Bilan de l’année 2017 : Echec de la révision et bipolarisation de la classe politique

Bilan de l’année 2017 : Echec de la révision et bipolarisation de la classe politique

Depuis Paris où il avait annoncé sa candidature pour la présidentielle de 2016, Patrice Talon a fait de la révision de la constitution une priorité de son quinquennat.

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Pourtant, c’est cette réforme majeure qui a capoté le 04 avril au parlement. Depuis, le chef de l’Etat a radicalisé sa politique et a constitué sa majorité.

« Voila une affaire réglée ». Cet aphorisme venant de Me Adrien Houngbédji, président de l’Assemblée, le 04 avril 2017 à l’issue du vote de l’Assemblée nationale sur le projet de loi sur la révision de la constitution, illustre bien le soulagement qui fut le sien à l’issue d’une procédure lassante, conduite à pas de charge par le gouvernement. Le mois de mars 2017 avait été décrété par le garde des sceaux, « mois de la révision de la constitution ».

Le gouvernement qui croyait pouvoir réussi son coup, avait décidé de rabâcher les oreilles de ses citoyens avec le projet de révision et ses opportunités. C’est au terme de ce mois mouvementé que la procédure s’est soldée par un échec à l’Assemblée nationale ce 04 avril. On peut comprendre le soulagement du président de l’Assemblée, qui bien que soutenant les actions du gouvernement de la rupture, avait été surpris par ce vote. 23 députés, aujourd’hui rangés de force dans l’opposition, ont eu le courage de brandir un carton rouge contre le projet de révision de la constitution. A l’opposé de la campagne du gouvernement et de ses soutiens, des forces sociales dont le Front pour le sursaut patriotique fraîchement créé, ont aussi organisé des séances d’explication sur les nombreuses dispositions attentatoires à la démocratie béninoise. Elles avaient poussé l’engagement politique jusqu’à organiser des sit in nocturnes sur l’esplanade de l’Assemblée nationale, invitant les députés à rejeter simplement ce projet de révision de la constitution.

Que reprochaient-ils au projet ?

Le projet faisait la part belle au chef de l’Etat, qui s’est arrogé le pouvoir de ratification des députés, et qui avec le mandat unique de six ans, échappait ainsi à la reddition de comptes. D’autres réformes comme la suppression du Conseil économique et social, la révision du mandat de la Cour constitutionnelle à neuf ans… sont autant d’éléments qui plaident, selon eux, en faveur du rejet. Pour avoir modifié une quarantaine d’articles, les pourfendeurs du projet pensent qu’une telle révision est purement et simplement une nouvelle constitution qui pourrait induire une nouvelle république.

Ce rejet a entrainé une vive colère du président de la république, qui l’a pris pour un échec personnel. Il a décidé de se venger en faisant désormais ‘’la politique’’. Et, il a de facto décidé de créer une majorité parlementaire avec les députés qui ont soutenu son projet, en excluant ceux qui ont voté contre. Ainsi, a commencé une nouvelle ère politique sous la rupture, avec la bipolarisation de la classe politique.

Cet echec a changé avec Houe En 2015, il a installé une commission de relecture , après avoir mis surLa réforme constitutionnelle est l’une des plus importantes annoncées par le régime Talon.

Commentaires

Commentaires du site 1
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    Patrice TALON est le démocrate médiocre connu du Bénin, depuis l’historique conférence nationale de févier 1990.

    Pourquoi il réussit en politique au Bénin????

    Tout simplement, parce que la classe politique béninoise est médiocre, corrompue et apatride!!!

    Qui peut oser me citer un seul nom d’un membre du groupe parlement soutenant Patrice Talon qui ne soit pas un traître ou un corrompu???

    Il n’y en a pas un seul!!!
    Par conséquent, il faut que le peuple béninois se mobilise pour désavouer ces faux jetons qui trahissent les intérêts supérieurs de la nation béninoise lors des législation de 2019.