MC Zinsou sur la restitution du patrimoine africain « C’est une question de justice par rapport à l’histoire »

MC Zinsou sur la restitution du patrimoine africain « C’est une question de justice par rapport à l’histoire »

En s’engageant à retourner les objets d’art africains au continent à Ouagadougou, Emmanuel Macron a relancé le débat sur la restitution du patrimoine africain.

Agbénonci sur la restitution des trésors royaux : « Nous avons plusieurs modalités pour que ces biens … »

Interrogée par la chaîne Africanews sur la restitution du patrimoine Africain, Marie Cécile Zinsou a affirmé que c’était « une question de justice par rapport à l’histoire ».

Pour elle, la déclaration du président Français vient donc à point nommé puisqu’on est désormais « dans la réouverture du dialogue et surtout dans le retour du respect dans l’histoire ».
Elle se dit confiante sur l’aboutissement du processus de restitution de ces œuvres d’art africains pillées par la France. De son avis, c’est une façon de rendre à l’Afrique son histoire parce que ces objets volés faisaient partie de la fierté et de la grandeur de l’histoire africaine, de sa civilisation.

Il ne faut donc pas les voir comme de vieilles œuvres a averti la patronne de la fondation Zinsou. La restitution de ce patrimoine à l’Afrique est aussi pour Mlle Zinsou une manière d’informer la jeune génération de son passé. Cela l’aidera à comprendre qui elle est et d’où elle vient.

Commentaires

Commentaires du site 11
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    Houeto Théodore Il y a 12 mois

    C’est très décevant votre commentaire Olla Oumar et vous cathie et autres, Vous faites honte à l’Afrique et à la mémoire de l’histoire Africaine. Vous oublier que Paris ne s’est pas fait en un jour. Quelle bonheur ça vous fait aller regarder vos objets dans un pays étranger qui plus est votre colonisateur et qui ne souhaite pas votre affranchissement.
    Mi lõ do kò dò Bo nou noukon nou whlé ayoun.

    Que la France nous rende nos objets, Nous trouverons le moyen de les conserver et de les valoriser.

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      Ékpémon Il y a 12 mois

      Merci là bas !! Avançons, laissons ceux qui ont la nostalgie de l’esclavage et de la colonisation, avec leur syndrome de la victime amoureuse de son bourreau !

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    Marie-Cécile Zinsou Il y a 12 mois

    Je me permets de répondre aux commentaires, car je suis choquée de leur teneur… Qui a détruit à ce point l’image que nous avons de nous même ? Qui a réussi à nous faire intégrer la médiocrité comme élément constitutif de notre identité ? Comment en sommes nous arrivés à un point où nous pensons que nous ne sommes pas digne de notre propre patrimoine ? 
    Avons nous oublié à ce point qui nous sommes et d’où nous venons ? Notre mémoire collective s’arrête-t-elle à la colonisation et à ce que cette dernière nous a renvoyé comme image ? 
    « Nous ne pouvons pas protéger le patrimoine, il sera volé, pillé, vendu » 
    Un scientifique peut il prouver que les béninois ont un gène anti-patrimoine unique au monde ? Un gène qui ne nous permettrait pas de mettre en place des musées dignes de ce nom, de valoriser notre culture et de la mettre à disposition du grand public ? 
    Prenons un peu de recul et replongeons nous rapidement dans l’histoire : Quand la colonne Dodds arrive à Abomey en 1892 et pille les Palais Royaux, elle emporte avec elle les Regalia ( les oeuvres symboliques de la royauté) qui sont exposées aujourd’hui en France. Ces oeuvres qui ont plusieurs siècles, pour certaines, ont été conservées à Abomey jusqu’au XIXème siècle. Ces mêmes oeuvres étaient montrées à la population lors des xwethanu, les cérémonies annuelles du royaume, pendant le défilé des richesses. Une fois les oeuvres parties, Agoli-Agbo en fait faire des copies pour garder la trace de ce patrimoine (copies visibles aujourd’hui au Musée d’Abomey). Les rois savaient donc conserver le patrimoine, le valoriser et le montrer comme un symbole fort de leur pouvoir. Ce que nous avons su faire pendant plusieurs siècles, nous serions incapable de le faire aujourd’hui ? 
    Depuis l’Indépendance en 1960, les gouvernements successifs ont attaché bien peu d’importance à la question du patrimoine, aux musées et à l’art de manière plus générale. Il ne s’agit ici que d’une question d’absence de volonté. Rien ne nous obligeait à laisser dépérir le patrimoine national, à laisser tomber en ruine les palais royaux des différents royaume réunis en un pays, le Bénin, à laisser se dégrader les collections nationales… Différents effets d’annonce ont eu lieu autour de la question du financement de la culture, des sommes importantes ont même été allouées, apparemment, que sont elles devenues ? Les budgets nécessaires à la sécurisation des musées et à leur entretien n’étaient qu’une fraction des milliards annoncés. Ce ne sont donc pas les moyens qui manquent. Un état souverain comme le Bénin peut tout à fait faire le choix de débloquer quelques dizaines de millions pour remettre à neuf ses musées. Nos dirigeants ne sont pas ignares, ils savent que si le patrimoine, spolié par la conquête coloniale, revenait, il faudrait l’entretenir et le donner à voir. La demande de restitution ou de retour des oeuvres n’a pas été faite à la légère et les garanties que l’État béninois doit donner ne sont pas à présenter à la France mais à la population béninoise. C’est aux béninois que l’état doit d’entretenir les musées, aux générations futures que l’état doit passer l’histoire. Les musées ne sont pas entretenus uniquement pour l’histoire mais pour les générations à venir. 
    Le patrimoine sera-t-il forcément volé ? En 2006, lors du centenaire de la mort du Roi Béhanzin, la France a prêté au Bénin, les régalia. Ces dernières ont elles été pillées, vendues, vandalisées ? Non. Elles ont été vues par 275 000 personnes, des enfants, des adultes, des personnes âgées, des scolaires, des fonctionnaires, des zems… Les oeuvres étaient présentées dignement, le public était accueilli, la médiation était assurée, la sécurité garantie. Cette opération a-t-elle eu un coût exhorbitant ? Non, elle a été entièrement financée par le mécénat, que ce soit celui de personnes privées ou d’entreprises, qui pensaient qu’il était essentiel que les béninois puissent avoir accès à leur patrimoine. Le nombre de visiteurs montre qu’il y avait une véritable envie du public. Cette exposition, je la connais sur le bout des doigts, puisqu’elle a été rendue possible grâce à l’engagement de l’équipe de la Fondation Zinsou. Ce qu’une petite équipe (certes, incroyablement motivée) avec un budget limité a pu faire, un état souverain, avec un ministère de plusieurs centaines de personnes, dédiées uniquement aux questions culturelles, n’y arriverait pas ? Dans une époque où l’information circule en quelques secondes, où la parole des réseaux sociaux peut déclencher des révolutions, où la population veut avoir accès à son histoire et son patrimoine, l’État béninois prendrait le risque de laisser disparaître les oeuvres de retour d’Europe ? 

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    FRANCK M MAKON Il y a 12 mois

    CETTE JEUNE FILLE SAIT QUE NOUS NE POUVONS PAS PROTEGER CES BIENS COMME LE FAIT LA FRANCE /
    ASSEZ CETTE IGNORANCE .

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    Une bonne réaction ….

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    OLLA OUMAR Il y a 12 mois

    Toi Cécile Zinsou là , sors un peu de ton angélisme patriotique là, une fois restitues ces patrimoines , tes frères cupides , auront vite fait de les voler puis les revendre 

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      Je suis d’accord avec toi, OLLA OUMAR. Quel musée avons nous aujourd’hui au Bénin pour sécuriser ces patrimoines. Si la France n’avait pas gardé et protégé ce patrimoine africain, nous ne serions pas là à les réclamer. Le plus important aujourd’hui est de construire des musées dignes de ce nom avec toute la sécurité nécessaire avant de faire venir quoi que ce soit au Bénin ou ailleurs.

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        Jojolabanane Il y a 12 mois

        Eh Cathie, nous avons le cémétière d’Akpakpa ( plus beau que le Musée du Louvre)

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        OLLA OUMAR Il y a 12 mois

        ” minchiiiii ” Cathie ” mon amour ” 
        Eh !  Si Cathie virtuelle là était un garçon? Je cours et “le” laisse à aziz 
        Toi jolabanane , quitte vite dans affaire OLLA et Cathie