Bénin-Etude sur le diagnostic institutionnel: Un outil pour lever les contraintes au développement

Bénin-Etude sur le diagnostic institutionnel: Un outil pour lever les contraintes au développement

Le Bénin disposera bientôt de son diagnostic institutionnel. Le processus d’élaboration de cet outil de développement très prisé a été lancé vendredi 25 août 2017 à l’hôtel Azalaï.

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Un panel multidisciplinaire d’experts a été convié à cette tâche. La cérémonie de lancement a connu la présence de M. Romain Houssa de l’université de Namur et du Professeur Marc Kpodekon, Directeur général du Cbrst représentant la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Quelles sont les contraintes économiques au développement des institutions ? Comment le changement institutionnel produit des résultats positifs nécessaires au développement ? Telles sont les grandes questions auxquelles va répondre le diagnostic institutionnel du Bénin. Lancé le vendredi dernier, le processus de sa réalisation qui prendra fin l’année prochaine, a commencé par un atelier qui a réuni des experts de plusieurs disciplines comme l’histoire, l’économie, le droit, l’agronomie, les sciences politiques et quelques acteurs de la société civile. On peut citer John Igué, Léonard Wantchékon, Mathias Hounkpè, Cyriaque Edon, Albert Hlonkou, Sotindjo, Gustave Assah

Cette étude est réalisée dans le cadre du programme de recherche Economic Development and Institution (EDI) financé par le Department for International Development (DFID) et conjointement développé par l’Ecole d’Economie de Paris (PSE), l’Université de Namur, l’Aide à la Décision Economique (ADE), et Oxford Policy Management (OPM).  Elle est financée par l’agence pour le développement international de la Grande Bretagne(Ukaid). Selon M. Romain Houssa, « C’est un outil qui va travailler sur les contraintes économiques auxquels le Bénin est confronté. L’objectif est d’identifier les problèmes afin de proposer des solutions de développement durable ».

L’un des objectifs du programme de recherche Edi  de concevoir un «outil de diagnostic institutionnel» pour contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de politiques de développement, plus éclairées et plus appropriées, dans les pays en développement (Research Activity 2-RA2). En particulier, l’outil de diagnostic institutionnel proposé par EDI cherche à aller au-delà de la méthode existante de «diagnostic de croissance», élaborée par Hausmann, Rodrik et Velasco (2005), et actuellement appliquée par les institutions internationales sur beaucoup de pays à travers le monde. En effet, bien que la méthodologie existante soit très utile pour l’identification des contraintes qui pèsent sur la croissance économique des pays, elle renseigne très peu sur leurs causes profondes et de ce fait ne permet pas de proposer des solutions capables de résoudre fondamentalement les problèmes identifiés.

« Il s’agit d’un processus national qui implique tous les acteurs du développement qu’ils soient du secteur formel ou informel  mais aussi séquentiel », précise M. Houssa.

Par exemple, lorsque le faible niveau d’accumulation du capital humain est identifié comme une contrainte qui ralentirait la croissance, la méthode ne renseigne pas suffisamment sur les causes profondes qui expliquent ce résultat, lesquelles devraient permettre pourtant d’identifier des politiques appropriées. Le projet  analyse des informations sur 172 indicateurs, relatifs à la performance institutionnelle, obtenues de la base de données (2017), sur un groupe de 45 pays, incluant les 44 pays considérés dans l’analyse sur la Tanzanie plus le Lesotho. Ce dernier a été ajouté parce qu’il était assez comparable au Bénin du point de vue du niveau du Pib par tête au début des années 1990.

Commentaires

Commentaires du site 6
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    Maou 2 mois

    N’importe quoi. La seule solution de ces genres de réunion, c’est permettre à certains de nos agents de l’administration publique de déguster un plat surfacture dans un restaurant de la place et où passer au moins une nuit dans un hôtel du pays. Nous sommes en 2017; l’accès à ‘eau potable est réservé à une certaine relire .

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    La réunionite est une exception des francophones. Ils passent leur temps à se réunir pour rien décider. Le contraire chez les anglo-saxons qui se retrouvent pour prendre des décisions.

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    GbetoMagnon 2 mois

    Qu’est-ce qu’ils se font comme blé, à l’hôtel Azalaï, avec toutes conférences de presse, ateliers, séminaires…

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      Joeleplombier 2 mois

      Mais oui; des retrouvailles autour d’une table ronde ou ovale pour du barvardage.
      Ils se présentent comme des experts dans tels ou tels domaines.
      Le quotidien des pseudos cadres de notre pays..On met à contribution les caisses du trésor public en augmentant du coup le chiffres d’affaires de cet établissement hôtelier.
      Cherchez qui se cache derrière la gérance de l’hôtel Azalaï.
      Pauvre de mon pays. Un désert de compétences. Des cadres tarés avec de vrai -faux diplômes. .

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        FOLKLORE 2 mois

        Ils vont se réunir pour découvrir des solutions que tout le monde connait depuis 30 ans.
        Donc tous les régimes qui se sont trompés depuis 30 ans
        Tous les candidats aux élections présidentielles qui ont élaboré des projets l’ont fait sans connaître les problèmes. C’est l’art de monnayer le bavardage. C’est aussi une forme d’oisiveté!

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      GbetoMagnon 2 mois

      “toutes CES conférences…”