Feux tricolores de Sadognon à Porto-Novo : Du talent à foison pour la musique béninoise

Feux tricolores de Sadognon à Porto-Novo : Du talent à foison pour la musique béninoise

Il se tient un spectacle particulier presque tous les jours aux feux tricolores du quartier Sadognon à Porto-Novo. Ici, en plein cœur de la ville capitale du Bénin, résonne régulièrement de la musique aux couleurs béninoises.

Manu Dibango, l’hôte de marque du Festival International de Porto-Novo

Derrières les voix et la percussion que savourent souvent les usagers de la route à leur stationnement dans ces feux, se trouvent des handicapés visuels sans soutien mais qui monnaient leur talent en art pour avoir de quoi s’offrir ne serait-ce qu’un repas, la journée.

Certes, cette pratique s’observe dans plusieurs espaces publics au Bénin, mais à entendre ceux-ci jouer et chanter, on se rend compte aisément qu’il s’agit de personnes ayant en commun la passion et le talent pour la musique. Alors, se contenter de savourer leur musique ou de leur jeter quelques pièces pour gérer le quotidien, parait peu juste, voir inutile.

Il serait mieux d’envisager pour eux des solutions durables. L’artiste Nono Miwa surprise de la qualité de leur spectacle à l’un de ses passages dans ces feux, pense qu’ils méritent vraiment un soutien à long terme. Elle a alors lancé un s.o.s à leur profit.

«Notre sensibilité nous demande plus : Œuvrer à mobiliser beaucoup d’autres sensibilités pour qu’ensemble nous puissions quelque chose pour eux. Ils ont du talent et les doter d’instruments par exemple, pourrait les rendre autonomes. C’est aussi possible de leur aménager un espace afin de les déplacer des feux tricolores », affirme la chanteuse.

Ceci permettra d’abord de sauver leur vie, car là où ils sont, ils ne sont pas du tout en sécurité avec les risques d’accident de la circulation et de maladies respiratoires auxquels ils ont exposés. C’est aussi de sauvegarde, de valorisation et de promotion de talents qu’il s’agit. En la matière, le cas des malvoyants réunis dans un centre à Sègbèya à Cotonou et qui entre autres activités chantaient et jouaient avec Anice Pépé, est un bel exemple.

Plus loin, l’exemple du couple malien aidé par un européen est édifiant. C’est de cela que ces femmes et hommes chanteurs et percussionnistes de Sadognon ont le plus besoins. Mais pour l’heure, ils sont encore à ces feux tricolores, en attente de bonnes volontés pour les aider.

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