Démarcheur de friperies à missèbo : Une activité florissante

Démarcheur de friperies à missèbo : Une activité florissante

Réputé pour la vente de vêtements en tout genre, le marché de missèbo est le lieu où jeunes et adultes se font une santé en matière vestimentaire. Situé en plein cœur de Cotonou, ce marché représente le lieu de prédilexion des ‘’démarcheurs’’ de friperie, une activité florissante et lucrative au Bénin.

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Accueillant les clients à l’entrée du marché missèbo, avec les expressions qui leur sont propres, les démarcheurs de friperie se bousculent. Au-delà d’être un réflexe, l’attitude de ces derniers revêt un caractère pécuniaire. En effet, le démarchage de friperie consiste à aborder les clients, connaître leurs besoins et s’appliquer à les satisfaire.

Dans cet exercice, le démarcheur se met à la place d’un manager, un grand connaisseur de la mode. Selon Dodji Cossi, un ancien démarcheur, le démarcheur agit sur la psychologie du client en influençant ses choix. Au delà de cette agilité dont font montre les démarcheurs devant le client, c’est un véritable travail qu’ils exercent a laissé entendre le sieur Cossi.

Une complicité certaine

Abonnés à plusieurs stands de vente, leur méthode est de les faire visiter aux clients. Ils aident donc le client à trouver le vêtement recherché, et se font une marge sur le prix de vente de chaque article. Cela avec le consentement du propriétaire du stand.

« Une chemise Louis Vuitton, je peux la vendre à 2000f. Mais le démarcheur qui amène un client est libre d’augmenter le prix », a expliqué Cossi, le togolais.

A en croire ce dernier, le démarcheur peut gagner assez d’argent s’il sait faire son travail. « J’ai suivi une formation en tissage et comme cela ne donnait rien, je me suis lancé depuis l’an 2000 dans la vente ambulante de friperie. Par cette activité, j’ai pu créer mon propre bisness de vente de friperie, et je me suis installé. J’ai également pu construire une maison où je vis grâce à cette activité. J’en connais aussi qui ont réussi dans ce domaine, même mieux que moi », a-t-il témoigné. Abondant dans son sens, Pierre un jeune démarcheur, nous fait part de son expérience en ces termes: « Je viens d’acheter six jeans pour un client qui repassera les prendre. Sur chaque jean, j’ai eu un bénéfice de 2000f. Grâce à cette activité, je me suis fait beaucoup d’amis et je ne fais rien d’autre que cela. C’est mon unique source de revenue ». Pour lui, il est bien possible de gagner plus d’argent quand on est en mouvement, contrairement au vendeur qui reste sur place.

« Je dois faire recours aux démarcheurs puisqu’ils maîtrisent mieux le marché. Leur commission est de 500f chez moi », a affirmé Franck Da-Silva, un client.

Amertume affichée

Cependant, Si cette activité permet à ces jeunes de sortir du chômage et rend service à certains, ce n’est pas le cas de tout le monde. Prudencia Dègbé, étudiante en sociologie à l’Université d’Abomey-Calavi, en fait partie. Et elle n’a pas tari de mots pour le faire savoir.

« Le client dépense deux fois plus sur son achat, et il doit payer en retour le démarcheur pour le service rendu », s’est-elle désolée.

Pire argue-t-elle, certains démarcheurs de friperie ont tendance à multiplier le prix des vêtements avec un système de marketing qui rime avec le vol. Je me passe de leurs services pour me débrouiller seule, a indiqué l’étudiante

Commentaires

Commentaires du site 1
  • Avatar commentaire
    aziz 2 mois

    Ces démarcheurs gagnent bien leur vie…et tant mieux..

    Et ce ne sont pas seigni,yawa,agadjavi,tundé,franck,toffa….qui nous démentiront…vu qu’ils sont les premiers et réguliers clients

    Hihihihihi kikikiukiki