Négociations gouvernement – syndicats au Bénin : Encore un fiasco

Négociations gouvernement – syndicats au Bénin : Encore un fiasco

Prévue pour durer trois jours, la session extraordinaire de la Commission nationale permanente de concertation et de négociation collective gouvernement/Centrales et confédérations syndicales, a connu son épilogue hier lundi 05 février 2018, à l’Infosec à Cotonou.

Anselme Amoussou : « Les conditions pour une bonne rentrée ne sont pas réunies »

Mais les deux parties n’ont pu s’entendre à nouveau sur l’essentiel pour le dégel de la situation sociopolitique. Si les deux premières rencontres entre le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales n’ont pu situer les uns et les autres sur le dénouement de la crise sociopolitique, la troisième encore moins.

Tenue hier lundi 05 février 2018 à l’Infosec, cette rencontre n’a permis qu’à renforcer davantage les inquiétudes des secrétaires généraux des différentes confédérations et centrales syndicales présents. Après 3 heures d’horloge de négociations, les deux parties n’ont pu s’entendre de nouveau sur l’essentiel. Au cours de cette rencontre, le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales ont abordé la question de l’augmentation du Smig, du point d’indice, des statuts particuliers des enseignants, la question des revendications au niveau sectoriel et la question des réformes. Chacune des questions abordées n’a permis d’apporter des solutions concrètes comme initialement prévu.

Une kyrielle d’engagements pris

C’est d’ailleurs ce qu’en pense le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), Anselme Amoussou. Selon ses explications, sur la question du point d’indice les deux parties n’ont pas pu s’entendre sur l’essentiel.

« S’agissant de la question relative à l’augmentation du Smig poursuit-il, nous avons demandé au gouvernement de le porter à 82 000f comme l’ont souhaité les travailleurs. Le gouvernement s’est engagé à convoquer la session du Conseil national du travail (Cnt) pour la fin du mois de mars au plus tard, pour que nous puissions aller vers une augmentation du Smig » a fait savoir le Sg.

Le Conseil national du travail est un organe bipartite au sein duquel le patronat et les centrales et confédérations syndicales échangent sur toute question. A l’en croire, sur la question de la hiérarchisation des salaires l’accord du patronat est indispensable. De plus, le patronat avait émis un certains nombre de conditions que le gouvernement devrait respecter pour accéder à cette doléance a laissé entendre Anselme Amoussou, avant de mentionner que le gouvernement a pris l’engagement de jouer sa partition en la matière. Sur la question des statuts particuliers des enseignants explique le Sg, le gouvernement après avoir pris acte des projets d’arrêtés d’application qui ont été pris, a convenu de mettre en place une commission au sein de laquelle le ministère des finances devrait proposer des modalités d’application desdits arrêtés.

« Cette commission a jusqu’au 15 février 2018 au plus tard, pour déposer ses conclusions afin qu’une décision puisse être prise » a-t-il ajouté. Concernant les revendications au niveau sectoriel, les deux parties se sont entendues pour qu’au niveau de chaque Ministère sectoriel les discussions s’engagent sur la base des plateformes revendicatrices déposées par les syndicats de base. Chaque ministre est instruit pour pouvoir rapidement ouvrir le dialogue social avec ses partenaires, avec une obligation de venir rendre compte dans deux semaines. Sur la question des réformes soutient Anselme Amoussou, les syndicats ont reproché au gouvernement d’engager des réformes sans aucune concertation avec les partenaires sociaux.

« Le gouvernement a convenu qu’il fallait changer d’approche et faire en sorte que désormais dans toutes les entreprises où l’on doit mettre en œuvre des réformes, que le personnel et les partenaires sociaux soient être impliqués afin que ces réformes soient accompagnées de l’adhésion de la majorité », a-t-il précisé.

Au regard de ce qui précède, les négociations n’augurent pas d’un lendemain meilleur pour le dégel de la situation. Conséquence la grève se poursuit. Vivement que la rencontre du président avec les centrales et confédérations syndicales ce jour débouche sur des solutions concrètes

Commentaires

Commentaires du site 1
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    Agadjavidjidji Il y a 3 mois

    Vous vous contredites dans vos propres écrits. Relisez le contenu de votre papier et la chute pour voir si les deux sont vraiment concordants.

    Moi j’ai suivi une chaîne internationale très écoutée dans nos pays et le compte rendu qui a été fait des négociations n’est pas ce que vous nous servez là.