Affaire « faux médicaments » au Bénin : Les grossistes répartiteurs dénoncent une machination

Affaire « faux médicaments » au Bénin : Les grossistes répartiteurs dénoncent une machination

(Lire leur communiqué) Les grossistes répartiteurs ne semblent pas satisfaits de la décision rendue par le tribunal correctionnel, les condamnant à quatre ans de prison ferme et à des amendes lourdes.

Bénin : Le député Atao Hinnouho désormais en garde à vue à l’hôpital

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, ils dénoncent les nombreuses anomalies du dossier et « rejettent catégoriquement l’anathème colporté, consistant à affirmer qu’ils se livreraient à un trafic de faux médicaments ».

COMMUNIQUE

Au terme du Conseil des ministres du mercredi 14 mars 2018, le Gouvernement de la République du Bénin a informé l’opinion publique nationale et internationale du jugement rendu le 13 mars 2018 par la première chambre correctionnelle du tribunal de première instance de première classe de Cotonou à l’encontre, principalement, des représentants légaux des entreprises pharmaceutiques de vente en gros de médicaments dénommées “sociétés de grossistes-répartiteurs”.

Le communiqué du Conseil des ministres véhiculant l’information énonce que ledit jugement aurait été rendu « dans le cadre du trafic de faux médicaments ».

Les sociétés de grossistes-répartiteurs rappellent que leurs dirigeants sociaux ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel pour être entendu sur les faits de :« complicité d’exercice illégal en pharmacie, complicité de vente de médicaments, complicité d’exposition, détention en vue de vente ou vente de substances médicamenteuses falsifiées, vente de médicaments falsifiés, détention en vue de vente ou vente de substances médicamenteuses falsifiées, corrompus ou toxiques ».

Les sociétés de grossistes-répartiteurs rappellent en outre que l’infraction retenue par le juge correctionnel à l’encontre de leurs dirigeants sociaux, pour les condamner notamment à une peine de quatre (04) années d’emprisonnement, est celle de « vente de médicaments falsifiés ».

Les sociétés de grossistes-répartiteurs rappellent enfin que les prétendus médicaments falsifiés sont ceux qui leur sont vendus par le laboratoire New Cesamex dont le représentant au Bénin, poursuivi entre autres pour « complicité de fourniture non autorisée de produits médicaux et complicité de fourniture de produits médicaux contrefaits », a été condamné à une peine d’emprisonnement de dix-huit mois.

Les sociétés de grossistes-répartiteurs soulignent que tous les médicaments mis en vente sur le territoire national par le laboratoire New Cesamex ont été dûment autorisés par le Gouvernement de la République du Bénin qui a délivré les visas de commercialisation après leur avoir octroyé des autorisations de mise sur le marché.

Les sociétés de grossistes-répartiteurs s’étonnent que ces médicaments soient subitement considérés comme falsifiés et/ou contrefaits alors que les organes compétents de contrôle du, ministère de la santé n’ont jamais fait état de la modification, dans des conditions illégales, de leurs principes actifs, pas plus qu’il n’a été nullement prouvé que ces médicaments seraient une imitation frauduleuse d’un produit appartenant à un fabricant autre que celui autorisé qui est le laboratoire New Cesamex.

Les sociétés de grossistes-répartiteurs portent à l’attention du public que les produits pharmaceutiques importés au Bénin ne sont assujettis à aucun frais de douanes; de la sorte, elles n’éprouvent aucun intérêt à importer frauduleusement lesdits produits sur le territoire national.

Elles précisent aussi que par application de l’article 6 du décret n° 2000-450 du 11 septembre 2000 portant application de la loi n° 97-020 du 11 juin 1997 portant fixation des conditions d’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales et relatif à l’ouverture des sociétés de grossistes-répartiteurs en République du Bénin, les sociétés de grossistes-répartiteurs sont tenues d’acquérir puis de détenir au moins les neuf dixième (9/10ème) de toutes les spécialités autorisées par les organes compétents du ministère de la santé; obligation leur est faite par ailleurs de s’approvisionner auprès des fournisseurs et sociétés satisfaisant aux exigences de présélection des laboratoires pharmaceutiques.

New Cesamex est l’un de ces laboratoires qui a satisfait aux exigences de cette présélection.

Les sociétés de grossistes-répartiteurs déplorent donc qu’il leur soit fait grief de s’être approvisionnées en produits pharmaceutiques auprès du laboratoire New Cesamex et rejettent catégoriquement l’anathème colporté consistant à affirmer qu’elles se livreraient à un trafic de faux médicaments.

Elles réaffirment leur attachement aux lois et règlements régissant l’activité de grossistes-répartiteurs et s’engagent, comme par le passé, à continuer de servir des produits pharmaceutiques de qualité à leur clientèle.

 

Fait à Cotonou, le 19 mars 2018

Le Conseil d’Administration  de GAPOB

Commentaires

Commentaires du site 8
  • Avatar commentaire
    Sylvestre HONVOU Il y a 9 mois

    Il y a un truc que j’ai pas compris!! C’est parce qu’il s’agit de médicament qu’un fournisseur ne doit pas constituer des stocks afin d’une part de livrer rapidement ses clients et d’autres part réduire les coûts de transport? En quoi qu’un fournisseur de médicaments détienne un stock sans que des commandes ne soit faite en amont est une faute? Pour beaucoup d’autres produits, c’est la pratique. S’il y a des spécialistes ils peuvent m’éclairer

  • Avatar commentaire
    Napoléon1 Il y a 9 mois

    Les grossistes répartiteurs des produits phamarceutiques ont beau démontrer leur innocence dans cette affaire, ils ont beau prétendre avoir eu toutes les autorisations nécessaires, ils ont néanmoins commis un délit monumental qui est celui de non déclaration des produits en question lorsqu’ils pénètrent le territoire du Bénin. Ils se sont donnés à cette pratique depuis des décennies pour la simple raison comme eux-mêmes viennent de le dire: les produits ne sont soummis à aucun taxe douanier. Nonobstant la loi impose cette déclaration avant l’entrée des produits sur le territoire, afin qu’il n’y ait pas de faille dans leur acheminement dans le circuit légal. Ne pas avoir fait cela, est un délit que même le Directeur de l’intersyndical a relévé „qu’il faille honnêtement reconnaître“.
    Cependant le gouvernement Talon parle jusqu’ici de faux médicaments sans devoir spécifier en quoi les médicaments en questions sont faux. Sont-ils faux parce qu’ils n’ont pas suivi les circuits légaux pour être répartis aux afficines de vente pharmaceutiques, où sont-ils faux, parceque falsifiés dans leurs substances et constituant ainsi un danger potentiel pour la consommation?
    Dans ce dernier cas, l’Etat devait avant tout retirer tous ces produits des officines paharmaceutiques de vente avant toute autre chose. Une analyse et une expertise de laboratoire assermenté précisant la fausseté des produits devait être dès lors présentée, Rien de tout cela n’a été fait jusqu’à présent.
    Ainsi le gouvernement Talon dans son incapacité de faire ce qui a lieu d’être fait continue de laisser planer l’incertitude et la menace des effets nocifs de ces produits sursur la santé du public consommateur qui continue de s’approvisionner de ces produits qui tuent les populations à petit feu et qui continuent de les tuer.

    Un gouvernement responsable ne procède pas ainsi. Tout laisse à croire que pour Talon l’intérêt est de médiatiser cette affaire, présenter des pseudos coupables très vite afin de remplacer ces acteurs pharmaceutiques par un groupe ami ou parenté comme ce fut pour le port, l’aeroport et les autres secteurs juteux du pays. C’est inadmissible.

  • Avatar commentaire
    Transparencia Il y a 9 mois

    Ceux qui ne connaissent rien à la législation pharmaceutique n’ont qu’à la boucler et aller faire un peu de lecture. Les grossistes-répartiteurs n’ont fait qu’appliquer la loi et respecter les décisions prises par le Ministre de la santé et le directeur de la DPMED.

  • Avatar commentaire
    OLLA OUMAR Il y a 9 mois

    Avec un communiqué, aussi lumineux , précis , argumenté, certainement produit par des gens fortement diplômés, et imprégnés dans le domaine visé, il se trouve des ” scrognegneux ” comme bocco ( lui s’est un taré de chez les grands tarés) et un sydney qui y trouvent à redire ; tchrous 

  • Avatar commentaire

    Les gens parlent comme si nous ne savons comment les autorisations s’obtenaient dans ce pays. il suffit quelques bouteilles de vin et un peu de sous. Mes chers vous etes dans le faux et le réseau a été démentiell

    • Avatar commentaire

      Soyez un peu légaliste. Le fait qu’ils aient utilisé des moyens détournés comme le fait votre mentor,pour avoir l’autorisation n’enlève en rien qu’ils se trouvaient dans la légalité pour exercer. Si je vous prends au mot, ils exerçaient en toute légalité sauf qu’ils ont soudoyé des fonctionnaires pour la paperasse.

  • Avatar commentaire
    Sydney Il y a 9 mois

    Pourquoi ce communiqué ne fait pas mention des lieux d’approvisionnement des produits New Cesamex. Le noeud du problème est à ce niveau. Quand les grossistes passent commande à New Cesamex et se font livrer par Dr Tramol ou je ne sais quoi !!! (suivez mon regard), alors même que ce dernier viole toutes les lois sur la profession pharmaceutique pcq’il n’est pas pharmacien et n’a pas et ne peut avoir l’autorisation d’ouvrir un d’entrepôt pharmaceutique!! on parle de complicité et de trafic de mon point de vue.
    Autrement, les grossistes sont dans le secteur formel et collabore avec le secteur informel pour son approvisionnement.
    Ce communiqué est un jonglage intellectuel. Il faut juste parler pour qu’on ne dise pas que le CA n’a rien dit…c’est tout.
    Demandez la clémence des autorités serait plus salutaire.

    • Avatar commentaire
      Baba Didier Il y a 9 mois

      Mais Dr Tramol {je vous cite] a reçu des autorisations pour ses produits et les importe par le port de Cotonou. La DPharmacie a obligation de visiter et contrôler les grossistes… Alors on peut encore accuser les grossistes d’avoir fait preuve de légèreté mais pas de complicité quasi active de distribution de faux de médicaments. De plus ils avaient obligation d’avoir une gamme complète comprenant tous les produits autorisés y compris ceux de Dr Tramol…C’est d’ailleurs pourquoi tous les grossistes pratiquement sont concernés sauf Medipharm…Si c’était vraiment illégal tous n’auraient pas pris des médicaments auprès de ce grossiste.