Indice Mo Ibrahim 2017 : Ne pas se satisfaire de la 14e place du Bénin

Indice Mo Ibrahim 2017 : Ne pas se satisfaire de la 14e place du Bénin

Le rapport de l’indice de la fondation Mo Ibrahim pour la bonne gouvernance en Afrique, a été publié il y a quelques jours. Dans ce rapport de l’année 2017, le Bénin a hérité de la 14e. Un rang qui le classe parmi les pays les mieux gouvernés d’Afrique.

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Ceci ne saurait cependant constituer un motif de satisfaction pour les dirigeants actuels du pays, à cause de la crise sociale et la situation économique qui ne s’améliorent guère.

Le dernier rapport de la fondation Mo Ibrahim sur la bonne gouvernance en Afrique, a été publié récemment et classe le Bénin 14e pays le mieux gouverné sur 54. C’est aussi l’un des meilleurs élèves en Afrique francophone dans cet indice, parce qu’il occupe la deuxième place derrière le Sénégal. Un petit progrès au vu de son rang dans le précédent rapport (15e). Les recherches ont prouvé que durant ces dix (10) dernières années, le pays n’a connu aucune chute dans le classement. Et cela est dû selon Joël Ataï Guèdègbé, président de l’Ong “Conscience citoyenne” et engagé dans la bonne gouvernance, à la tenue régulière des élections et à l’alternance au pouvoir. Quelques bons points sont aussi à noter sur le plan du développement humain. Mais des Nations comme le Togo, le Zimbabwe, le Kenya et autres, sont en avance sur le Bénin à ce niveau. En termes d’opportunités économiques surtout, le Bénin n’est pas parmi les bons élèves d’Afrique, même si certains observateurs s’accordent à dire qu’il est crédité d’un bon climat des affaires.

Certes, ce 14e rang dans le rapport de la fondation Mo Ibrahim de 2017 pour la bonne gouvernance en Afrique place le Bénin parmi les meilleurs. Et de loin, on a une image d’une nation prospère. Mais cela ne saurait constituer un motif de satisfaction pour le régime du président Patrice Talon, parce depuis son investiture beaucoup de choses lui sont reprochées jusqu’à ce jour.

A maintes occasions, des organisations de la société civile, confédérations et centrales syndicales, etc., ont critiqué la gouvernance de l’homme de la rupture. On se rappelle encore du meeting du Front pour le sursaut patriotique (Fsp) le vendredi 13 octobre dernier à la bourse du travail. Une manifestation au cours de laquelle les membres de ce conglomérat sont revenus sur l’aggravation de la misère et l’horizon qui s’assombrit pour les travailleurs et le peuple, l’inégalité des chances qui a atteint une proportion inquiétante dans tous les domaines, l’impunité et la corruption protégées au sommet de l’Etat, la politisation de l’administration, le non-respect des institutions de la République, la violation des libertés, les réformes hasardeuses, etc. Autant de dérives qui font que le Fsp avait demandé à Patrice Talon et à son gouvernement de prendre la juste mesure de la situation. Le Front avait même à cette occasion exigé du locataire du palais de la Marina, la tenue d’assises nationales d’ici le 31 décembre 2017.

Le ver est donc toujours dans le fruit, et le rapport Mo Ibrahim qui classe le Bénin parmi les pays les mieux gouvernés d’Afrique n’est que l’arbre qui cache la forêt. Il va falloir que les gouvernants actuels fassent davantage d’efforts pour soigner cette image. Il faut rappeler que Mohamed Mo Ibrahim est un milliardaire anglo-soudanais né en 1946. Il a créé la fondation Mo Ibrahim pour inciter à une meilleure gouvernance en Afrique, l’indice Mo Ibrahim permet donc d’évaluer chaque année la gouvernance des pays africains.

Commentaires

Commentaires du site 2
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    Avant et après tout, travailler avec organisation et discipline avec des objectifs axé sur le résultat.  C’est comme cela qu’on fait évoluer une nation. 

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    Tchite' 3 semaines

    On reproche beaucoup de choses à tous les gouvernements du monde.  On vit dans un monde qui n’est pas parfait à cause de la méchanceté du coeur de l’Homme et du péché. 

    Il y a toujours 5 points à satisfaire concernant les besoins fondamentaux de l’homme: se nourrir,  se vêtir,  se loger décemment, s’ éduquer, se sentir en sécurité plus des besoins spirituels et émotionnels (se marier avec fonder une famille)