Ravip au Bénin : Près d’un million d’enrôlés, des dysfonctionnements notés

Ravip au Bénin : Près d’un million d’enrôlés, des dysfonctionnements notés

Le président du comité technique de pilotage du recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ctp-Ravip), a été l’invité de l’émission ‘’90 minutes pour convaincre’’ de la radio nationale du dimanche 19 novembre 2017.

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Jean Aholou a présenté un bilan sommaire du déroulement de l’opération en deux semaines. Environ un (01) million de citoyens sont déjà enrôlés. Cependant, quelques  insuffisances et dysfonctionnements s’observent sur le terrain.

Le président du comité technique de pilotage du recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ctp-Ravip), Jean Aholou, était sur les antennes de la radio nationale ce dimanche pour présenter un bilan partiel du déroulement du recensement qui a démarré le 1er novembre 2017 sur toute l’étendue du territoire national. On retient des explications de l’invité que 18 jours après, près d’un million de personnes  sont faites enrôler. Néanmoins, des dysfonctionnements sont visibles sur le terrain et méritent attention. On peut citer l’insuffisance de centres de recensement, de kits, les difficultés pour les populations de retrouver les centres d’enrôlement, etc. Jean Aholou reconnait qu’effectivement, le système n’est aussi parfait que souhaité. Les deux premières semaines ont permis à l’équipe de mettre le dispositif en place. Mais les dispositions sont prises pour pallier ces insuffisances. En ce qui concerne la rareté des kits dans certaines zones, l’invité de ‘’90 minutes pour convaincre’’ explique qu’on dénombre au totale 2162 centres de collecte de données biométriques dont 1500 ont ouvert le 1er novembre. A la question de savoir comment identifier les centres d’enrôlement, le président (Ctp-Ravip) explique que les centres évoluent dans un système de mobilité où au terme d’un certain nombre de jours, on peut déplacer les kits d’un lieu à un autre dans un même arrondissement. L’équipe a compris la nécessité de communiquer autour l’opération et a mis à contribution les crieurs publics, les organes de presse et les élus locaux pour sensibiliser les populations. Le recensement  va durer six (06) mois et ce n’est qu’après cette étape que les données subiront de traitement pour aboutir à l’établissement des cartes. On comprend alors que les cartes ne  seront pas délivrées systématiquement après enrôlement. L’invité de ce dimanche pense que la carte Ravip sera une carte à tout faire, mais il précise qu’il appartient au législateur de faire remplacer la carte d’identité nationale par le Ravip. Ce qui veut dire que pour le moment, les préfectures vont continuer à délivrer la pièce d’identité civile.

Au sujet du rôle que joue l’agence nationale de traitement (Ant) dans ce recensement, Jean Aholoua a été on ne peut plus clair. L’agence nationale de traitement (Ant) conformément à ses attributions dans le cadre de cette opération, coordonne toutes les activités de terrain. Partant de la répartition des kits sur le plan national, de l’identification des centres de collecte en partenariat avec les élus locaux et du traitement des données collectées. Elle s’est fait accompagner d’un opérateur technologique qui a les expériences requises en la matière et qui a mis à sa disposition des équipements performants. Il s’agit de l’opérateur français Safran. Et parlant justement de Safran qui fait objet de polémique actuellement, le président du Ctp-Ravip a tenu à préciser que cet opérateur a fait ses preuves dans plusieurs autres pays et que dans le cas du Bénin il a seulement fourni les kits et formé les agents.

Il n’a pas manqué de rappeler que ce recensement consacré par la loi, concerne diverses catégories de personnes à savoir les béninois de l’extérieur, de l’intérieur, les étrangers. Environ onze millions (11. 000. 000) de citoyens sont attendus pour être enrôlés

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