Bénin : Un milliard et demi de subvention aux agriculteurs

Bénin : Un milliard et demi de subvention aux agriculteurs

Le gouvernement a tenu son conseil des ministres ce mercredi 28 mars 2018.

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Il ressort du point de presse fait par le ministre de la justice garde des sceaux, le professeur Joseph Djogbénou, que les agriculteurs vont bénéficier d’une subvention spéciale de la part du gouvernement au cours de la campagne agricole 2018-2019. Plusieurs autres mesures sont également prises, et visent la réorganisation du secteur d’exportation du miel sur le marché européen.

Un milliard cinq cent onze millions, cinq cent mille (1.511.520.000) francs Cfa. C’est le montant total de la subvention spéciale que le gouvernement veut accorder aux agriculteurs. Il s’agit donc d’une mesure d’accompagnement du gouvernement, dans le cadre de la campagne agricole 2018-2019, dont le lancement est prévu pour le 19 avril 2018 à Djidja dans le département du Zou. Cette campagne s’ouvre sur le thème : « Pôles de développement agricole, une option pour mieux valoriser les potentialités agricoles locales ».

Au total, 7.798 tonnes d’engrais KCL et 4.798 tonnes d’engrais K2SO4 seront mises à la disposition des producteurs de palmier à huile, d’ananas, d’agrumes et de cultures maraîchères. Ces producteurs pourront acheter à 6.000 francs le sac de 50kg, au lieu de 12.000 francs, grâce à cette subvention. Les acteurs du monde agricole vont donc échanger sur les conditions de déroulement de la campagne. Le ministre de la justice a précisé que le gouvernement a mis en place un plan stratégique de développement agricole dans son programme d’action, qui lui-même valorise la production agricole.

Exportation du miel

Le secteur de la production du miel sera réorganisé avec plus d’opportunités aux acteurs. Le gouvernement entend apporter sa touche pour que le Bénin se conforme aux dispositions de la Commission européenne sur l’exportation du miel du Bénin vers le marché européen. Le Bénin n’était pas éligible depuis 2011, à cause de l’absence d’un plan de surveillance des résidus de médicaments vétérinaires dans les produits d’origine animale. Mais depuis 2015, le Bénin a satisfait aux exigences et la Commission Européenne a entériné ce plan, rendant une décision d’exécutoire le 15 février 2018.

Cette décision inscrit le Bénin parmi les six pays africains autorisés à exporter des animaux et produits d’origine animale, vers l’espace communautaire européen. Les producteurs sont donc appelés à faire du miel une filière porteuse, au même titre que l’ananas, l’anacarde et le karité. Il est à noter qu’il sera procédé en urgence à l’accréditation des méthodes d’analyse des résidus de médicaments vétérinaires, du Labo central de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments

Commentaires

Commentaires du site 7
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    disons nous la vérité s’il a eu à profiter du système à un moment de sa vie c’est qu’il y a eu des complices.c’est gráce à qui il a eu les usines de la Sonapra c’est Yayi PVI c’est Yayi les subventions c’est encore Yayi

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    Le Monsieur est très fûté.il est entrain de préparer les législatives.Avec le RAVIP l’asphaltage;les marchés à construire,les micro crédits et tous ceci démarent réellement vers la fin 2018 pour finir en 201o.Ce monsieur se préparer pour 2019 et il tissue d’avoir la majorité changer la constitution et instaurer le mandat unique et disparaitre

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    c’est un faux problème même les Etats Unis tous les pays de l’Union Europèenne font de la subvention

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    d’abord..si tu es long..on te lira..pas..

    Sois court et précis..!!!

    comme je suis…idiot doublé de cretin…je ne lis pas les choses..longues..

    Tu pisses…tu craches en deux mots..

    et celui qui n’est pas content peut se pendre..un point c’est tout…

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    Napoléon1 Il y a 7 mois

    Il doit être clair pour tout le monde maintenant que Talon et son gouvernemnént font une course de zig-zag dans la olitique économique: Talon n’a-t-il pas supprimé les subventions dans le secteur du coton dès sa prise de fonction?

    Mais le voilà qui déclare à présent vouloir accorder 1 milliard et demi de subvention au secteur agricole. Pourtant il s’agit là de la pratique douteuse mafieuse qui a permis à Talon pendant des decennies de détourner par la complicité des agents de l’Etat les subventions destinées aux agriculteurs du coton. Ce qui l’a rendu riche et détenteur du monopol du coton, ce qui lui a permis de distribuer de l’argent à tout venant jusqu’à devenir Président de la République.

    Le voilà qui veut de nouveau renouer avec ce qu’il a supprimé il y a 2 ans, tout simplement parce que ceci permet de pil-ler beaucoup d’argent sans devoir en donner compte.
    Posons-nous la question de savoir, pourquoi l’Etat doit-il planifier d’avance ce qui doit être produit en fixant le tonnage d’engrais à subventionner pour chaque secteur, en fixant le prix du sac de tel engrais d’avance avec la déduction nette de ce que le producteur doit payer. Ce faisant la tracabilité de la consommation de la totalité des engrais restera floue, et comment les soi-disant 1 milliard et demi de subvention sont vraiment allés à des agriculteur ne pourra jamais être comptabilisé.
    Pourquoi l’Etat pense t-il que nos agriculteurs sont si éternellement arrièrés pour que l’on puisse les maintenir dans cette situation et que c’est l’Etat qui doit décider et planifier à leur place. L’Etat ne tue -t-il pas l’énergie, l’ardeur et la volonté de sortir de la pauvreté en nos agriculteur par ce paternalisme éternel?

    Pour qu’il ait développement, il faut que nos agriculteurs aient aussi la liberté de s’autogérer. C’est à dire décider et planifier eux-nêmes combien de coton, combien de palmier à huile, combien d’ananas, combien d’arnacade ect. Ils veulent produire et vendre sur quel marché et à quels client, et suivre eux-mêmes du début jusqu’á la fin ce que leur revient 1 kilo de coton produit, 1 kilo du noix de palme, 1 kilo , litre d’huile de palme 1 tonne d’ananas ect.

    Si Subvention, il peut y avoir, c’est la difference négative entre le prix de revien et celui possible du marché de chaque quantité d‘élement déjà produit qui pourra être subventionné pour permettre aux agriculteurs de couvrir leurs coûts de production et une marge de profit.
    Il faut permettre la naissance de la concurrence à tous les étapes de la production. Qu’il y ait beaucoup de vendeurs d’engrais qui doivent souffrir la concurrence entre eux. Qu’il y ait beaucoup de conducteurs, et fabricants de tracteurs et autres moyens de production qui doivent souffrir la concurrence entre eux.

    Le développement socio-économique exige incontournablement que l’on incite nos agriculteurs à s’intégrer dans ce cadre de production. Ils ne sont ni moins intelligents ni plus que les agriculteurs des autres nations. Et d’ailleurs c’est ce genre de subvention du prix de vente qui est pratiqué dans presque tous les pays développés du monde.

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    Napoléon1 Il y a 7 mois

    C’est ridicule et c’est une contradiction en soi, lorsque l’on proclame le système économique béninois

    L’exemple de l’échèque de l’union soviétique a montré les limites de la planification économique de l’Etat central qui ne permet pas un grand épanouissement du progrès scientifique et de l’homme.

    C’est ridicule et c’est une contradiction en soi, lorsque l’on proclame le système économique béninois comme libéral et en même temps l’Etat s’arroge le droit de fixer d‘avance la quantité d’engrais et ainsi la quantité de ce qui va être produit ou pas.

    Partout où une telle procedure est en marche, elle génère les grands détournements et corruptions. Et nous avons fait l’expérience avec le coton parrainé par Talon.

    Il ne faudrait pas que l’on recommence avec cela.
    L’homme déploie au maximum son talent, son énergie et son imagination quand il sait que le droit à la propriété privée lui est garantie et qu’il n’y a pas de limite arbitraire pour sa production et qu’il peut garder à lui seul et sa famille la plus grande portion du profit de son travail.

    C’est ce qui fait que l’agriculteur allemand, francais ou américain est plus riche et bien heureux que ‚employer de banque, que le fonctionnaire ou le travailleur industriel.