Gestion des inondations au Bénin : L’ANPC Vole au secours des populations Sinistrées

Gestion des inondations au Bénin : L’ANPC Vole au secours des populations Sinistrées

Depuis quelques jours, les eaux du Fleuve Niger et celui du Mono sont sorties de leur lit créant des dégâts dans certaines communes de nos départements. En matière de gestion des Risques de Catastrophes, la législation béninoise a situé les responsabilités.

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Ainsi, selon l’article 76 alinéa 6 de la loi 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des Communes, les maires doivent prendre le soin de prévenir, par les précautions convenables et de faire cesser, par toutes les mesures appropriées, les fléaux calamiteux tels que les incendies, les inondations, les maladies épidémiques ou contagieuses et de faire atténuer, par organisation des secours nécessaires, les conséquences des accidents et desdits fléaux.

Le maire peut dans ces cas, demander le concours des services déconcentrés de l’Etat. C’est donc les maires qui doivent prendre les mesures nécessaires pour prévenir et secourir leurs populations dans un premier temps en cas d’inondation ou de catastrophes). C’est d’ailleurs dans cette vision de la loi que l’Agence Nationale de Protection Civile (ANPC) a procédé à des séances de formation des maires, et les à exhorter à avoir un plan de contingence, un outil nécessaire de planification des risques de catastrophe. Elle a aussi développé au niveau des plateformes communales de Réduction des Risques de Catastrophe et d’Adaptation au  changement climatique le réflexe de la prévention en organisant des exercices de simulations dans certaines communes car il vaut mieux prévenir que guérir.

Le plan ORSEC (Organisation de la réponse de sécurité civile) adopté en conseil des ministres le 21 Décembre 2016, qui met l’accent sur la prévention des catastrophes a été largement vulgarisé à tous les préfets des départements et aux maires. A cet effet,  la loi sur la Décentralisation en ses articles 11 et 13 appelle les préfets à prendre par voie réglementaire, les mesures propres à assurer la police, le maintien de l’ordre public et la protection civile. Le préfet est donc le responsable sur le plan départemental.  Outres ces dispositions, la loi 2013-05 du 05 Mai 2013 portant création, organisation, attribution et fonctionnement des unités administratives confère également aux chefs du village ou quartiers de ville, la nécessité de prendre eux aussi à leur niveau les mesures idoines  pour le maintien de l’ordre public et de la protection civile. C’est donc dans cette optique que l’Agence Nationale de Protection Civile (ANPC) a installé et Formé les plateformes locales de Réduction de Risques de Catastrophes et d’Adaptation au Changement Climatique des Communes à haut risques d’inondation aux fins d’inciter les chefs de village et quartier de ville à prévenir, secourir et gérer les catastrophes depuis la base.

Nonobstant ces dispositions prévues par la loi, l’Agence Nationale de Protection Civile dirigée par le Commissaire Divisionnaire de Police Aristide DAGOU, a déjà procédé à des pré positionnements de vivres et de non vivres dans certaines communes du Bénin. C’est ainsi que plusieurs communes telles que Malanville, Karimama, Grand-popo, Lokossa, Athiémé, Zogbodomey, Zagnanado, Ouinhi, Bonou, Adjohoun et Dangbo ont récemment reçues les assistances humanitaires de l’ANPC afin de faire face provisoirement aux dégâts causés par la sortie de ces fleuves de leur lit.  En effet, par endroit, des centaines de tentes, de nattes à deux places, de moustiquaires imprégnés, de Couvertures, de bidons d’huiles, de cartons de sardines,  de cartons de savon, de paquets  tôles et de points galvanisés ont été déjà apportés aux communes.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, Sacca Lafia, Président de la Plateforme Nationale de Réduction des Risques de Catastrophe et d’adaptation au Changement Climatique est très préoccupé par la situation. Il la suit de près.En dehors des vivres et non  vivres, il y a aussi eu des matériels de secours qui ont été donnés par l’ANPC aux pairs éducateurs et aux secouristes qui sont déjà formés sur le secourisme et la sensibilisation de la population en cas de Catastrophe.

Des communiqués et sensibilisations de proximité voire radiophoniques sont actuellement en cours pour sensibiliser au mieux les populations à affront

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