Bénin: L’opposition au régime, une nécessité pour vitaliser la démocratie

Bénin: L’opposition au régime, une nécessité pour vitaliser la démocratie

Après sa démission, Candide Azannaï rompt le silence

Le sujet fait partie des questions les plus évoquées dans l’opinion ces derniers jours. La décision du parti de Candide Azannaï d’évoluer dans l’opposition divise l’opinion.

Mais au-delà des arguments avancés par chaque camp, il y a le fait que dans toute république moderne, l’existence d’un mouvement dit de l’opposition est nécessaire pour faire prospérer la démocratie. La polémique enfle depuis que le parti Restaurer l’Espoir, RE, au cours de son 3e congrès à Abomey, a annoncé son intention d’être de l’opposition. Certains trouvent que cette option du parti de Candide Azannaï est une espèce de trahison de ce dernier envers Patrice Talon. Les tenants de cette thèse font partie certainement de ceux qui n’ont pas écouté les explications du secrétaire général de ce parti, l’He Guy Mitokpè, sur la Radio Soleil Fm, à propos de quelques raisons qui ont motivé la démission de l’ancien ministre.

En somme, il a évoqué des points de divergences entre l’ancien ministre et le président de la République sur certaines questions. Le cas des casses sauvages des populations ou encore le projet de révision de la constitution. Selon le Sg de Restaurer l’Espoir, Candide Azannai s’est rendu compte que Patrice Talon s’écartait du plan de gouvernance qu’ils avaient élaboré. C’est pour cela qu’il s’est vu dans l’obligation de démissionner parce qu’il n’était pas écouté.

Le choix de l’opposition

Une fois sorti du gouvernement, Candide Azannaï en tant que leader politique devrait situer politiquement l’opinion, ses militants et ses sympathisants. Cela devait se faire depuis le jour de sa démission le 27 mars 2017, pour indiquer sa nouvelle posture politique. C’est cette nouvelle posture qui a été annoncée au cours du congrès d’Abomey du 6 octobre dernier. Celle de se ranger dans le camp de l’opposition au régime, et cela ne devrait pas être un scandale. Pendant que Candide Azannaï opte pour l’opposition, nombreux sont les leaders de l’opposition qui font le trajet inverse. C’est-à-dire quitter l’opposition pour rallier le pouvoir. C’est d’ailleurs ce mouvement qui est le plus observé depuis l’échec du projet de révision de la constitution le 2 avril 2017. C’est la ruée des leaders politiques vers la mouvance. Certains par opportunisme, d’autres pour s’assurer une protection par rapport à leur passé critique.

Une troisième catégorie encore est en quête de

Vous devez avoir un abonnement de la liste suivante: 1 jour, 1 mois, 6 mois et 1 an pour consulter la suite de cet article
Connectez-vous ci-dessous si vous avez un compte ou Créez votre compte

Commentaires

Commentaires du site 3
  • Avatar commentaire

    Azanaï est un opposant de circonstance. Sortez nous les vidéos de ses conférences de presse sur commande de Patrice Talon lors des différents affaires entre TALON et Yayi.
    C’est pas lui qui a donné un ultimatum à Yayi? Ce monsieur n’a aucun logiciel , il suffit qu’il soit brimé pour qu’il devient un c.h.i.e.n.t enragé.

  • Avatar commentaire
    Sonagnon 2 mois

    Le problème qui ce pose ici, c’est que Talon ne devrait même pas être à la marina avant qu’on ne parle d’opposition.

    Dans une démocratie on parle d’opposition quand tout est dans les normes.

    Talon devrait connaître une destitution.
    Parler d’opposition à lui c’est le considérer. Azannai ne peut pas le soutenir jusqu’à la victoire et nous parler d’opposition.
    Il n’a pas sa place à la Marina, c’est tout.

    Azannai doit reconnaître son erreur avant qu’il ne soit crédible. Car n’importe qui peut se tromper. Mais ne pas reconnaître cette erreur d’avoir supporter Talon, c’est que cet homme n’est pas sérieux.

    Puisque tout ce qui se passe aujourd’hui ne surprend personne, sauf les naïfs.
    Talon est un prédateur, et c’est génétique chez lui, donc personne ne devrait lui faire confiance.

  • Avatar commentaire
    Napoléon1 2 mois

    Je trouve la Position de Candide Azanai et son parti appréciable.
    Talon s’est dévié de toute les promesses qu’il a faites au peuple pour désormais se concentrer pour leurrer et faire une politique de la ruse et de la rage, ceci visiblement percu par tout le monde.
    Que les 60 députés, les soi-disant BMP et ceux qui chaque jour pensent devoir faire officiellement leur allégeance à Talon nous expliquent, comment veulent ils revitaliser la démocratie.
    Un homme politique digne, soucieux des aspirations des populations soufrantes, a une vision et se bat toujours même dans les moments difficiles pour cette vision jusqu’à convaincre le plus grand nombre et avoir accès au pouvoir pour concrétiser sa vision. Celui-là ne s’exerce pas à faire tous les 4 ans des allégeances trompeuses.
    En réalité, les 60 députés (le dit Bloc de la Mouvance Présidentielle) comme toujours veulent profiter avec Talon des détournements et des pillages systematiques des derniers publiques et s’éclipser avec lui.
    Comme ont fait hier les Benoît Dègla, les Bathelemi Kassa qui après avoir détourné des millions de nos sous (aides accordés par les pays bas Pour fournir de l’eau à nos populatlations rurales) s’est réfugié à l’assemblée nationale, Gbadamassi qui, fidèles des fidèles du Président Yayi Boni déclaraient Talon comme ennemi juré, mais aujourd’hui se proclament tous être de sa mouvance.
    Dans une démocratie oeuvrant pour le bien être de tous, l’on a pas besoin de faire allegeance ou de proclamer publiquement, être dans la mouvance du chef de l’exécutif. Tout en appréciant les actes qu’il pose et qui répondent aux aspirations des poppulations et en critiquant ceux qui ne vont pas dans ce sens.
    C’est en cela que Candide Azanai et son parti sont dans la bonne voie:
    En démocratie comme en vrai mouvement partisan, ce qui paie à la longue, c’est la sincérité, l’honnêteté, la perseverance et la fidélité à la parole donnée .