboula, condamné en 2015 pour escroquerie je dis bien condamné, soit nommé Préfet à l’ère d’une soi-disant rupture par Talon. Tout porte à croire que ce sont ses talents d’escrocs qui ont séduit Talon. Et c’est celui-là qui vient faire des leçons de moral à autrui en violation des règles de la République. Pourquoi cette moralisation de la vie publique sélective ? Et le cas du maire de Porto-Novo sur qui pèse un soupçon de 250 millions disparus? Est-ce parce qu’il est du PRD, qui a déjà fait allégeance à Talon qu’il est tranquille ? Pourquoi, tout le monde doit-il faire allégeance à Talon? Le cas échéance on vous applique la politique de « la ruse et de la rage ».

    • Avatar commentaire
      Korokoro 2 semaines

      Karl
      Il s’est déjà confessé. Il est de l’église catholique.
      Maintenant .il peut tout faire.

  • Avatar commentaire
    Napoléon1 2 semaines

    Aucune des questions posées et les réponses données ne justifie la démarche expéditive de suspension et de révocation d’un maire élu par son peuple.

    Pourquoi le Gouvernement Talon et son préfet veulent être partie et juge à la fois dans un Etat de droit?

    En aucun cas nous ne devons laisser établir comme norme, que l’on puisse opérer de l’acharnement politique en se servant des attributs de l’Etat pour faire taire un adversaire politique.

    C’est ce qu’il y a de plus périlleux contre la démocratie.

    Attendons que les instances judficiaires se prononcent sur cette affaire. Car le dernier mot appartient aux instances de justice.

    Mais un enseignement est déjà tiré de cette révocation expéditive de la part d’un pouvoir anti-démocratique:

    Le régime présidentiel a vécu avec cette allure dictatoriale qui ne veut rien laisser d’autonomie aux collectivité locales..

    Si les prefets ont cette liberté de manipuler, d’inventer des accusations infondées pour se débarrasser des maires élus, la décentralisation n’est alors que trompe-oeil.

    Le Bénin doit être réformé en Etat fédéral avec des compétences et des attributions bien limitées et bien spécifiées pour chaque entité.

    Le régime présidentiel avec un pouvoir central tel qu’il est aujourd’hui est une sequelle de l’administration coloniale qui jamais n’accordera la liberté et l’autonomie aux communes et ainsi est incapable de conduire le pays au développement socio-économique auquel aspirent les populations.

    Le Bénin doit Oser une telle réforme. C’est à ce Prix que l’on comprendra que le pays a véritablement acquis son independance.

    Les présidents passent, les gouvernements passent, les préfets aussi mais ce qui restent toujours ce sont les communes. C’est ce qu’il y a lieu chez nous de renforcer.

  • Avatar commentaire
    GbetoMagnon 2 semaines

    L’essentiel est que tout le monde ait saisi que:

    – l’opposition des SOGLOS au projet de modification de la Constitution est est la vraie raison de toute cette histoire,
    – le Droit et la Justice sont les seuls moyens et autorité normalement en charge de ces affaires là,
    – par parenthèse, le gouvernement et ses affidés montrent, au delà de leur malveillance, l’incompétence crasse, en matière administrative, de beaucoup de cadres qu’ils utilisent.

  • Avatar commentaire
    sonagnon 2 semaines

    A la lecture de cette réponse, il est établi clairement que la suspension et la révocation du maire Léhady SOGLO est n’ont aucune base juridique, et s’apparentent à règlement de compte politique qui est la spécialité du pouvoir en place.

    A l’étape actuelle, rien ne permet de prouver la véracité des faits de faute lourde.

    Seul un tribunal peut confirmer s’il y a faute ou pas. Car, les réponses apportées par Léhady SOGLO doivent faire l’objet d’une appréciation par les spécialiste du droit.
    Alors pourquoi ce gouvernent d’incompétents et de parvenus utilise le pouvoir du peuple pour détruire au lieu de construire????

    Pourquoi ne peuvent ils pas attendre, la confirmation des fautes???

    La décentralisation est en mal au Bénin, il y a une urgence absolue pour revoir les textes.

  • Avatar commentaire
    OLLA OUMAR 2 semaines

    Avec ces réponses concises et implacables , qu’ils viennent nous dire ici que le benin manque de compétences.
    Le jour et la nuit ,entre lehady et ce toboula qui bientôt s’en ira du paysage politique tout penaud , la queue entre ses pattes .
    Les juges administratifs saisis vont les débouter ces ruptu.c.ons , et les juges populaires se préparent à les dégager avec fourches , gourdins et canons ” à eau “

    • Avatar commentaire
      Jean 2 semaines

      Olla Omar,
      J’ai l’impression que tu n’as jamais assisté à un procès dans un tribunal.
      Il ne suffit pas de rechercher la cohérence dans les réponses d’un accusé pour l’innocenter; le cas échéant plus de 50% de nos prisons ou des prisons dans le monde seraient vides.

  • Avatar commentaire
    Totchénagnon 2 semaines

    C’est honteux pour ce pays et pour le système politique mis en place appelé DÉMOCRATIE. Oui, en lisant les réponses apportées aux questions à lui posées, on pourrait naïvement dédouaner le maire, puisqu’il apparaît une certaine logique. Mais au fond et la réalité sur le terrain révèlent tout autre chose. Voilà comment cette démocratie crée des pilleurs à col blanc. Si nous voulons réellement donner un avenir à ce pays, réfléchissons par nous même pour mettre en place un système de gouvernance qui tient compte de nos réalités et non des systèmes importés d’autres peuples.

    On aura beau critiquer Paul KAGAME. Je parie que de pareils gâchis ne se passeraient pas au Rwanda. Que veut le peuple in fine. La PAIX et le PAIN. La liberté n’est qu’une illusion. Car au Bénin, sous le prétexte fallacieux de pays de LIBERTÉ, on pille impunément les maigres ressources du pays.

    Vivement qu’un jour, que le BÉNIN connaisse son Rawlings ou son Kagamé.

  • Avatar commentaire
    Prince Toffa 1er 2 semaines

    C’est un agneau pris au milieu d’une horde de félins politiques qui ont même déjà eu sa peau avant de s’attaquer à lui.
    Mais,mais mais… Aurions nous su tout ce déballage et mégestion si les Soglo avaient apporté leur soutien à la révision de la Constitution ?

  • Avatar commentaire
    Gombo offline 2 semaines

    Comme je l’ai dit des le depart, aucun desarguments vances par le clan Talon pour ecarter Lvs ne tient la route…
    En tout cas rien de ce qui est avance ne peut constituer une faute lourde devant un tribunal digne de ce nom…
    1-Le prefet ne vote ps le budget de la mairie quoiqu’on puisse penser des montants des indemnités. Le budget vote pr le conseil municipal prevoit ces indemnites, elles sont dpnc legales comme le sont les 5 millions payes au can-cre Toboula
    2- Les voyages du maire ne sont pas soumis a autorisation du prefet et meme s’ils l’etaient, le voyage n’etait meme pas commence
    3- les prix de reference de terrain dont on nous parle , de l’aveu meme de Talon dans sa lettre de vol du domaine de l’etat etaient de 3000/m2… c’est probablement a ce prix que Talon lui meme et bien des caciques voleurs du pays ont a acquis leur parcelles dns la zone de la radio

    Des grIots au service du clan Talon viennent nous parler de demeure de 750 millions sans donner la moindre source de leur estimatikn de l maison de LVS…
    On nous parle de malversations sans le moindre element de prieuve, sans publication des rapports d’audit (4 menes par des cabinets lies au pouvoir , Dagnon et Deloitte..)
    Pour finir on nous dit que LVS a fui avec les preuves … Preuves de quoi ? Quelles est l’accusation ?

    Nul ne sait si LVS a detourne, mais ce qui est sur , c’est que Talon et Toboula ont viole la loi et le tribunal administratif ou la cour supreme en decideront tot ou tard

  • Avatar commentaire
    Olatundji1 2 semaines

    La mafia de Cotonou a toujours la réponse juste hein et aux problemes de gestion de la ville ..pas de réponse depuis une décennie.. primes mensuelles de 14 millions de FCFA pour le Maire primes d escalier ahahaha j espère qu’ il va s octroyer des primes pour avoir escalader les murs ces derniers jour.une bande de délinquants une association mafieuse.7ans qu’on le dit et maintenant tout le monde s’en rend. Compte

    • Avatar commentaire
      aziz 2 semaines

      Actuellement notre prince héritier est quelque part dans un trou..avec les rats et crabes…sous les hautes herbes de cotonou

      Et les primes de 14 briques…lui filent au nez

      • Avatar commentaire
        OLLA OUMAR 2 semaines

        Aziz , crois le , mais tu te trompes ; si l’es.c.roc de talon aprés sa fuite dans un lugubre coffre de Peugeot s’en va se réfugier dans son somptueux appartement du 16e à Paris , lehady dont la fuite a plus de panache et d’élégance , à la james bond , au nez et à la barbe de la horde des policiers envoyés pour le cueillir et le honnir , je disais que lehady est bien aux frais dans son appartement , en bordure des quais de la Seine , du côté de Boulogne .
        ainsi va la vie des princes qui vous gouvernent