Le Pnud a levé un coin de voile sur l’état de la pauvreté au Bénin, lors de la célébration de la vingt-cinquième journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, ce mardi à Cotonou. Et les résultats des études ont montré une progression du phénomène qu’il importe d’analyser. La pauvreté s’installe au Bénin de façon progressive. C’est ce qui ressort d’une étude du bureau de la représentation nationale au Bénin du Programme des nations unies pour le développement (Pnud). Il est évident que le phénomène de la pauvreté concerne toutes les couches de la population sans épargner aucun secteur.

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Mais les autorités politiques dissimulent les vrais chiffres, alléguant que le Bénin dispose d’un taux de croissance inclusif. De la confrontation du discours politique au rapport des études du Pnud ce mardi 17 octobre 2017, lors de la célébration de la 25e journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, il ressort que la pauvreté n’est pas du tout en recul dans le pays, mais qu’elle connaît une progression inquiétante.

La pauvreté, un cancer social

L’élimination de la pauvreté reste un os dans la gorge des gouvernants, tandis que les populations se battent au quotidien contre elle, sans jamais réussir à s’assurer les trois repas quotidiens recommandés pour tous. C’est la conséquence d’une politique gouvernementale non orientée vers les préoccupations des populations. Les discours politiques présentent un Bénin rayonnant et vantent les efforts consentis pour accéder à l’amélioration des conditions de vie des populations. Mais à l’évidence, comme c’est le cas des études commandées par le Pnud, c’est bien la pauvreté qui progresse et enlise les béninois. La réalité est que les infrastructures socio communautaires de base font défaut dans la plupart des localités du pays, ce qui a pour conséquence le maintien des populations dans le sous-développement.

Les structures sociales de base existantes permettent de mieux appréhender cette pauvreté alarmante des populations. C’est le cas des marchés qui même dans de grandes villes, offrent peu de confort. Dans l’arrière-pays, ce qui tient lieu de marché n’existe que de nom. Ces hangars mal construits où les agents de la commune savent seulement percevoir des taxes. L’état des routes ne favorise pas non plus l’écoulement des produits. Conséquences, le prix de transport des produits augmente, entrainant ainsi l’augmentation des prix de ces produits sur les marchés dans un contexte de faible pouvoir d’achat. On distingue plusieurs catégories d’hôpitaux publics : les centres hospitaliers universitaires, les hôpitaux de zone et les centres de santé.

Les manifestations de la pauvreté

Mais leur présence et fonctionnement dans l’arrière-pays est problématique, en termes d’équipement et de personnel. La gratuité de la césarienne annoncée et vantée, n’a été qu’un grand leurre. Beaucoup de femmes ont déploré que des hôpitaux partenaires leur fassent payer des sommes d’argent considérables en dehors de la prise en charge. Ces dysfonctionnements dans le système sanitaire ont entraîné un difficile accès des populations aux soins de santé de qualité. Ce n’est non plus la joie du côté de l’éducation. Chaque rentrée scolaire se fait avec des discours politiques qui proclament des innovations. Mais dans la réalité, l’état des salles de classe représente un calvaire pour les apprenants en ville, comme dans l’arrière-pays. C’est ici que l’on enregistre les plus grandes insolites : des écoles publiques avec des bâtiments sans toits, des salles de classe sans tables bancs avec des apprenants assis à même le sol. Parfois ce sont des hangars qui tiennent lieu de salles de classe avec des troncs d’arbre comme tables bancs. A ces difficultés, il faut ajouter le nombre insuffisant d’enseignants qualifiés. La disponibilité de l’eau potable reste encore un luxe.

De nombreuses localités  restent enclavées, sans énergie électrique. L’autosuffisance alimentaire est loin d’être une réalité, parce que la politique agricole ne s’intéresse qu’aux cultures de rente au détriment des produits vivriers ; toute chose qui limite la marche vers la sécurité alimentaire. Des colloques, des séminaires, des symposiums sont organisés pour lutter contre la pauvreté. Malgré des sommes faramineuses que ces initiatives engloutissent, la réalité reste que la pauvreté est grandissante, et les statistiques du rapport d’étude du Pnud sont là pour le rappeler.

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2 Commentaires

    • je suis de cet avis; l’article est vide… aucun chiffre… de la littérature à la qualité d’ailleurs discutable.

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