Un procès dans un autre. Alors qu’on attend de pied ferme celui de Laurent Mètongnon et de ses co-accusés dans l’affaire de perception de commissions dites occultes à la Caisse nationale de sécurité sociale(Cnss), c’est celui du juge en charge du dossier qui se déroule actuellement. Le parcours et les actes posés par ce dernier dans le passé ne rassurent guère, ni les accusés, ni leurs soutiens.

Dans sa parution d’hier, La Nouvelle Tribune rendait compte des actes posés par les six accusés dans ce dossier Cnss. Ils ont écrit au juge Rodolphe Azo pour lui demander de se déporter. Leur action a été renforcée par celle de leurs avocats, qui ont eux écrit au Président du tribunal pour lui demander de récuser ce juge. Ils ont insisté sur la proximité de ce juge avec le pouvoir. Des sources crédibles proches du tribunal de Cotonou, confirment les accointances de ce juge avec un avocat personnel du président Patrice Talon.

C’est donc à juste titre que ces détenus demandent au juge de se retirer pour permettre à ce procès de se tenir dans la plus grande équité, comme l’exige le Code de procédure pénal en vigueur, la constitution du 11 décembre 1990 ainsi que la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Dans un état de droit, c’est très inquiétant que des justiciables doutent de l’impartialité de la justice. C’est encore plus dangereux que des détenus, soient-il politiques ou non, identifient des juges en charge de leurs dossiers comme étant en accointance avec le gouvernement pour

les priver de liberté. Si on en arrive là, il y a de quoi s’inquiéter. En effet, le non lieu dans le dossier Ppea2 impliquant Barthélémy Kassa, Rock Niéri, Rémy Codo et consorts, c’est le juge Rodolphe Azo qui l’a dit prononcé. C’est ce même juge qui s’occupe de tous les dossiers politico-financiers sous la rupture. Les dossiers notamment politiques pour déstabiliser des adversaires politiques, c’est bien lui qui les gère selon la volonté du pouvoir. Comment peut-on confier la moralisation de la vie publique à un tel juge, dont les amitiés et même les liens de parenté avec l’avocat du Chef de l’Etat ne sont plus à démontrer. Les justiciables peuvent-ils faire confiance à ce juge très célèbre pour ses non lieux et les arrangements politico-judiciaires ? La justice béninoise doit saisir l’opportunité de ce procès, pour montrer clairement qu’elle n’est pas le prolongement de l’exécutif

5 Commentaires

  1. Pourquoi ces deux ci-dessous poussent des cris d’orfraie contre cet article ? 
    Il est dit que c’est ce juge qui a rendu un non lieu dans cette affaire pourrie , avilissante pour le benin de ppea2 , qu’il est notoirement connu que ce juge est en collusion avec djogbenou , que le dossier metognon est plus politique qu’autre chose , et vous ne voulez pas que ce juge soit récusé, ou déporté ! Même à segbana s’il le faut 

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