Bénin : La grève des universitaires se poursuit

Bénin : La grève des universitaires se poursuit

Réunis en assemblée générale extraordinaire hier mardi 06 mars 2018 à l’Université d’Abomey-Calavi, les enseignants des Universités nationales du Bénin (Unb), ont décidé de poursuivre la grève face au manque de volonté du gouvernement à satisfaire à leurs revendications.

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Cette situation vient confirmer le semblant de dialogue social de ce régime. Face à la ruse du gouvernement de la rupture, les universitaires ont décidé de répondre par la rage. A la faveur d’une assemblée générale extraordinaire, les enseignants des Universités nationales du Bénin (Unb), ont unanimement décidé de poursuivre la grève de 72 heures entamée il y a de cela quelques semaines.

C’était hier mardi 06 mars 2018 à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). Cette décision fait suite aux échecs des négociations avec leur ministre de tutelle, qui visiblement a choisi de faire la sourde oreille. Au cours de cette assemblée générale, ces universitaires ont d’abord fait le point de leur assemblée générale du 21 février dernier. Ensuite, le point du mouvement de grève depuis qu’il a été entamé. Pour finir, un point a été fait avec la prise de décisions pour la suite du mouvement de grève. De ce compte rendu, l’on peut comprendre que sur les 15 points de revendication des enseignants des Unb, il n’y a eu aucune satisfaction. Face à cette mauvaise foi affichée du gouvernement, les enseignants à travers leur intersyndicale ont demandé la poursuite de la grève.

Laquelle décision de l’assemblée générale du 21 février a été adoptée par acclamation. S’agissant du point de la grève, le secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement du supérieur (Snes), le docteur Vincent Houndédako, s’est réjoui du suivi du mouvement sur toute l’étendue du territoire. Il a expliqué qu’en dehors des universités où les recteurs sont nommés (Université de Porto-Novo et celle d’Abomey), le mouvement a été largement suivi.

« Nous n’avons pas pour le moment obtenu gain de cause par rapport à nos revendications » a-t-il déclaré, avant d’inviter les enseignants à se tenir prêts pour des actions plus diligentes. Il s’est désolé du fait qu’en plus de l’absence de dialogue social, le gouvernement confisque les salaires. Face à cette situation, le Sg demande une certaine endurance aux enseignants face à la ruse du gouvernement, afin d’obtenir satisfaction de leurs revendications.

Pour mieux affronter cette ruse poursuit-il, faut procéder à un ajustement du mouvement. Après la synthèse faite des différentes interventions sur la nouvelle conduite à tenir, les enseignants ont décidé de poursuivre leur grève de 72 heures chaque semaine avec d’autres moyens de lutte.

Commentaires

Commentaires du site 2
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    Napoléon1 Il y a 9 mois

    Que voulez-vous, Talon n’a que le bac mais c’est un narciste qui pense qu’il est plus malin que tout le monde. Au lieu de s‘asseoir avec les travailleurs de chaque secteur, leur faire un offre et essayer de négocier avec chaque secteur ce qui est faisable et supportable pour le Moment, il passe tout le temps à vouloir supprimer le droit de grève et si cela ne va pas il déclare les grèves illegales avec menace de Radiation. Est-ce un Président responsable qui agit ainsi? Tout porte à croire que pour Talon, la masse des travailleurs doit travailler sans salaire convenable, afin qu’il puisse utiliser le manque à gagner des travailleurs pour se servir lui-même et servir ses ministres et autres collaborateurs immédiats des salaires opulents. Et de dire que les travailleurs ne sont que 1 % des populations et qu’ils sont payés par les impôts payés par le plus grand nombre qui n’a rien. Voilà un Président sensé d’oeuvrer pour la cohésion nationale qui divise et oppose ainsi les béninnois les uns contre les autres. N’y a-t- il pas un contrat de travail avec les travailleurs au départ? C’est parce qu’on fait partie des 1 % que l’on a pas droit à une meilleure condition de travail? Qu’on doit travailler sans salaire. Même les ministres dans la commission des négociations le disent déjà sous couvert: „ ils sont tombés d’un cran, quand on leur dit , d’entamer des négociations avec les syndicats et d’aboutir à un consensus qui serait accepté. Mais au beau milieu des négociations, on exige des défalquations en déclarant la grève d’illégale. Mais si l’on savait que la grève était illégale, pourquoi avoir instruit d’aller faire des négociations?“ Ainsi Talon visiblement manipule tout le monde pour s’enrichir et enrichir son clan.

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    OLLA OUMAR Il y a 9 mois

    Des universitaires , donc des sachants , formateurs , éducateurs , qui décident de répondre avec rage , à ce gouvernement de ” ruseurs ” pilleurs ” 
    Preuve que ce régime est composé de demi-lettrés, pieds-nickelés, apprentis dictateurs .
    Oh mon Benin , qu’es-tu devenu !