Braconnage au Bénin : La sensibilisation répressive, un moyen pour sauver les espèces menacées

Braconnage au Bénin : La sensibilisation répressive, un moyen pour sauver les espèces menacées

De toutes les condamnations fermes enregistrées en 2017 dans le cadre de la lutte contre la criminalité faunique, certaines sauf erreur sensibilisent mieux les trafiquants que d’autres.

Bénin : 5 trafiquants arrêtés avec des défenses de 9 éléphants

Parlant de la sensibilisation répressive, certaines condamnations sont en phase avec la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004, portant régime de la faune en République du Bénin.

Un regard rétrospectif sur ces décisions de justice permet de se rendre compte que des trafiquants ont écopé de privation de liberté allant de 2 mois à 60 mois. Ce qui a le plus réjoui les activistes, c’est la décision du tribunal de Kandi qui a condamné un des trafiquants arrêtés en juillet 2017 dans l’affaire de commercialisation de 20,09 kg d’ivoire à Gogounou, à 5 ans de prison ferme. Cette condamnation fait penser à l’article 154 de la loi évoquée supra. Cet article « punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis ».

Ce qui a fait couler beaucoup de salive, c’est la décision de la Cour d’Appel de Parakou concernant des trafiquants qui avaient été condamnés à 40 et 48 mois de prison, avec une amende de 400.000F CFA, et au paiement à l’Etat béninois de la somme de trois millions (3.000.000) de francs CFA à titre de dommages-intérêts. La Cour d’Appel a réduit ces peines privatives de liberté, et les trafiquants ont été libérés après 6 mois de détention, avec une amende de 1.000.000F CFA. Cette décision de la Cour d’Appel est très loin d’être dissuasive.

Au contraire, elle est bien favorable aux trafiquants qui certainement ne regrettaient pas l’acte posé, et pourraient saisir d’autres occasions pour commettre les mêmes forfaits. Face à cette situation, DOVI Homéfa activiste environnementaliste, Coordonnateur Adjoint du programme « Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au BENIN », souhaite que « les trafiquants soient rigoureusement sanctionnés et sans clémence, conformément à la loi sur la faune ».

C’est la seule voie efficace pour sensibiliser et combattre toute personne impliquée dans ce trafic selon lui. Il conseille d’accompagner le gouvernement dans cette noble lutte contre la criminalité faunique, si nous voulons véritablement conserver les espèces en voie d’extinction au profit des générations futures

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