David Apple Field parle du manque de créativité des organes de presse béninois

David Apple Field parle du manque de créativité des organes de presse béninois

La rentabilisation de la presse béninoise passe par une réforme de fond et de forme. C’est l’avis du spécialiste des médias, David Apple Field, qui dans un entretien n’a pas tari de mots pour qualifier le manque de créativité de la presse béninoise.

Fermeture de Sikka TV au Bénin: voici la décision qui condamne Adam Boni Tessi (HAAC)

Une situation qui constitue selon l’expert un gros handicap pour l’essor de la presse au Bénin. C’était le vendredi 17 novembre dernier à l’Ambassade des Etats-Unis à Cotonou.

« La presse béninoise ne touche qu’un pourcent (1%) de la population ». Cette déclaration du spécialiste des médias, David Apple Field, montre bien le manque de créativité de la presse béninoise, qui malgré ses efforts doit davantage en faire pour faire face efficacement à ses défis. C’est à la faveur d’un entretien le vendredi 17 novembre 2017, que cet expert des médias nous l’a fait savoir. Cadre choisi : l’Ambassade des Etats-Unis à Cotonou.

Pendant près d’une demi-heure, ce dernier a montré comment le journalisme béninois peut sortir de ses sentiers battus. Selon ses explications, la presse béninoise manque de créativité parce qu’elle ne saisit pas suffisamment les opportunités du pays. Il estime que les plaquettes réservées à la publicité sur les véhicules de transport en commun ne sont pas exploitées par les professionnels des médias. C’est un canal de richesse poursuit-il, que ces organes de presse ignorent.

Il faut saisir les opportunités commerciales a laissé entendre l’expert, avant de faire observer que notre presse manque cruellement d’idées novatrices. Par ailleurs, il a indiqué que le prix des journaux au Bénin est trop élevé,  représentant mensuellement près de 15% du Salaire minimum inter garantie (Smig).

« Il y a énormément de choses à faire pour corriger cela » a-t-il déclaré, pour montrer que cette question relève essentiellement de la compétence de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), plus encore du gouvernement.

Mais avant, il donne quelques pistes. Le spécialiste américain des médias invite les organes de presse du Bénin à diversifier leurs sources de revenus. En plus des contrats argue David Apple Field, les organes doivent avoir des revenus qui viennent des annonceurs et autres. Dénonçant le manque de motivation des journalistes qui se justifie en partie, il mentionne que ces derniers doivent savoir qu’ils travaillent pour le public et non pour leur patron.

En ces termes, il invite les journalistes à être plus professionnels en évitant des titrailles qui les rendent davantage dépendant. Il faut préciser que David Apple Field a donné une formation à la presse béninoise du 13 au 16 novembre dernier, sur ‘’comment rentabiliser le journalisme’’

Commentaires

Commentaires du site 2
  • Avatar commentaire
    GbetoMagnon 4 semaines

    S’agissant du management (stratégie de développement, parts de marché) et des revenus des entreprises citées (diversification des sources de revenus), cette observation me parait être valable pour beaucoup de dirigeants de sociétés au bénin.

    En clair, au delà des “problèmes structurels” (j’adore ce refrain dès qu’on parle des contre-performances en Afrique 🙂 ), de la corruption (c’est moins drôle), il semble de plus en plus évident que le top management des sociétés au bénin a besoin d’un rafraîchissement de ses connaissances et méthodes de conduite d’entreprises (leadership, stratégie, …)

  • Avatar commentaire
    GbetoMagnon 4 semaines

    S’agissant du management (stratégie de développement, parts de marché) et des revenus des organes de presse (diversification des sources de revenus), cette observation me parait être valable pour beaucoup de dirigeants de sociétés au bénin.

    En clair, au delà des “problèmes structurels” (j’adore ce refrain dès qu’on parle des contre-performances en Afrique 🙂 ), de la corruption (c’est moins drôle), il semble de plus en plus évident que le top management des sociétés au bénin a besoin d’un rafraîchissement de ses connaissances et méthodes de conduite d’entreprises (leadership, stratégie, …)