Affaire Atao Hinnouho : Me Kato Atita dénonce « un cas de flagrant délit flou et controversé »

Affaire Atao Hinnouho : Me  Kato Atita dénonce « un cas de flagrant délit flou et controversé »

L’émission « Zone franche » de la télévision Canal 3 Bénin, a reçu dans la soirée du dimanche 10 décembre dernier Me Kato Atita, l’un des avocats du député Atao Mohamed Hinnouho.

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Il y est invité pour éclairer l’opinion publique nationale et internationale sur le supposé trafic de faux médicaments dont est accusé le député. Après analyse des faits, l’avocat dénonce un « flagrant délit flou et controversé ».     

La qualification de « flagrant délit » portée à l’encontre de l’honorable Atao Hinnouho dans l’affaire de faux médicaments n’est pas fondée, à en croire Kato Attita l’un des avocats du député. Cette qualification est inventée de toute pièce contre son client, a regretté le conseil de l’élu du 1er arrondissement de Cotonou. D’après ses propos, le jour de la perquisition par les policiers il a été empêché avec son collègue de rester au domicile de son client pendant le déroulement des opérations. « Même l’huissier envoyé sur les lieux et qui est mieux placé que nous pour faire ce travail n’a pas eu accès à la maison » a ajouté l’avocat. M. Atita a fait savoir que les policiers ont donc travaillé sans qu’une partie qui représente le député ne soit présente. Ce qui selon lui est contraire aux prescriptions du code de la procédure pénale.

Il a alors qualifié cette procédure de floue et menée manu militari. Il a aussi fait remarquer que les détracteurs de son client, dans le but de noyer ce dernier, peuvent insérer dans le lot de médicaments emportés de son domicile des médicaments qui ne proviennent pas du même laboratoire. « On cherche Atao. Et moi je ne sais pas ce qu’on veut faire de lui » a fustigé l’avocat.

L’article 90 de la constitution, le nœud du problème

Me Atita a déclaré que le vrai problème de ce dossier se trouve au niveau de l’article 90 de notre constitution. Selon lui, cette disposition ne précise pas bien le contenu du flagrant délit. « Son contenu est flou, controversé et imprécis », a regretté l’avocat qui a affirmé que si rien n’est fait pour corriger ce vide, chaque citoyen est un potentiel prisonnier du pouvoir. D’après ses propos, il suffira de reprocher à un individu des faits qualifiés de flagrant délit pour le jeter en prison

Commentaires

Commentaires du site 5
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    o le bénin.

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    Talon a fuit! Donc tout le monde peut fuire…..! Pffffff
     Soyons serieux 

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    Pourquoi fuir si on n’a rien à se reprocher ? pourquoi empêcher la police de faire son travail et fuir après? la méthode qui consiste à jeter du flou sur un dossier pour mieux le défendre vous a enrichi au Bénin, mais sachez que sachez que vous faites perdre le peuple et perpétuez le règne de l’impunité.

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      Votre talon aussi a fuit, derrière une malle arrière en plus, lorsque notre justice investiguait sur ses affaires floues