Grogne sociale au Bénin: Le dossier brûlant qui attend Talon

Grogne sociale au Bénin: Le dossier brûlant qui attend Talon

Depuis le mois de janvier 2018, les travailleurs de certains secteurs importants du pays sont en mouvement de débrayage. Ils exigent du gouvernement l

Trésor public au Bénin : L’intersyndicale suspend sa motion de grève

Depuis le mois de janvier 2018, les travailleurs de certains secteurs importants du pays sont en mouvement de débrayage. Ils exigent du gouvernement la satisfaction d’un certain nombre de revendications, mais ce dernier refuse de céder et le bras de fer ne fait qu’envenimer la crise sociale. Le Président Talon dès son retour de Paris, aura fort à faire pour éviter d’entraîner tout le pays dans cette crise persistante.

En quittant Cotonou pour une visite officielle en France, le Président Patrice Talon a laissé le Bénin dans une situation délétère. Les travailleurs de plusieurs secteurs sont en cessation de travail. La santé, l’éducation et la justice sont en grève. Les patients des hôpitaux et des centres de santé n’arrivent plus à se faire soigner correctement, les écoles, universités publiques et tribunaux sont fermés. Les enfants sont livrés à eux-mêmes dans la rue, les parents sont soucieux de leur avenir…

Le chef de l’Etat en déplacement en France ne doit pas avoir le sommeil tranquille. Le pays qu’il dirige est en ébullition. D’ailleurs, aucun dirigeant au monde ne le pourrait. Le Président de la république a fait semblant de banaliser la tension sociale qui règne actuellement au Bénin, lors de son point de presse conjoint avec Le Président Emmanuel Macron à Paris. Mais dans son for intérieur, il sait que le dénouement ne dépend que de lui, car la fronde sociale est un épineux dont il est le seul à déterminer le dénouement.

Le dialogue de sourds fait perdurer la crise

La crise sociale qui prévaut actuellement au Bénin, en inquiète plus d’un au regard de sa durée, de son intensité et ses conséquences. Les deux parties n’arrivent pas à accorder leurs violons. Le débrayage a été déclenché par les travailleurs, suite au vote par le parlement de la loi portant le retrait du droit de grève. Etant donné le caractère sensible de la question, les députés pouvaient retirer cette loi pour calmer les mécontentements.

Les travailleurs dans l’attente d’une solution à leur première exigence, en ont profité pour ressusciter toutes les vielles revendications qui dormaient dans les tiroirs. Il a fallu la décision de la cour constitutionnelle invalidant cette loi pour rassurer les grévistes. Ainsi, les travailleurs des secteurs de la santé et de la justice avaient aussitôt mis fin à leur débrayage en demandant au gouvernement de veiller à la satisfaction des autres revendications dans les négociations. Mais grande a été la surprise des travailleurs de constater des défalcations sur leurs salaires du mois de février 2018. Ils ont perçu ce comportement du gouvernement comme un acte de provocation. Les agents de l’Etat mécontents ont donc

relancé la grève dans le but de contraindre le gouvernement à entendre raison. Ils ont estimé que ce dernier leur a manqué de considération parce qu’ils ne comprennent pas pourquoi en pleine négociation, le pouvoir en place se permet de leur faire une retenue sur salaire pour fait de grève, sauf si les dirigeants ne souhaitent pas un apaisement. Les syndicats de l’enseignement ont deux ordres de revendications : la signature du statut particulier des enseignants et la restitution des sommes défalquées sur leurs salaires. Ils se disent prêts à faire des concessions, mais ne veulent pas revenir sur ces deux exigences

. Lors de sa rencontre avec les responsables des centrales et confédérations syndicales, le chef de l’Etat a indiqué qu’il n’y a pas les ressources nécessaires pour répondre aux attentes des travailleurs. Cette réaction a sonné dans la tête des syndicalistes comme un refus catégorique de trouver des solutions à leur plateforme revendicative.

A cette allure, le risque que l’école béninoise ne puisse pas aller à son terme cette année, est grand. La rencontre du jeudi 08 mars 2018 entre le gouvernement et les partenaires sociaux dans le cadre du dialogue social, est renvoyée sine die à la dernière minute. Preuve qu’en l’absence du Président de la république, les ministres sont impuissants pour apporter des solutions à la crise. Les responsables des centrales et confédérations syndicales attendaient des réponses concrètes et satisfaisantes dans le cadre de ce dialogue.

Les syndicalistes reprochent au gouvernement le manque de concertation, de cohérence de stratégie et une communication incendiaire, inappropriée pour faire avancer les discussions. Toute chose qui envenime la crise. Le pays ne peut continuer indéfiniment à alimenter une crise dans laquelle chaque partie dit avoir raison. Il revient aussi bien au gouvernement qu’aux partenaires sociaux de faire des concessions pour le retour de la sérénité dans le pays

Commentaires

Commentaires du site 7
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    GbetoMagnon Il y a 7 mois

    “Gibo”, un pays n’est pas une caserne et on ne peut pas faire marcher un peuple en ordre serré. Le pays vit et s’exprime. Il vaut mieux d’ailleurs pour les gouvernants sinon ça dégénère. Le Gouvernement béninois semble l’avoir compris et c’est tant mieux.

    Au Bénin, c’est l’incurie, l’incompétence et le mutisme des représentants du peuple (l’assemblée nationale ) qui font que les béninois s’expriment à travers les syndicats et que les choses prennent ces proportions là. 

    Il vaut mieux que ce soit encadré par les syndicats que porté par la foule… Mais là on est sur le dernier verrou qui existe dans une société civilisée et démocratique avant que la grogne ne passe par la rue pour se faire entendre.

    Bref, c’est comme quand tu as un homme à terre: tant qu’il geu… ça va. C’est à partir du moment où tu ne l’entends plus  b.r.a.i.l.l.e.r parce qu’il a mal, qu’il faut t’inquiéter, parce que là la situation est en train de t’échapper et c’est la mer…

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    Agbonnon agbonnon

    Vous voyez jusqu’où ça nous a conduit ???

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    Sonagnon Il y a 7 mois

    Ce n’est pas pour la première fois que nous rencontrons ces problèmes au Bénin, comment l’homme qui prétend avoir le changement n’a pas été en mesure de prévenir la répétition de ces mouvements de grève????

    Et plus grave, c’est lui et sa clique qui étaient à l’origine de la crise.

    Alors ils ont intérêt à vite ravaler leur vomissure pour préserver la paix sociale.

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    TALON A RAISON ET LES FONCTIONNAIRES BENINOIS NE SONT PAS LES SEULS AYANTS DROIT, CAR LONGTEMPS LES ELITES BENINOIS ONT AXPHYSIE LE PAYS ET AUJOURD’HUI JE NE PEUX ENCOURAGER LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE A CONTINUER LE NETTOYAGE DANS L’ADMINISTRATION PUBLIQUE ET IL FAUT QUELQU’UN POUR DIRE HALTE A CETTE PAGAILLE.
    PATRICE TALON QUE NOUS L’AIMIONS PAS C’EST LE MOMENT DE RECONNAITRE QU’IL FAIT UN BON JOB ET JE LUI APPORTE MON SOUTIEN.

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      Mon frere…gibo..!!!

      Tu serais honnete..de dire…que tu es un aziziste…et les gens vont te comprendre

      dans notre pays…on confond la haine,l’aigreur,la jalousie..ma médisance…et surtout..cette idée…selon laquelle…on se dit..”je n’aime pas ce gar…et tout ce qu’il fait est forcément mauvais”..

      J’aime pas..talon…et celà fait quoi….que je ne l’aime pas….par rapport…à 10milions de zoulous que nous sommes..

      mais s’il fait des trucs…que je souhaite…et que j’aurais fait moi meme..dans sa position…pourquoi le critiquer..

      Le benin..a plus de valeurs..que nos petites personnes..avec nos égos…surdimentionnés…

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    Hounkpe Il y a 7 mois

    Je demande au président de la République son excellence Mr Patrice Talon de faire tout pour que l’année soit pas branchie