Dans certaines villes du pays, la cessation d’activité enclenchée par les syndicats du secteur judiciaire a été bien respectée dans les cours et tribunaux. Les travailleurs du secteur de la justice ont mis à exécution leur menace de grève hier mardi 18 octobre 2017. Pour la première journée de cette grève d’avertissement de 48 heures, le mot d’ordre a été respecté et le mouvement bien suivi à Cotonou, Calavi, Abomey et à Lokossa. Dans la commune de Lokossa les travailleurs du tribunal de ladite commune ont bloqué tous les services aux usagers venus nombreux pour des prestations.

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Ces demandeurs de services sont renvoyés à une date ultérieure. De sources concordantes, on apprend que les audiences sont également reportées pour cause de grève.
La situation n’a du tout pas changé à Abomey où les cours et tribunaux sont restés fermer quelques agents déambulent dans les couloirs mais ont refusé de rendre des services aux usagers.

Par ailleurs Cotonou et Calavi n’ont pas fait exception à la règle. Les usagers rencontrés dans ces différents cours et tribunaux ont exprimé leur désarroi par rapport à cette grève d’avertissement qui bloque les activités. Robert est venu payer une attestation de non faillite pour la constitution d’un dossier d’appel d’offre. Grande a été sa déception puisqu’il n’était pas au courant d’un tel mouvement de débrayage. Il ne sera pas service même si cette étape est la dernière dans la constitution de ce dossier qu’il doit déposer avant le week-end prochain.

« Nous remarquons une paralysie totale au niveau de la justice » lance un usager, qui a demandé aux autorités de prendre en compte les revendications des syndicats de ce secteur.

On rappelle que les agents du secteur de la justice réclament entre autres la satisfaction de 29 points parmi lesquels, la prise d’une note de service organisant la mutation du personnel des services judiciaires et administratifs, l’installation sans délai de la commission de relecture du statut des greffiers et officiers de justice, le statut du corps des personnels de l’éducation surveillée et l’accélération du processus de relecture du statut des personnels des services judiciaires.

Selon beaucoup d’observateurs, ces mouvements de débrayage témoignent d’un certain malaise social auquel le gouvernement de la rupture et du nouveau départ doit trouver de solutions adéquates pour le bien-être de tous.

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