Bénin : Le Pcb dénonce le parjure et la haute trahison de Patrice Talon

Bénin : Le Pcb dénonce le parjure et la haute trahison de Patrice Talon

C’est le 1er secrétaire national du parti communiste Philippe Noudjènoumè, lui-même, qui a animé le point de presse qui s’est déroulé hier mardi 27 mars 2018, au siège de ce parti au quartier Aîbatin à Cotonou.

La liberté de la presse : Une question de volonté politique

Au cours de sa communication, le dirigeant du parti communiste a démontré que depuis son accession au pouvoir, le Président Talon n’a brillé que par des actes de violation de la constitution. Une attitude qu’il assimile au parjure et à la haute trahison.

Le premier secrétaire du parti communiste, est parti de la restitution d’une évidence en science politique. C’est le fait dit-il que : « le contrat social qui lie la classe dirigeante à la classe dirigée, c’est l’existence de la constitution. C’est pour cela que chaque chef d’Etat qui entre en fonction, jure devant le peuple qu’il respectera ladite constitution ». Mais Philippe Noudjènoumè fait le constat que depuis son avènement au pouvoir en avril 2016, le chef de l’Etat Béninois n’a eu de cesse de violer la constitution. Il illustre cette violation de la constitution, par les nombreuses décisions de la Cour constitutionnelle que le chef de l’Etat refuse d’appliquer ou de faire appliquer.

Il cite dans ce registre, la décision DCC-24-17 de 2017 par laquelle la Cour constitutionnelle réintégrait dans leurs fonctions les anciens conseillers de l’Autorité régulation des communications électroniques et de la poste, Arcep, qu’une décision du gouvernement avait arbitrairement interdits de fonctions. Le secrétaire national du Pcb note que jusqu’à lors, le chef de l’Etat n’a pas fait appliquer cette décision de la Cour.

La violation des décisions de la Cour : un fait banal

Il y a aussi la décision DCC-17-057 du 9 mars 2017, par laquelle la Cour constitutionnelle invalidait les couleurs utilisées sur les documents officiels, qui ne correspondent pas aux dispositions des couleurs sur le drapeau béninois. Philippe Noudjènoumè rapporte que le gouvernement ne s’est pas toujours exécuté à propos. La décision DCC-262-17 du 12 décembre 2017 par laquelle la Cour constitutionnelle a enjoint le parlement de procéder au délai du 21 décembre 2017, à la désignation de ses représentants au sein du Cos-Lépi.

Le premier secrétaire national constate que pour cette autre décision, ce sont les députés du bloc de la majorité parlementaire, alliés de Patrice Talon, qui ont refusé avec condescendance de faire appliquer cette décision de la Cour. Plus récemment encore, il y a la décision DCC-018-18 du 20 février 2018, par laquelle la Cour constitutionnelle déclarait contraire à la constitution l’attitude du gouvernement qui n’a pas répondu aux correspondances de la Cour constitutionnelle, qui lui demandait de communiquer les salaires des ministres et celui du chef de l’Etat.

Appel aux sanctions conséquentes

Pour tous ces cas de violation de la constitution qui sont le fait du gouvernement dont le Président de la république est le chef, le Pcb arrive à la conclusion que le chef de l’Etat se rend ainsi coupable de parjure et de haute trahison. Par parjure, le Pcb entend « soit le fait de faire une fausse prestation de serment, soit le refus de respecter ce serment ». Dès lors, le premier secrétaire du Pcb estime que le respect et la soumission que les citoyens ont vis-à-vis du Président de la république, sont dus au fait qu’il est considéré comme le garant du respect de la constitution.

Par conséquent, s’il se dévoile lui-même comme celui qui viole ladite constitution, cette soumission et considération doivent lui être retirées. Le premier secrétaire du Pcb en appelle à la vigilance du peuple, et que ces nombreux cas de violations décriés de la constitution, doivent exposer le contrevenant à des sanctions prévues par la constitution

Commentaires

Commentaires du site 2
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    KINNINNON Yves Sylvain Il y a 8 mois

    Que prévoit la constitution dans ce cas.

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    Napoléon1 Il y a 8 mois

    Si celui qui serait le premier d’entre nous refuser de respecter la loi fondamentale comment peut-on alors exiger des populations le respect des lois? Talon engendre du désordre, il doit partir.